Salma et Najia étaient deux filles de joie et amies depuis trois ans. Mais l’amour les a séparées après que la première a balafré le visage de la seconde. Elles sont deux amies: l’une se nomme Najia, âgée de vingt et un ans et l’autre Salma, son aînée de quatre ans. Leur amitié remonte à trois ans, quand elles se sont rencontrées aux toilettes d’un café au centre- ville de Casablanca. Par hasard, lorsque Najia sortait, Salma se tenait devant la glace pour se maquiller. Une conversation a été engagée entre les deux jeunes filles. En retournant à leur place, Salma a insisté pour que Najia la rejoigne.
«Il y a trois ans que j’ai quitté ma famille qui demeure dans la région de Beni Mellal...», a répondu Najia quand Salma lui a demandé d’où elle venait. Issue d’une famille indigente, Najia n’a jamais mis les pieds à l’école. Analphabète, elle est restée chez elle. A son dixième printemps, ses parents l’avaient mise entre les mains d’une famille à Fès. Bonne à tout faire, elle n’a pas pu supporter la vie chez ses employeurs. Sans les aviser, elle les a quittés, trois ans plus tard, pour retourner chez elle. Ses parents ne l’avaient pas bien accueillie puisqu’ils profitaient du salaire dérisoire qu’elle touchait. En fait, ils lui ont expliqué qu’ils ne pouvaient pas subvenir à ses besoins et qu’ils attendaient son aide. Que devait-elle donc faire ? Rien, excepté, retourner à Fès pour chercher un emploi chez une autre famille. Par l’intermédiaire d’un «Samsar», elle a réussi à trouver un emploi. Elle a commencé à gagner dignement sa vie et à envoyer de temps en temps une somme d’argent à sa famille. Au fil du temps, elle a rencontré une jeune fille qui l’a encouragée de la rejoindre à Casablanca. Sans hésitation, Najia a pris l’autocar pour la rejoindre chez elle au quartier Sbata. C’est à cause de cette fille que Najia s’est plongée dans le gouffre de la prostitution. C’est du moins ce qu’elle avait raconté à Salma quand elle l’a rencontrée pour la première fois. «Contrairement à toi, c’est moi qui ai détruit ma vie...», lui a confié Salma. Comment ?
Salma est née à Casablanca.Elle a abandonné ses études en huitième année d’enseignement fondamental. La jeune fille entretenait une relation amoureuse avec un jeune homme avec qui elle s’est mariée. Elle a mis au monde une petite fille avant d’être répudiée. Pourquoi ? «Je suis tombée amoureuse d’un autre jeune homme au point que je ne pouvais plus vivre avec mon mari...», lui a-t-elle affirmé. Quand elle a été répudiée, son nouveau bien-aimé l’a également abandonnée pour se retrouver seule avec sa fille. La solution? Le monde de la prostitution. Mais qu’est-ce qui est arrivé à Najia et Salma pour que leur amitié soit
brisée ?
Bien qu’elle soit une fille de joie, Salma entretenait une relation amoureuse avec un jeune homme, Abdelilah, qu’elle avait rencontré dans un bar situé à la rue Allal Ben Abdellah. Seulement, après quelques mois, Abdelilah est tombé amoureux de Najia. Cette dernière n’a pas raté l’occasion de rester avec lui surtout qu’Abdelilah payait bien. Une relation a été entretenue entre les deux et l’amitié entre les deux amies a commencé à se noyer. Conséquence ? Salma a balafré le visage de son amie Najia avec un rasoir. Arrêtée, elle a été condamnée à un an de prison ferme.
Source: Aujourd'hui Maroc
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28/07/2008
21/07/2008
TUNISIE - Délaissée, elle joue les pyromanes !

Voilà bien longtemps que la criminalité n’est plus une exclusivité masculine, elle est de plus en plus accessible à la gent féminine, surtout lorsqu’il s’agit de vengeance. Là, une femme blessée peut devenir très dangereuse, quitte à mettre le feu à la baraque !
C’est l’histoire d’une jeune fille dont l’existence n’a pas été un modèle du genre dans ce sens qu’elle était du genre frivole. Mais, née manifestement sous une bonne étoile, elle a eu beaucoup de chance dans la vie, puisqu’elle n’a pas eu de peine pour décrocher un boulot quelques semaines seulement après avoir échoué pour la seconde fois au bac.
Il faut dire qu’elle avait un physique agréable et un petit sourire charmeur, ce qui lui a valu d’être courtisée par plus d’un. La durée de vie de ses multiples fréquentations était toutefois très limitée, tant et si bien qu’elle s’en est ressentie cruellement au fil des mois et des ans qui défilaient inéluctablement, sans apporter le moindre changement à son rythme de vie.
A chaque fois qu’elle croyait que c’était enfin arrivé, c’est la déception amère au bout du compte, au point d’en faire un complexe. D’où également ce sentiment d’incomprise. Elle ne nourrissait pourtant aucune haine, n’était pas du moins du genre vindicatif. A une exception, toutefois.
Le dernier soupirant en date a eu en effet l’indélicatesse, non seulement de rompre avec elle, mais également de se lier à une de ses connaissances, une de ses rivales en quelque sorte.
Là alors, elle a commencé à devenir méchante, ne pensant plus qu’à se venger de celle qui a eu le culot de lui «chiper» son homme ! Elle n’y est pas allée par quatre chemins d’ailleurs, se lançant tête la première afin de laver l’affront qu’elle venait de subir.
Pour réussir son coup, elle est même allée jusqu’à solliciter l’aide d’un désœuvré de voisinage, lequel eut pour mission de mettre le feu à la demeure des beaux-parents de son ex-soupirant. Tout bonnement !
Croyant qu’il n’avait rien à perdre dans l’affaire, d’autant qu’il a récolté d’avance une somme rondelette, le bonhomme ne s’est pas fait prier pour mettre à exécution le plan échafaudé par la fille.
Heureusement, par ailleurs, que l’incendie aura été rapidement maîtrisé, de même que l’auteur a été démasqué et arrêté en un temps record. Confondu, il n’a pas mis beaucoup de temps afin d’avouer son forfait, révélant au passage l’identité de son commanditaire.
L’un et l’autre ont comparu ainsi devant la cour écopant dans un premier temps de cinq ans de prison chacun. Mais tous deux ont interjeté appel pour voir leur peine ramenée à une seule année d’emprisonnement...
Source: Le Quotidien-Tunis
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20/07/2008
SENEGAL - Le mariage étant une contrainte : Place aux ‘contrats à durée déterminée’
Les jeunes filles qui divorcent en ces temps de conjoncture difficile ne se comptent plus au Fouladou. Elles préfèrent la ‘liberté’ que les contraintes liées au mariage. La dégradation des mœurs a atteint un niveau inquiétant dans la région de Kolda. Les parents n’ayant aucun pouvoir de dissuasion sur leurs filles s’en remettent à Dieu. O.S du quartier de Sikilo de Kolda est d’avis qu’être dans les liens du mariage c’est vivre quotidiennement le calvaire puisque le mari souvent démuni ne peut pas satisfaire tous les besoins. ’Il faut divorcer pour être libre de faire sa vie’, lâche-t-elle. Une leçon qui semble bien assimilée par les mariées de Kolda où les divorces se font en cascade. Sitôt libérées de leurs contraintes conjugales, elles s’installent dans leurs maisons familiales, disposant d’une chambre bien équipée où elles reçoivent, sur la base d’un calendrier, des hommes. Et ceci au vu et au su des parents.
Dans ce genre de pratiques, un nouveau type de contrats est, d’ailleurs, né. Il s’agit des ‘contrats à durée déterminée’. En effet, la majorité des jeunes filles acceptent de se marier pour une durée de 6 mois à un an dans le seul but d’emporter lors du divorce les équipements de la chambre (double lit, matelas, coiffeuse, armoire de 4 à 5 battants et salon). Parce que, dans les traditions du Fouladou, une femme qui divorce doit emporter chez elle tout le matériel qui lui avait été acheté par le mari. Mais, les jeunes de la nouvelle génération commencent à remettre en cause ces accords pré-établis. Pour M. Baldé, un enseignant de Kolda ‘le phénomène a pris des proportions inquiétantes dans le Fouladou-Pakao-Balantacounda où les filles ne veulent plus se marier. Elles préfèrent le célibat avec une sexualité parce que c’est le moyen idéal pour leur survie. Ce que je ne cesse de condamner’. La réaction de C. D du quartier Bouna Kane est violente : ‘c’est un jaloux celui-là.
Comment ose-t-il dire que nous ne voulons pas nous marier et que nous préférons la prostitution. C’est faux, nous ne faisons pas du racolage. Comme toute sénégalaise non mariée, nous avons notre petit ami’. Ce que C.D ne dit pas, c’est qu’elles ont plusieurs copains qu’elles accueillent chez elles moyennant des sommes d’argent variant entre 1 000, 2 000 ou 10 000 francs, renseigne A. D un mécanicien établi à Kolda.
Même cas de figure à Vélingara et Sédhiou où la pauvreté est à l’origine de ces comportements qui ne sont pas en phase avec les normes établies par la société. A Vélingara, ce n’est que ces deux dernières années que les jeunes filles se sont lancées dans l’entreprenariat féminin en se formant aux métiers de la couture et de la restauration. La première génération n’a pas donné le bon exemple. C’est le cas de F. D du quartier ouest qui ne cesse d’attirer les mineures innocentes. Cette dernière, avec la prostitution clandestine à domicile, est parvenue à construire une maison et à avoir un niveau de vie très élevé. ’Puisque je n’ai aucun espoir d’avoir un mari qui puisse me prendre en charge, je me suis lancée dans cette entreprise qui me rapporte beaucoup. Seulement, je demande à mes jeunes sœurs de ne pas emprunter cette voie qui fait que tu es mal vue par les gens’, a-t-elle lancé.
Si la majorité observe, il y en a qui critiquent cette manière de faire. Pour A.T, un adulte de Sédhiou, ‘nous allons tout droit vers la désintégration de nos us et coutumes. Autrefois, en Casamance, la jeune fille n’osait même pas s’afficher avec son petit copain devant ses parents. Idem pour le jeune garçon. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que c’est à cause de la pauvreté que nos filles se prostituent. C’est faux. Elles n’ont qu’à s’investir dans l’agriculture ou le maraîchage, elles verront que la terre ne ment pas’. Difficile de croire que son message sera entendu.
Source: Walf (Sénégal)
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Dans ce genre de pratiques, un nouveau type de contrats est, d’ailleurs, né. Il s’agit des ‘contrats à durée déterminée’. En effet, la majorité des jeunes filles acceptent de se marier pour une durée de 6 mois à un an dans le seul but d’emporter lors du divorce les équipements de la chambre (double lit, matelas, coiffeuse, armoire de 4 à 5 battants et salon). Parce que, dans les traditions du Fouladou, une femme qui divorce doit emporter chez elle tout le matériel qui lui avait été acheté par le mari. Mais, les jeunes de la nouvelle génération commencent à remettre en cause ces accords pré-établis. Pour M. Baldé, un enseignant de Kolda ‘le phénomène a pris des proportions inquiétantes dans le Fouladou-Pakao-Balantacounda où les filles ne veulent plus se marier. Elles préfèrent le célibat avec une sexualité parce que c’est le moyen idéal pour leur survie. Ce que je ne cesse de condamner’. La réaction de C. D du quartier Bouna Kane est violente : ‘c’est un jaloux celui-là.
Comment ose-t-il dire que nous ne voulons pas nous marier et que nous préférons la prostitution. C’est faux, nous ne faisons pas du racolage. Comme toute sénégalaise non mariée, nous avons notre petit ami’. Ce que C.D ne dit pas, c’est qu’elles ont plusieurs copains qu’elles accueillent chez elles moyennant des sommes d’argent variant entre 1 000, 2 000 ou 10 000 francs, renseigne A. D un mécanicien établi à Kolda.
Même cas de figure à Vélingara et Sédhiou où la pauvreté est à l’origine de ces comportements qui ne sont pas en phase avec les normes établies par la société. A Vélingara, ce n’est que ces deux dernières années que les jeunes filles se sont lancées dans l’entreprenariat féminin en se formant aux métiers de la couture et de la restauration. La première génération n’a pas donné le bon exemple. C’est le cas de F. D du quartier ouest qui ne cesse d’attirer les mineures innocentes. Cette dernière, avec la prostitution clandestine à domicile, est parvenue à construire une maison et à avoir un niveau de vie très élevé. ’Puisque je n’ai aucun espoir d’avoir un mari qui puisse me prendre en charge, je me suis lancée dans cette entreprise qui me rapporte beaucoup. Seulement, je demande à mes jeunes sœurs de ne pas emprunter cette voie qui fait que tu es mal vue par les gens’, a-t-elle lancé.
Si la majorité observe, il y en a qui critiquent cette manière de faire. Pour A.T, un adulte de Sédhiou, ‘nous allons tout droit vers la désintégration de nos us et coutumes. Autrefois, en Casamance, la jeune fille n’osait même pas s’afficher avec son petit copain devant ses parents. Idem pour le jeune garçon. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que c’est à cause de la pauvreté que nos filles se prostituent. C’est faux. Elles n’ont qu’à s’investir dans l’agriculture ou le maraîchage, elles verront que la terre ne ment pas’. Difficile de croire que son message sera entendu.
Source: Walf (Sénégal)
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11/07/2008
SENEGAL - Un essaim d'abeilles attaque un car de transport en commun : Un mort et plusieurs blessés

Un essaim d'abeilles attaque un car de transport en commun : Un mort et plusieurs blessés. Les faits se sont déroulés le mercredi dernier aux environs de 18 heures aux alentours du village de Bamako dans le département de Vélingara, communauté rurale de Kounkané à 6 km de la nationale 6.
De retour du marché hebdomadaire de Diaobé, un car de 25 places en partance vers Pakour et qui avait à bord plusieurs individus composés de femmes, d'enfants et d'hommes a été attaqué par un essaim d’abeilles. Bilan : décès d'un enfant de 4 ans répondant au nom de Assane Baldé, habitant Pakour a succombé suite aux piqûres des bestioles et plusieurs autres individus ont été blessés.
Selon un témoin trouvé sur les lieux du drame, le véhicule qui avait quitté Diaobé est tombé en panne à quelques encablures du village. C’est au moment où le chauffeur et l’apprenti s’affairaient autour du véhicule que des abeilles se sont attaquées aux passagers. Et c’est dans cette panique généralisée que la mère de la victime qui voyageait avec deux de ses enfants a pris la fuite laissant derrière elle un de ses enfants, qui malheureusement sera attaqué par les abeilles. Venue secourir son enfant, la mère ne constatera que les dégâts. Ainsi pour extirper le corps du pauvre Assane, les populations venues aux nouvelles ont allumé un grand feu pour éloigner ces animaux utiles et dangereux à la fois. Alertées, les autorités se sont rendues sur les lieux pour s’enquérir de la situation et procéder à l’évacuation des blessés. Rappelons qu’en cette période de l’année, des cas similaires sont fréquents dans la région de Kolda causant très souvent des morts d’hommes.
Source: Le Matin (Sénégal)
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10/07/2008
MALI - Histoire… d’une "craque"
Belle et séduisante, A.D. avait fait plusieurs victimes dans son quartier natal, Magnambougou. Des victimes et pas n’importe lesquelles car seuls, les gros bonnets avaient l’audace d’approcher la ravissante A.D.
La jeune femme finit cependant par sombrer sous le charme des sous et de l’élégance d’un jeune opérateur économique qui, pour se mettre à l’abri des loups, avait vite fait de l’épouser. Neuf mois après la chambre nuptiale. A.D. accoucha d’un petit garçon qui est venu combler le bonheur du couple. Le temps passait et l’amour entre A.D. et son épouse se renforçait de plus en plus. C’est pourquoi notre opérateur économique gracia sa femme d’une villa et d’une voiture.
Cependant l’heureux mari, depuis près d’un an, effectue régulièrement des missions vers l’extérieur. La belle A.D. s’est alors distinguée dans le quartier par un comportement des plus abominables. Nostalgique de son passé, elle a repris sa vie d’avant mariage.
Sans gêne, elle sort régulièrement avec des amants au vu et au su de tout le monde. Mais pire, alors que son époux était à l’extérieur en mai dernier, la téméraire femme, avec la complicité d’un avocat, a demandé et obtenu le divorce avec son mari en l’absence de celui-ci. A.D. bénéficie même de la garde de l’enfant. Dans toute cette histoire, le pauvre époux de madame ne sait toujours rien et a même envoyé récemment celle-ci en vacances à Paris. Quant à lui, il est encore reparti pour l’Amérique. Que se passera-t-il quand l’affaire explosera ? Pour le moment, seuls les voisins dans le quartier se posent la question.
Source: Maliweb (Mali)
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La jeune femme finit cependant par sombrer sous le charme des sous et de l’élégance d’un jeune opérateur économique qui, pour se mettre à l’abri des loups, avait vite fait de l’épouser. Neuf mois après la chambre nuptiale. A.D. accoucha d’un petit garçon qui est venu combler le bonheur du couple. Le temps passait et l’amour entre A.D. et son épouse se renforçait de plus en plus. C’est pourquoi notre opérateur économique gracia sa femme d’une villa et d’une voiture.
Cependant l’heureux mari, depuis près d’un an, effectue régulièrement des missions vers l’extérieur. La belle A.D. s’est alors distinguée dans le quartier par un comportement des plus abominables. Nostalgique de son passé, elle a repris sa vie d’avant mariage.
Sans gêne, elle sort régulièrement avec des amants au vu et au su de tout le monde. Mais pire, alors que son époux était à l’extérieur en mai dernier, la téméraire femme, avec la complicité d’un avocat, a demandé et obtenu le divorce avec son mari en l’absence de celui-ci. A.D. bénéficie même de la garde de l’enfant. Dans toute cette histoire, le pauvre époux de madame ne sait toujours rien et a même envoyé récemment celle-ci en vacances à Paris. Quant à lui, il est encore reparti pour l’Amérique. Que se passera-t-il quand l’affaire explosera ? Pour le moment, seuls les voisins dans le quartier se posent la question.
Source: Maliweb (Mali)
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MALI - Le tandem infernal
Les Kel Tamacheq aiment bien répéter un proverbe qui se passe de tout commentaire. Celui-ci affirme que "mieux vaut ne pas avoir un père que d'être le fils du vaurien du campement". La formule est sans doute cruelle, mais elle souligne bien le handicap que peut constituer une ascendance compromettante. Celle-ci peut vous pénaliser sans même vous laisser le temps de faire vos preuves. Mais il arrive aussi que se produise la situation inverse de celle décrite par le proverbe. Il arrive que cela soit difficile pour quelqu'un d'être le père du vaurien du campement. Les faits qui viennent de se passer en Commune V constituent l'illustration de cette vérité.
Il y a une semaine, le 11è Arrondissement avait été confronté à un brusque afflux de plaintes pour vols. Ce qui intrigua particulièrement les policiers, c'était que ces plaintes provenaient toutes de boutiquiers. Ces derniers s'étaient fait dépouiller soit d'un lot important de marchandise, soit du contenu de leurs caisses. Les plaignants présentaient aussi la particularité de n'avoir aucune idée de la ou des personnes qui avaient fait le coup. Les enquêteurs qui se rendaient sur les lieux des vols se rendaient d'ailleurs vite compte que les voleurs n'avaient laissé derrière eux aucun indice qui aurait permis aux investigations d'avancer.
Dans ce genre de situation, les policiers se rendent vite compte qu'il leur faut compenser la minceur des renseignements par le flair, l'intuition et un peu de chance. L'équipe du commissaire Balla Traoré dut donc dans un premier temps se limiter à enregistrer les plaintes et surtout à prodiguer des conseils aux boutiquiers. Par expérience, les policiers savent que des vols commis à une trop grande fréquence ont le don de rendre très nerveux les victimes potentielles et même de les pousser à des attitudes regrettables.
Donc les agents recommandèrent aux plaignants d'être vigilants, mais de faire autant attention aux client réguliers qu'aux individus qui leurs paraîtraient suspects. Le chef BR, l'inspecteur Chaka Traoré, habitué aux actes de justice sommaire et à leur funeste influence, demanda en particulier aux boutiquiers de se garder de toute intervention précipitée. Un individu aux habits sales, au langage peu usuel et qui a l'air de planer sous l'influence de la drogue ne fait pas obligatoirement un coupable tout désigné.
DES MULTIPLES GRIS-GRIS : Parmi les plaignants, il s'est trouvé un cas particulier, celui d'un certain Ousmane Maïga. Cas particulier, parce que l'homme se vante de ce que depuis sa venue dans la capitale il y a une quinzaine d'années, il n'avait jamais été auparavant victime de vol. Il était tellement confiant en son système de protection qu'il lui arrivait de repartir au village en laissant sa boutique sans gardien. Quelle était cette fameuse protection ? Des multiples gris-gris que le propriétaire avait attachés aux linteaux de sa boutique et en l'efficacité desquels il avait une confiance aveugle.
C'était pourquoi Ousmane estimait inutile de faire venir un des siens du village pour prendre la relève en son absence ou d'embaucher un gardien qui serait capable de le dévaliser et de disparaître dans la nature. Lorsque Ousmane devait s'absenter pour un délai assez long, il se contentait de condamner l'entrée principale de sa boutique avec d'imposantes barres de fer posées en croix sur les battants de la porte. Comme précaution complémentaire, il demandait à ses voisins de jeter de temps en temps un œil sur son établissement.
Cette immunité de la boutique disparut le 4 juillet dernier. Dans la matinée de ce jour, Ousmane Maïga s'était rendu au Dabanani pour s'approvisionner chez son grossiste. Il effectua un nombre très important d'achats et se vit obliger de louer une Sotrama pour transporter sa cargaison de sacs de sucre, de caisses de thé, de sachets de biscuits et des cartons de cubes Jumbo. Il n'était pas loin de midi lorsque Ousmane fut de retour à sa boutique. Avec l'aide des jeunes du quartier, il procéda au déchargement de ses marchandises.
Lorsque l'opération fut terminée, le boutiquier offrit du thé et du sucre aux jeunes gens qui lui avaient donné un coup de main. Il leur demanda de lui rendre un service supplémentaire, celui de veiller sur son établissement qu'il laisserait ouvert le temps pour lui de retourner au Dabanani et embarquer le reste des marchandises laissé là-bas. Ousmane faisait entièrement confiance à la petite compagnie des jeunes. Non seulement il entretenait de très bonnes relations avec ses membres, mais en outre plusieurs d'entre eux le fréquentaient depuis leur tendre enfance.
Ousmane revint moins d'une heure plus tard. Il accepta volontiers le verre de thé que les jeunes gens lui avaient réservé et fit procéder au déchargement de la deuxième cargaison. Puis comme à l'accoutumée, il alla s'installer derrière son comptoir et mit ses cahiers de compte à jour. Entretemps, les jeunes qui l'avaient aidé étaient rentrés dans leurs différentes familles. Le boutiquier était donc seul lorsque deux garçons - que nous appellerons A. H. et H.T. - entrèrent dans la boutique pour acheter de la cigarette. Le propriétaire leur vendit les quelques mèches qu'ils demandaient et leur rendit la monnaie. Les deux jeunes ne s'éloignèrent pas trop. Ils allumèrent leurs cigarettes au fourneau que les buveurs de thé avaient laissé sous l'arbre situé en face de la boutique et se postèrent là pour fumer tranquillement.
PRÉCOCES ET INCORRIGIBLES : un moment donné, Ousmane sortit, une bouilloire à la main et se rendit aux toilettes de la famille voisine. Comme il en avait l'habitude, il laissait sa boutique sans surveillance. Les deux gosses, qui semblaient n'attendre que cela, s'empressèrent d'y entrer et se mirent à vider le tiroir. Le boutiquier revint cependant beaucoup plus vite que ses "visiteurs" ne l'avaient calculé. Il surgit au moment où les deux gamins gagnaient la sortie de la boutique. Ousmane interpella les gosses, leur demandant ce qu'ils faisaient à l'intérieur.
Le plus jeune ne s'embarrassa à donner des explications. Il voulut prendre ses jambes à son cou et disparaître. Mais c'était trop tard. Maïga l'agrippa et le fit entrer de force dans la pièce où se trouvait déjà A.H., tétanisé par la peur. Interrogés sans ménagement par le boutiquier, le tandem avoua qu'il venait de vider le tiroir de la caisse. Dans les poches des adolescents, Ousmane trouva une importante somme d'argent ainsi que plus d'une vingtaine de puces de téléphone portables.
Maïga conduisit ses prises au commissariat du quartier. L'inspecteur Daouda Tiémoko Diarra prit en charge les deux garçons à qui il demanda les coordonnées et les adresses de leurs parents. L'interrogatoire permit d'apprendre que H.T. est originaire de Sikasso. Après moult problèmes avec sa famille à cause de sa délinquance précoce, le gamin avait fui les siens pour se rendre à Bamako. Là, comme beaucoup de gamins de son âge, il avait décroché une place d'apprenti de Sotrama. Mais il ne tint que quelques semaines dans ce rôle. Le chauffeur avec lequel il travaillait le renvoya pour vols et détournement de recettes.
Quant à A.H., ses parents sont depuis fort longtemps fixés à Bamako, où il est né et où il a grandi. Lui aussi fut un délinquant précoce, ainsi que put se rendre compte son père qui lui infligea des punitions physiques terribles avant de le décréter incorrigible. Malgré les coups dont on l'accablait, le gamin ne cessait de dérober les sous de sa mère et ne se privait pas de pénétrer souvent dans les familles voisines pour y perpétrer des larcins. Exaspères par son comportement, ses parents se détournèrent de lui et se désintéressèrent complètement de son sort.
Comme son compagnon de délinquance qu'il rencontra par le plus grand des hasards, A. H erra longtemps dans la ville. Puis les deux amis se firent accueillir par le Centre pour enfants en difficulté de Caritas Mali à Quizambougou. Après quelques semaines d'apprentissage à un métier, nos deux compagnons abandonnèrent le centre pour se retrouver dans l'enceinte de la Tour de l 'Afrique. C'est dans la cour de ce monument que A. H et H T passaient la nuit. Le jour ils se lançaient dans les vols des boutiquiers et surtout des téléphones portables. Les puces retrouvées sur eux provenaient d'appareils volés et vendus à des prix dérisoires. Ils profitaient du fait que leur jeune les rendaient insoupçonnables aux yeux de leurs victimes.
Tous deux ont été déférés au parquet de la Commune V avant sûrement d'être envoyés au Centre pour femmes et mineurs de Bollé. L'histoire ne dit pas si depuis sa mésaventure Ousmane a renforcé ses fétiches. Ces derniers n'ont pas été totalement inefficaces puisque si les voleurs ont effectivement pu se servir dans la caisse, ils n'ont pas eu la possibilité de repartir avec leur butin. Au boutiquier de juger maintenant si avec ce qui s'est passé, la bouteille est à moitié pleine ou à moitié vide.
Source: Maliweb (Mali)
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Il y a une semaine, le 11è Arrondissement avait été confronté à un brusque afflux de plaintes pour vols. Ce qui intrigua particulièrement les policiers, c'était que ces plaintes provenaient toutes de boutiquiers. Ces derniers s'étaient fait dépouiller soit d'un lot important de marchandise, soit du contenu de leurs caisses. Les plaignants présentaient aussi la particularité de n'avoir aucune idée de la ou des personnes qui avaient fait le coup. Les enquêteurs qui se rendaient sur les lieux des vols se rendaient d'ailleurs vite compte que les voleurs n'avaient laissé derrière eux aucun indice qui aurait permis aux investigations d'avancer.
Dans ce genre de situation, les policiers se rendent vite compte qu'il leur faut compenser la minceur des renseignements par le flair, l'intuition et un peu de chance. L'équipe du commissaire Balla Traoré dut donc dans un premier temps se limiter à enregistrer les plaintes et surtout à prodiguer des conseils aux boutiquiers. Par expérience, les policiers savent que des vols commis à une trop grande fréquence ont le don de rendre très nerveux les victimes potentielles et même de les pousser à des attitudes regrettables.
Donc les agents recommandèrent aux plaignants d'être vigilants, mais de faire autant attention aux client réguliers qu'aux individus qui leurs paraîtraient suspects. Le chef BR, l'inspecteur Chaka Traoré, habitué aux actes de justice sommaire et à leur funeste influence, demanda en particulier aux boutiquiers de se garder de toute intervention précipitée. Un individu aux habits sales, au langage peu usuel et qui a l'air de planer sous l'influence de la drogue ne fait pas obligatoirement un coupable tout désigné.
DES MULTIPLES GRIS-GRIS : Parmi les plaignants, il s'est trouvé un cas particulier, celui d'un certain Ousmane Maïga. Cas particulier, parce que l'homme se vante de ce que depuis sa venue dans la capitale il y a une quinzaine d'années, il n'avait jamais été auparavant victime de vol. Il était tellement confiant en son système de protection qu'il lui arrivait de repartir au village en laissant sa boutique sans gardien. Quelle était cette fameuse protection ? Des multiples gris-gris que le propriétaire avait attachés aux linteaux de sa boutique et en l'efficacité desquels il avait une confiance aveugle.
C'était pourquoi Ousmane estimait inutile de faire venir un des siens du village pour prendre la relève en son absence ou d'embaucher un gardien qui serait capable de le dévaliser et de disparaître dans la nature. Lorsque Ousmane devait s'absenter pour un délai assez long, il se contentait de condamner l'entrée principale de sa boutique avec d'imposantes barres de fer posées en croix sur les battants de la porte. Comme précaution complémentaire, il demandait à ses voisins de jeter de temps en temps un œil sur son établissement.
Cette immunité de la boutique disparut le 4 juillet dernier. Dans la matinée de ce jour, Ousmane Maïga s'était rendu au Dabanani pour s'approvisionner chez son grossiste. Il effectua un nombre très important d'achats et se vit obliger de louer une Sotrama pour transporter sa cargaison de sacs de sucre, de caisses de thé, de sachets de biscuits et des cartons de cubes Jumbo. Il n'était pas loin de midi lorsque Ousmane fut de retour à sa boutique. Avec l'aide des jeunes du quartier, il procéda au déchargement de ses marchandises.
Lorsque l'opération fut terminée, le boutiquier offrit du thé et du sucre aux jeunes gens qui lui avaient donné un coup de main. Il leur demanda de lui rendre un service supplémentaire, celui de veiller sur son établissement qu'il laisserait ouvert le temps pour lui de retourner au Dabanani et embarquer le reste des marchandises laissé là-bas. Ousmane faisait entièrement confiance à la petite compagnie des jeunes. Non seulement il entretenait de très bonnes relations avec ses membres, mais en outre plusieurs d'entre eux le fréquentaient depuis leur tendre enfance.
Ousmane revint moins d'une heure plus tard. Il accepta volontiers le verre de thé que les jeunes gens lui avaient réservé et fit procéder au déchargement de la deuxième cargaison. Puis comme à l'accoutumée, il alla s'installer derrière son comptoir et mit ses cahiers de compte à jour. Entretemps, les jeunes qui l'avaient aidé étaient rentrés dans leurs différentes familles. Le boutiquier était donc seul lorsque deux garçons - que nous appellerons A. H. et H.T. - entrèrent dans la boutique pour acheter de la cigarette. Le propriétaire leur vendit les quelques mèches qu'ils demandaient et leur rendit la monnaie. Les deux jeunes ne s'éloignèrent pas trop. Ils allumèrent leurs cigarettes au fourneau que les buveurs de thé avaient laissé sous l'arbre situé en face de la boutique et se postèrent là pour fumer tranquillement.
PRÉCOCES ET INCORRIGIBLES : un moment donné, Ousmane sortit, une bouilloire à la main et se rendit aux toilettes de la famille voisine. Comme il en avait l'habitude, il laissait sa boutique sans surveillance. Les deux gosses, qui semblaient n'attendre que cela, s'empressèrent d'y entrer et se mirent à vider le tiroir. Le boutiquier revint cependant beaucoup plus vite que ses "visiteurs" ne l'avaient calculé. Il surgit au moment où les deux gamins gagnaient la sortie de la boutique. Ousmane interpella les gosses, leur demandant ce qu'ils faisaient à l'intérieur.
Le plus jeune ne s'embarrassa à donner des explications. Il voulut prendre ses jambes à son cou et disparaître. Mais c'était trop tard. Maïga l'agrippa et le fit entrer de force dans la pièce où se trouvait déjà A.H., tétanisé par la peur. Interrogés sans ménagement par le boutiquier, le tandem avoua qu'il venait de vider le tiroir de la caisse. Dans les poches des adolescents, Ousmane trouva une importante somme d'argent ainsi que plus d'une vingtaine de puces de téléphone portables.
Maïga conduisit ses prises au commissariat du quartier. L'inspecteur Daouda Tiémoko Diarra prit en charge les deux garçons à qui il demanda les coordonnées et les adresses de leurs parents. L'interrogatoire permit d'apprendre que H.T. est originaire de Sikasso. Après moult problèmes avec sa famille à cause de sa délinquance précoce, le gamin avait fui les siens pour se rendre à Bamako. Là, comme beaucoup de gamins de son âge, il avait décroché une place d'apprenti de Sotrama. Mais il ne tint que quelques semaines dans ce rôle. Le chauffeur avec lequel il travaillait le renvoya pour vols et détournement de recettes.
Quant à A.H., ses parents sont depuis fort longtemps fixés à Bamako, où il est né et où il a grandi. Lui aussi fut un délinquant précoce, ainsi que put se rendre compte son père qui lui infligea des punitions physiques terribles avant de le décréter incorrigible. Malgré les coups dont on l'accablait, le gamin ne cessait de dérober les sous de sa mère et ne se privait pas de pénétrer souvent dans les familles voisines pour y perpétrer des larcins. Exaspères par son comportement, ses parents se détournèrent de lui et se désintéressèrent complètement de son sort.
Comme son compagnon de délinquance qu'il rencontra par le plus grand des hasards, A. H erra longtemps dans la ville. Puis les deux amis se firent accueillir par le Centre pour enfants en difficulté de Caritas Mali à Quizambougou. Après quelques semaines d'apprentissage à un métier, nos deux compagnons abandonnèrent le centre pour se retrouver dans l'enceinte de la Tour de l 'Afrique. C'est dans la cour de ce monument que A. H et H T passaient la nuit. Le jour ils se lançaient dans les vols des boutiquiers et surtout des téléphones portables. Les puces retrouvées sur eux provenaient d'appareils volés et vendus à des prix dérisoires. Ils profitaient du fait que leur jeune les rendaient insoupçonnables aux yeux de leurs victimes.
Tous deux ont été déférés au parquet de la Commune V avant sûrement d'être envoyés au Centre pour femmes et mineurs de Bollé. L'histoire ne dit pas si depuis sa mésaventure Ousmane a renforcé ses fétiches. Ces derniers n'ont pas été totalement inefficaces puisque si les voleurs ont effectivement pu se servir dans la caisse, ils n'ont pas eu la possibilité de repartir avec leur butin. Au boutiquier de juger maintenant si avec ce qui s'est passé, la bouteille est à moitié pleine ou à moitié vide.
Source: Maliweb (Mali)
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SENEGAL - Un élève de Cm2 retrouvé pendu sous un baobab

Les populations de la ville de Linguère sont dans la consternation suite à la mort mystérieuse d’un jeune enfant âgé de treize ans seulement. Les faits se sont déroulés au quartier Linguère Coumba ce lundi vers les coups de 14 heures. L’enfant a été retrouvé mort, le corps pendu sous un baobab qui se trouvait dans la cour de la maison.
Selon les premières informations, l’enfant était seul dans la concession avec son petit-frère. C’est ce dernier, frappé par la panique et la peur, qui a appelé aux secours. Un maçon qui travaillait non loin de la maison où s’est passé ce drame est venu en premier lieu. Ce dernier, dépassé par ce qu’il a vu, a vite rebroussé chemin pour avertir d’autres personnes. Malheureusement, à leur arrivée, l’enfant était déjà mort. Alertés, les éléments de la gendarmerie de la brigade de Linguère se sont immédiatement rendus sur les lieux pour s’enquérir de la situation et faire le constat. Le corps sans vie de la victime fut acheminé directement à l’hôpital Maguette Lô de Linguère. Après un certificat de genre de mort délivré par le médecin-chef Fatou Mbaye Sylla, le corps de l’enfant a été remis à ses parents pour l’inhumation à Touba. Les personnes qui ont assisté à la levée du corps n’ont pas pu retenir leurs larmes car le choc a été douloureux. Signalons que l’enfant était un élève et qu’il avait déjà subi les épreuves du Cfee. D’ailleurs Abdourahmane Bâ, un enseignant servant dans l’école 5 où fréquentait l’enfant, a témoigné qu’il était un élève calme et sans problème. Son père, un agent des Eaux et Forêts était absent de la ville au moment des faits. Depuis lors, cette affaire est au centre des discussions au niveau de la ville de Linguère. Chacun essaie d’en faire son petit commentaire. Pour certain, l’enfant s’est suicidé pour des raisons qu’ils ignorent d’autres par contre soutiennent que le pauvre s’adonnait à un jeu de balançoire appelé «ndiowaane» en langue wolof. En tout cas une enquête est ouverte par les pandores pour élucider les véritables causes du drame qui a plongé toute la population de la ville dans l’émoi et la tristesse.
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05/07/2008
ETATS-UNIS - Il simule deux fois une crise cardiaque afin d'éviter de payer
WAUKESHA - Un Américain de 52 ans est poursuivi pour avoir feint la crise cardiaque afin d'éviter de payer l'addition du restaurant où il dînait et du taxi avec lequel il était arrivé.
Selon la police de Waukesha, près de Milwaukee dans le Wisconsin, l'homme a d'abord pris un taxi pour se rendre dans un centre commercial et a fait semblant de souffrir d'un infarctus pour partir sans payer.
Le voyageur indélicat s'est ensuite rendu au restaurant où il mangé pour 23 dollars avant de répéter son stratagème.
Mais cette fois, les pompiers l'ont conduit à l'hôpital où un médecin s'est souvenu l'avoir déjà vu pour les mêmes faux symptômes, quelques semaines plus tôt.
Le mauvais payeur a été convoqué devant la justice jeudi pour fraude répétée à l'encontre d'un restaurant. Il risque neuf mois de prison et 10.000 dollars d'amende.
Source : AP
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Selon la police de Waukesha, près de Milwaukee dans le Wisconsin, l'homme a d'abord pris un taxi pour se rendre dans un centre commercial et a fait semblant de souffrir d'un infarctus pour partir sans payer.
Le voyageur indélicat s'est ensuite rendu au restaurant où il mangé pour 23 dollars avant de répéter son stratagème.
Mais cette fois, les pompiers l'ont conduit à l'hôpital où un médecin s'est souvenu l'avoir déjà vu pour les mêmes faux symptômes, quelques semaines plus tôt.
Le mauvais payeur a été convoqué devant la justice jeudi pour fraude répétée à l'encontre d'un restaurant. Il risque neuf mois de prison et 10.000 dollars d'amende.
Source : AP
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03/07/2008
SENEGAL - Pris en flagrant délit avec du chanvre indien Il jure que la drogue appartient aux policiers
C'est un secret de polichinelle que les dealers et autres consommateurs de drogue n'avouent jamais être le propriétaire de la came trouvée sur eux quand les forces de l'ordre arrivent à les choper. N'empêche, ils ont été livrés à la justice pour répondre de leurs actes.
Tout est parti d'une mission de sécurisation menée par les hommes du commissaire Demba Sarr de Guédiawaye. Alors qu'ils patrouillaient à travers les artères de ladite localité, les éléments de la brigade de recherches aperçoivent un homme aux allures suspectes. Évidemment, cela les pousse à s'approcher de lui et de l'interpeller pour une vérification d'identité. Loin de s'en limiter là, les limiers le soumettent à une fouille corporelle et découvrent sur lui cinq cornets de chanvre indien bien dissimulés dans ses habits. Suffisant pour qu'ils lui passent les menottes et l'embarquent dans une voiture. Face à un enquêteur chargé de lui tirer les vers du nez, Mama Guèye tente de s'éviter un séjour en taule et donne une version fabriquée de toutes pièces. À l'en croire, lorsque les policiers l'ont fouillé, ils n'avaient rien trouvé sur lui. Malgré cela ils l'avaient menotté et laissé dans un véhicule avant de continuer leur patrouille. « C'est à leur retour qu'ils ont sorti la drogue et ont fait de moi le propriétaire. Ils avaient arrêté d'autres gens, mais les ont libérés. La drogue n'est pas à moi », tente-t-il de faire avaler en vain. Selon lui, c'est la deuxième fois que les mêmes limiers l'épinglent de la même façon. Et de soutenir que c'est peut-être qu'ils savent que je suis un adepte de l'herbe dangereuse qu'ils veulent coûte que coûte m'envoyer derrière les barreaux. Au terme de la mesure de garde-à-vue, Mama Guéye - âgé de 36 hivernages, marié et père de trois gosses, une fois condamné pour extraction de sable marin et détention de drogue - a atterri depuis le 23 courant à la prison centrale de Rebeuss et attend d'être fixé sur son sort pour le délit de détention et usage de drogue.
Source: L'Obs (Sénégal)
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Tout est parti d'une mission de sécurisation menée par les hommes du commissaire Demba Sarr de Guédiawaye. Alors qu'ils patrouillaient à travers les artères de ladite localité, les éléments de la brigade de recherches aperçoivent un homme aux allures suspectes. Évidemment, cela les pousse à s'approcher de lui et de l'interpeller pour une vérification d'identité. Loin de s'en limiter là, les limiers le soumettent à une fouille corporelle et découvrent sur lui cinq cornets de chanvre indien bien dissimulés dans ses habits. Suffisant pour qu'ils lui passent les menottes et l'embarquent dans une voiture. Face à un enquêteur chargé de lui tirer les vers du nez, Mama Guèye tente de s'éviter un séjour en taule et donne une version fabriquée de toutes pièces. À l'en croire, lorsque les policiers l'ont fouillé, ils n'avaient rien trouvé sur lui. Malgré cela ils l'avaient menotté et laissé dans un véhicule avant de continuer leur patrouille. « C'est à leur retour qu'ils ont sorti la drogue et ont fait de moi le propriétaire. Ils avaient arrêté d'autres gens, mais les ont libérés. La drogue n'est pas à moi », tente-t-il de faire avaler en vain. Selon lui, c'est la deuxième fois que les mêmes limiers l'épinglent de la même façon. Et de soutenir que c'est peut-être qu'ils savent que je suis un adepte de l'herbe dangereuse qu'ils veulent coûte que coûte m'envoyer derrière les barreaux. Au terme de la mesure de garde-à-vue, Mama Guéye - âgé de 36 hivernages, marié et père de trois gosses, une fois condamné pour extraction de sable marin et détention de drogue - a atterri depuis le 23 courant à la prison centrale de Rebeuss et attend d'être fixé sur son sort pour le délit de détention et usage de drogue.
Source: L'Obs (Sénégal)
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02/07/2008
CAMEROUN - Une dent perdue pour 50 francs Cfa

Bertin Gabriel Djeuga, agent de joueur et en vacances au pays, a subi une bastonnade dans un bar.
La scène s’est déroulée samedi dernier, 28 juin, aux environs de 22 heures, au quartier ancien Abattoir, entrée Ngonsoua, dans un débit de boisson baptisé " Tunisie 2004 ". Bertin Gabriel Djeuga, agent de joueur et en vacances au pays, décide de communier à travers un verre avec son fan club " Manuluvaka ". Chose promise, chose due. Assis en compagnie de son fan club et de quelques aînés du quartier parmi lesquels, " Moladié ", " Grand Pascal " et " Grand Ndieng ". Distants d’environ quinze mètres du bar, tout se passe dans l’ambiance et la convivialité, jusqu’au moment où il faut payer la note. L’addition est réglée.
Malheureusement, un manque de 50 francs Cfa va poser problème. Ce qui va entraîner un éclat de voix par la suite entre la tenancière du bar. L’intervention de Bertin Gabriel pour appeler les uns et les autres au calme, viendra plutôt mettre le feu aux poudres. Un coup de latte est aussitôt assené sur la tempe du " client " avant de boucler par un coup de pied sur le thorax, après une bousculade de la tenancière.
Au final, une dent sous le goudron, de nombreuses lésions, ainsi que le visage boursouflé. Conduit à l’hôpital Laquintinie peu de temps après, il sera examiné par Dr Louis Joss Bitang, chirurgien des hôpitaux et urgences chirurgicales qui lui délivre un certificat avec une incapacité de 32 jours. Mais cette agression ne serait que l’arbre qui cache la forêt. A l’origine, selon Bertin Gabriel Djeuga, " Fanny et ses frères, m’accusent d’avoir témoigné en faveur d’un certain Kamta (Ahidjo), à la légion de la gendarmerie du Littoral, suite à une affaire qui l’avait opposé à leur sœur, aux Emirats arabes unis. Or, de près ni de loin, je ne me suis présenté à la brigade. Aujourd’hui, ils décident qu’ils vont m’abattre. Je me sens en insécurité et ma plainte est déjà déposée à la Pj à Bonanjo, contre Fanny et son grand frère, Otto Nongowe ", soutient l’infortuné. Fanny Koubissomen, tenancière du débit de boisson que nous avons joint au téléphone hier, mercredi 2 juillet, n’a pu en dire plus. Simplement, elle a promis de nous " faire signe" dès qu’elle sera à Douala.
Angui Mangan
Agressé par ses clients
C’est hier, 02 juillet, aux environs de 10h30 au quartier Pk 12 à Douala qu’un conducteur de moto taxi le nommé Désiré a été victime d’une agression par les passagers qu’il transportait de Ndokoti pour le Génie militaire. " Mais à destination, ces clients m’ont demandé de prolonger la destination pour être finalement déposées à Pk12 soit environ un kilomètre en plus ", raconte le jeune conducteur de moto taxi. Chemin faisant, les deux passagers demandent, à leur conducteur, à nouveau de s’arrêter. Aussitôt la moto immobilisée, ils brandissent une arme et demandent au conducteur de moto de donner tout ce qu’il avait. Ce dernier a ainsi été dépouillé de son téléphone portable, ainsi qu’une somme de 5 000 francs Cfa qu’il avait sur lui et sa moto. La victime n’avait plus que ces yeux pour pleurer et des comptes à rendre au propriétaire de la dite moto. Selon les déclarations du jeune homme, une plainte a déjà été portée contre lui par le propriétaire.
Il dénude sa fille
C’est à un véritable cinéma que les populations du quartier Logbaba à Douala ont assisté le mardi dernier, 1er juillet 2008 aux environs de 11 heures. L’Inspecteur de police, Samnick, en service à la police judiciaire du Littoral à Bonanjo, après avoir déshabillé sa fille " Coucou ", lui a administré une sévère bastonnade à coups de matraque. Poussant des cris très forts, cette dernière va attirer l’attention des voisins qui vont aussitôt se diriger vers son domicile et vivre la scène en direct. Pour le flic, les raisons de cette correction sont simples : sa fille " cherche trop les hommes ". C’est donc pour cette raison qu’il a tenu à la déshabiller. "C’est maintenant toute nue que tu vas aller les chercher", soupire t-il. Heureusement pour la petite " coucou " âgée d’environ 17 ans et élève en classe de Seconde dans un collège de Douala. Cette dernière sera retirée des griffes de son père par le bailleur de la famille, M. Temto qui l’a ensuite rapidement recouvert avec une robe remise par sa grande sœur.
Source: Quotidien Mutations (Cameroun)
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CAMEROUN - Un malade mental libéré après quatre ans de prison
Samedi, le tribunal militaire a acquitté Rodrigue Wabo prévenu dans une affaire de braquage à main armée.
A l’appel du greffier, Rodrigue Wabo se dirige vers la barre. Son accoutrement et la promptitude de ses mouvements font glousser quelques uns. Le procès débute par les faits qui accusent le jeune homme de 28 ans. Il lui est en effet reproché d’avoir participé à un braquage à main armée avec coups et blessures sur les victimes. D’après ce qui ressort du rapport de la brigade de gendarmerie de Logbaba, le vol se serait produit au mois de septembre 2004, aux environs de 4 heures. Les brigands se seraient introduits dans le domicile de Sem Paul, la victime, et auraient emporté bijoux, appareils électroniques et autres numéraires. Ils auraient ensuite pris la fuite à l’approche des populations, alertés par les cris des victimes. Durant leur débandade, les brigands ont tiré en direction de leurs poursuivants. Au passage, un membre de la famille Sem a reçu une balle au fémur et a perdu l’usage de son œil droit. Aussitôt alertée, les brigadiers mènent une battue. Proche du lieu du braquage, ils débusquent Rodrigue Wabo. Le rapport de la brigade signale que ce dernier ne portait aucune arme et était couvert de sang.
Lorsque la court lui demande sa version des faits, Rodrigue répète machinalement à la cour: " j’ai été agressé par la population et livré à la brigade ". L’incohérence des ses propos obligera le juge à se tourner vers l’avocat du jeune prisonnier. Maître Nlomé, qui à l’observation ne maîtrisait pas le dossier de son client, soutient qu’étant atteint de démence, Rodrigue Wabo avait élu domicile dans une vieille voiture. C’est dans ce véhicule que la police l’aurait déniché. Le seul malheur pour Rodrigue aurait été de se retrouvé sur le chemin des policiers. Mais qu’est-ce qui explique la présence du sang sur les vêtements de Rodrigue et pourquoi l’a-t-on arrêté et incarcéré sans preuve palpable, puisque le rapport de police stipule qu’aucune arme n’a été trouvée sur lui s’interroge le commissaire du gouvernement. C’est sur ce doute que l’audience a été interrompue pour permettre à la cour de se concerter.
Durant cette pause, l’un des gardiens de prison confie qu’à son incarcération à la prison de New Bell, Rodrigue était sain d’esprit et ne cessait de marteler qu’il est innocent. " Avant son emprisonnement, il était taximan. C’est dans le cadre de son travail qu’il a transporté six hommes à une heure avancée de la nuit. Il ignorait alors qu’il s’agissait en réalité d’un gang. A destination, 5 descendent, et l’un d’eux lui braque l’arme, en lui intimant l’ordre de rester au volant de sa voiture. Après l’échec de l’opération, cinq bandits se seraient échappés. La police serait tombée sur les deux restants ", raconte le gardien de prison, qui a requis l’anonymat. Ainsi commence les déboires de Rodrigue. Le gardien rapporte que la démence du jeune homme a commencé ou s’est accentuée en prison. " Sa journée se résume à demander de l’argent ou à fouiller la poubelle pour avoir de quoi manger ", ajoute t-il.
Le juge a finalement délibéré. Du fait des incohérences du dossier et du doute de sa culpabilité, Rodrigue Wabo est acquitté. Il retrouvera la liberté après la délivrance de son certificat de levée d’écrou.
Source: Quotidien Mutations (Cameroun)
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A l’appel du greffier, Rodrigue Wabo se dirige vers la barre. Son accoutrement et la promptitude de ses mouvements font glousser quelques uns. Le procès débute par les faits qui accusent le jeune homme de 28 ans. Il lui est en effet reproché d’avoir participé à un braquage à main armée avec coups et blessures sur les victimes. D’après ce qui ressort du rapport de la brigade de gendarmerie de Logbaba, le vol se serait produit au mois de septembre 2004, aux environs de 4 heures. Les brigands se seraient introduits dans le domicile de Sem Paul, la victime, et auraient emporté bijoux, appareils électroniques et autres numéraires. Ils auraient ensuite pris la fuite à l’approche des populations, alertés par les cris des victimes. Durant leur débandade, les brigands ont tiré en direction de leurs poursuivants. Au passage, un membre de la famille Sem a reçu une balle au fémur et a perdu l’usage de son œil droit. Aussitôt alertée, les brigadiers mènent une battue. Proche du lieu du braquage, ils débusquent Rodrigue Wabo. Le rapport de la brigade signale que ce dernier ne portait aucune arme et était couvert de sang.
Lorsque la court lui demande sa version des faits, Rodrigue répète machinalement à la cour: " j’ai été agressé par la population et livré à la brigade ". L’incohérence des ses propos obligera le juge à se tourner vers l’avocat du jeune prisonnier. Maître Nlomé, qui à l’observation ne maîtrisait pas le dossier de son client, soutient qu’étant atteint de démence, Rodrigue Wabo avait élu domicile dans une vieille voiture. C’est dans ce véhicule que la police l’aurait déniché. Le seul malheur pour Rodrigue aurait été de se retrouvé sur le chemin des policiers. Mais qu’est-ce qui explique la présence du sang sur les vêtements de Rodrigue et pourquoi l’a-t-on arrêté et incarcéré sans preuve palpable, puisque le rapport de police stipule qu’aucune arme n’a été trouvée sur lui s’interroge le commissaire du gouvernement. C’est sur ce doute que l’audience a été interrompue pour permettre à la cour de se concerter.
Durant cette pause, l’un des gardiens de prison confie qu’à son incarcération à la prison de New Bell, Rodrigue était sain d’esprit et ne cessait de marteler qu’il est innocent. " Avant son emprisonnement, il était taximan. C’est dans le cadre de son travail qu’il a transporté six hommes à une heure avancée de la nuit. Il ignorait alors qu’il s’agissait en réalité d’un gang. A destination, 5 descendent, et l’un d’eux lui braque l’arme, en lui intimant l’ordre de rester au volant de sa voiture. Après l’échec de l’opération, cinq bandits se seraient échappés. La police serait tombée sur les deux restants ", raconte le gardien de prison, qui a requis l’anonymat. Ainsi commence les déboires de Rodrigue. Le gardien rapporte que la démence du jeune homme a commencé ou s’est accentuée en prison. " Sa journée se résume à demander de l’argent ou à fouiller la poubelle pour avoir de quoi manger ", ajoute t-il.
Le juge a finalement délibéré. Du fait des incohérences du dossier et du doute de sa culpabilité, Rodrigue Wabo est acquitté. Il retrouvera la liberté après la délivrance de son certificat de levée d’écrou.
Source: Quotidien Mutations (Cameroun)
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CAMEROUN - Un " Français " expulsé vers le Cameroun
Jean de la Croix Bellon dit être victime d’une confusion qui l’oblige à vivre en terre camerounaise depuis neuf mois.
Le Cameroun, il l’aime bien. Les Camerounaises aussi. Comme cette jeune opératrice de " call box " qui lui offre le gîte et le couvert dans un quartier populaire de Yaoundé. Mais, Jean de la Croix Bellon, 51 ans, citoyen français comme il l’assure dès lors qu’il commence à conter son histoire, rocambolesque si l’on s’en tient à sa version des faits, voudrait bien rentrer chez lui, à Garges les Gonesses dans le Val d’Oise, en France. C’est là-bas, sous un abribus, qu’il y a dix mois, le 8 septembre 2007, des policiers l’ont interpellé. Dix jours plus loin, alors qu’un juge lui avait donné 15 jours pour prouver qu’il était bien Français, il est mis dans un avion qui atterrira six heures plus tard à Douala au Cameroun.
" J’ai traîné depuis lors et je me suis retrouvé à Yaoundé par le canal de personnes qui me connaissaient en France ", raconte Jean de la Croix qui, depuis lors, a fait l’apprentissage des relations avec les administrations locales, même celle qui représente " son " pays la France. Au sortir d’un dîner où un ami l’avait convié, la police interpellera au plein coeur de la ville de Yaoundé. Pour les policiers, il était tard, 22h, et l’homme avait l’air suspect. Ce d’autant plus qu’il n’avait point de papiers. En dehors de cette pièce dressée lors de son expulsion et qui renvoie au Cameroun un nommé Jean de la Croix Bellon, né à Sada-Cameroun.
Jean de la Croix Bellon traîne aujourd’hui avec lui un extrait d’acte de naissance envoyé de Mayotte (île française de l’archipel des Comores) par la commune de Sada. " Je suis Français et je me dis que la police a dû se tromper ", clame ce costaud gaillard, l’air fatigué et serein devant tous ces documents qui prouvent au moins qu’il a séjourné en France. Des procès-verbaux de ses passages devant les policiers camerounais. Des copies d’une police d’assurances ou d’examens médicaux qui mentionnent qu’il souffre de problèmes cardiaques et un bout de papier fort important.
" C’est l’accusé de réception d’une lettre adressée à l’ambassadeur de France le 27 décembre 2007. " Depuis lors, il attend une solution, des explications, qui ne viennent pas. A nous également, les services de l’ambassade de France n’ont pas pu répondre rapidement. Même le consulat français de Douala n’a pu le recevoir : " c’est un gendarme camerounais qui répond ", lâche-t-il en même temps qu’il énumère les numéros de téléphone des services consulaires.
Si son histoire peut sembler kafkaïenne, l’homme qui se présente comme styliste -sa saharienne blanche est d’ailleurs estampillé de ses initiales qui constituent sa marque, n’aurait-il pas pu sortir de chez lui avec une pièce d’identité comme doivent le faire des millions de gens? Ses proches ne pouvaient-ils point le tirer d’affaire en présentant ses papiers aux policiers français? " Je suis en France depuis l’âge de 6 ans, j’y suis chez moi et je sors parfois sans mes papiers. On n’a pas peur quand on est chez soi et qu’on ne se reproche rien. J’avais pris rendez-vous avec un pasteur, une dame, qui devait m’aider à sortir de là le lendemain du jour où j’ai été expulsé…"
S’il a retourné le problème dans tous les sens, c’est pour aboutir à la conclusion que la couleur de sa peau -comme la majorité des Mahorais, il est Noir, n’est peut-être pas étrangère à sa situation. Un "compatriote ", Romain Lantin, Français pure souche, qui aurait écrit le même jour que lui à l’ambassadeur de France au Cameroun, serait déjà retourné grâce aux services consulaires, à Lyon. A lui, par contre, on rétorque tantôt qu’il est plus difficile de tirer au clair sa situation puisqu’il vit dans la région parisienne, alors que son ex-compagnon de galère a bénéficié de la situation de Lyon qui est en province…
Source: Quotidien Mutations (Cameroun)
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Le Cameroun, il l’aime bien. Les Camerounaises aussi. Comme cette jeune opératrice de " call box " qui lui offre le gîte et le couvert dans un quartier populaire de Yaoundé. Mais, Jean de la Croix Bellon, 51 ans, citoyen français comme il l’assure dès lors qu’il commence à conter son histoire, rocambolesque si l’on s’en tient à sa version des faits, voudrait bien rentrer chez lui, à Garges les Gonesses dans le Val d’Oise, en France. C’est là-bas, sous un abribus, qu’il y a dix mois, le 8 septembre 2007, des policiers l’ont interpellé. Dix jours plus loin, alors qu’un juge lui avait donné 15 jours pour prouver qu’il était bien Français, il est mis dans un avion qui atterrira six heures plus tard à Douala au Cameroun.
" J’ai traîné depuis lors et je me suis retrouvé à Yaoundé par le canal de personnes qui me connaissaient en France ", raconte Jean de la Croix qui, depuis lors, a fait l’apprentissage des relations avec les administrations locales, même celle qui représente " son " pays la France. Au sortir d’un dîner où un ami l’avait convié, la police interpellera au plein coeur de la ville de Yaoundé. Pour les policiers, il était tard, 22h, et l’homme avait l’air suspect. Ce d’autant plus qu’il n’avait point de papiers. En dehors de cette pièce dressée lors de son expulsion et qui renvoie au Cameroun un nommé Jean de la Croix Bellon, né à Sada-Cameroun.
Jean de la Croix Bellon traîne aujourd’hui avec lui un extrait d’acte de naissance envoyé de Mayotte (île française de l’archipel des Comores) par la commune de Sada. " Je suis Français et je me dis que la police a dû se tromper ", clame ce costaud gaillard, l’air fatigué et serein devant tous ces documents qui prouvent au moins qu’il a séjourné en France. Des procès-verbaux de ses passages devant les policiers camerounais. Des copies d’une police d’assurances ou d’examens médicaux qui mentionnent qu’il souffre de problèmes cardiaques et un bout de papier fort important.
" C’est l’accusé de réception d’une lettre adressée à l’ambassadeur de France le 27 décembre 2007. " Depuis lors, il attend une solution, des explications, qui ne viennent pas. A nous également, les services de l’ambassade de France n’ont pas pu répondre rapidement. Même le consulat français de Douala n’a pu le recevoir : " c’est un gendarme camerounais qui répond ", lâche-t-il en même temps qu’il énumère les numéros de téléphone des services consulaires.
Si son histoire peut sembler kafkaïenne, l’homme qui se présente comme styliste -sa saharienne blanche est d’ailleurs estampillé de ses initiales qui constituent sa marque, n’aurait-il pas pu sortir de chez lui avec une pièce d’identité comme doivent le faire des millions de gens? Ses proches ne pouvaient-ils point le tirer d’affaire en présentant ses papiers aux policiers français? " Je suis en France depuis l’âge de 6 ans, j’y suis chez moi et je sors parfois sans mes papiers. On n’a pas peur quand on est chez soi et qu’on ne se reproche rien. J’avais pris rendez-vous avec un pasteur, une dame, qui devait m’aider à sortir de là le lendemain du jour où j’ai été expulsé…"
S’il a retourné le problème dans tous les sens, c’est pour aboutir à la conclusion que la couleur de sa peau -comme la majorité des Mahorais, il est Noir, n’est peut-être pas étrangère à sa situation. Un "compatriote ", Romain Lantin, Français pure souche, qui aurait écrit le même jour que lui à l’ambassadeur de France au Cameroun, serait déjà retourné grâce aux services consulaires, à Lyon. A lui, par contre, on rétorque tantôt qu’il est plus difficile de tirer au clair sa situation puisqu’il vit dans la région parisienne, alors que son ex-compagnon de galère a bénéficié de la situation de Lyon qui est en province…
Source: Quotidien Mutations (Cameroun)
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FRANCE - 1,5 tonne de cocaïne saisie sur un voilier au large du Pays Basque

La police espagnole a annoncé mercredi avoir saisi en mer 1,5 tonne de cocaïne sur un voilier qui se dirigeait vers le Pays Basque (nord) et avoir arrêté au total sept trafiquants présumés.
La drogue, qui provient d'Amérique du Sud, a une valeur estimée sur le marché à plus de 190 millions d'euros, a précisé la police dans un communiqué.
La police a arrêté les deux membres d'équipage, un Italien et une personne d'origine vénézuélienne, ainsi que cinq Espagnols à Bilbao (Pays Basque, Nord).
L'Espagne est la principale porte d'entrée en Europe de la cocaïne en provenance d'Amérique latine.
Sa consommation y a fortement augmenté au cours des 10 dernières années pour se situer parmi les plus élevées au monde, selon le rapport 2007 de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) publié le 25 janvier.
Source: Le Parisien (France)
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ETATS-UNIS - Emoi après des vidéos montrant des décès dans les couloirs des urgences
Des vidéos diffusées par les chaînes américaines, montrant deux patients s'effondrer et mourir dans des salles d'attente des urgences dans une apparente indifférence, ont suscité l'émoi mercredi aux Etats-Unis.
Les deux décès, survenus en mai 2007 à Los Angeles et le 19 juin à New York ont entraîné des licenciements, des poursuites judiciaires et précipité la fermeture d'un des deux sites, selon les médias américains.
Dans la première affaire, survenue en mai 2007, on voit Edith Isabel Rodriguez se tordre de douleur sur le sol des urgences du Martin Luther King Jr-Harbor Hospital, tandis que le personnel circule à ses côtés et qu'un agent d'entretien passe la serpillière en la contournant.
La vidéo a été transmise cette semaine de façon anonyme au Los Angeles Times, qui l'a mise en ligne mercredi.
Un appel angoissé du petit-ami de Mme Rodriguez au 911 dans lequel il appelle à l'aide alors qu'il se trouve lui-même aux urgences, a également refait surface.
Le comté de Los Angeles avait refusé de transmettre la cassette à la famille, arguant du fait qu'elle contenait des informations «confidentielles et officielles», selon le Los Angeles Times.
L'affaire a débouché sur trois plaintes distinctes et engendré la fermeture de l'hôpital l'an dernier.
L'autre vidéo, prise par une caméra de surveillance, montre une femme s'écrouler et mourir au Kings County Hospital de Brooklyn. Esmin Green avait passé près de 24 heures dans la salle d'attente des urgences psychiatriques quand elle s'est effondrée le 19 juin dernier sous le regard indifférent d'autres patients et des agents de sécurité.
Plus d'une heure après, la vidéo montre un personnel soignant en train de toucher la femme du bout du pied pour tenter de la réveiller.
Pour Michael Shapiro expert en bioéthique à l'université de Californie du sud, ce type d'affaires intervient «plus souvent que les gens ne le pensent».
Source: Le Parisien (France)
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Les deux décès, survenus en mai 2007 à Los Angeles et le 19 juin à New York ont entraîné des licenciements, des poursuites judiciaires et précipité la fermeture d'un des deux sites, selon les médias américains.
Dans la première affaire, survenue en mai 2007, on voit Edith Isabel Rodriguez se tordre de douleur sur le sol des urgences du Martin Luther King Jr-Harbor Hospital, tandis que le personnel circule à ses côtés et qu'un agent d'entretien passe la serpillière en la contournant.
La vidéo a été transmise cette semaine de façon anonyme au Los Angeles Times, qui l'a mise en ligne mercredi.
Un appel angoissé du petit-ami de Mme Rodriguez au 911 dans lequel il appelle à l'aide alors qu'il se trouve lui-même aux urgences, a également refait surface.
Le comté de Los Angeles avait refusé de transmettre la cassette à la famille, arguant du fait qu'elle contenait des informations «confidentielles et officielles», selon le Los Angeles Times.
L'affaire a débouché sur trois plaintes distinctes et engendré la fermeture de l'hôpital l'an dernier.
L'autre vidéo, prise par une caméra de surveillance, montre une femme s'écrouler et mourir au Kings County Hospital de Brooklyn. Esmin Green avait passé près de 24 heures dans la salle d'attente des urgences psychiatriques quand elle s'est effondrée le 19 juin dernier sous le regard indifférent d'autres patients et des agents de sécurité.
Plus d'une heure après, la vidéo montre un personnel soignant en train de toucher la femme du bout du pied pour tenter de la réveiller.
Pour Michael Shapiro expert en bioéthique à l'université de Californie du sud, ce type d'affaires intervient «plus souvent que les gens ne le pensent».
Source: Le Parisien (France)
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BENIN - Comment opère la mafia de vente de poche de sang
Trouver du sang à transfuser à un malade relève d’un véritable parcours de combattant. Aujourd’hui, malgré la pénurie du sang qui s’observe sur tout le territoire national, il existe dans nos formations sanitaires des réseaux `’de commerçants et de démarcheurs’’ spécialisés dans le trafic de ce précieux liquide.
« Je voyais mon père mourir sans que je ne puisse rien faire », ce sont là les paroles d’un jeune homme qui a assisté son père pendant son bref séjour au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm) de Cotonou. Ce dernier a préféré garder l’anonymat. Il nous raconte ici sa mésaventure. « Mon père était gravement malade et nous l’avons conduit à l’hôpital de zone d’Akpakpa à Akowégbo. Là-bas, sur instruction du médecin chef, il a été hospitalisé parce qu’ils ont jugé qu’il devrait être transfusé puisque les analyses ont démontré que le taux de globule rouge contenu dans son sang était trop faible. Ainsi, nous sommes allés au Cnhu pour nous approvisionner. Mais malheureusement, on nous a dit qu’il n’y avait pas du sang. Nous sommes allés dans la même soirée à Porto-Novo et à Abomey mais sans succès. Le jour suivant, le médecin chef d’Akpakpa a demandé l’évacuation de notre père sur le Cnhu parce qu’il se trouvait dans un état critique. Dès notre arrivée au service d’urgences du Cnhu, il nous a été demandé d’aller nous procurer du sang. Nous nous sommes rendus vers 02 heures du matin à la banque de sang du Cnhu et c’était toujours le même refrain. Finalement, après 4 jours de recherche désespérée, nous avons été informés qu’il y avait une personne qui pouvait nous aider à trouver des poches de sang. Nous avons alors fait appel à ce dernier qui a répondu favorablement à notre demande mais moyennant une importante somme d’argent. N’ayant plus de choix, notre grande sœur a déboursé les fonds et nous avons pu avoir le même jour le sang pour le transfuser à notre père. Cette personne nous a informés que c’est à la même banque de sang du Cnhu qu’il a obtenu la poche de sang ceci, grâce à ses relations. J’ai pu constater que les gens meurent banalement dans nos formations sanitaires car le pauvre aura toujours tort. Si nous n’avions pas les moyens en ce moment de prendre la poche de sang à ce prix là, notre père aurait pu banalement mourir ». Comme le témoigne ce jeune homme, nombreuses sont les personnes qui décèdent chaque jour dans nos hôpitaux parce qu’ils n’ont pas pu avoir du sang ou parce qu’ils n’ont pas des relations pouvant les aider à disposer facilement de la poche de sang en temps opportun. Même si certaines personnes ont la chance de s’en sortir comme ce fut le cas pour le père de ce jeune homme, d’autres y perdent leur vie. C’est le cas d’une petite fille qui a fini par mourir après avoir été transportée d’urgence dans 3 centres de santé différents, ceci pour y rechercher du sang. Au Bénin, c’est par un circuit qu’il faut avoir le sang. Sans passer par ce circuit, vous n’aboutirez à rien. Il faut toucher ceux là qu’on doit toucher pour avoir du sang et ceci au frais de la princesse. « Ces commerçants du sang » disposent du sang, grâce à leurs connaissances dans les hôpitaux, qu’ils vont revendre à un prix plus élevé, voire 20 à 30 mille francs Cfa selon la tête du client. La pénurie qui s’observe actuellement est profitable à ces derniers puisqu’il est plus aisé de dire à un patient, il n’y a pas de sang, d’autant plus que la pénurie, c’est tout le monde qui en parle. Ainsi, il y a parfois du sang mais on préfère le garder pour une certaine catégorie de personnes. Ceci parce qu’on y trouve son compte. Les agents de santé qui s’adonnent à cette pratique oublient qu’ils sont sous serment et que le plus important pour eux, c’est de sauver les vies humaines et non de contribuer au décès d’un patient. « De plus, ce n’est pas au malade d’aller chercher du sang mais le sang doit attendre le malade. Souvent, ou vous dit d’aller chercher. Vous irez chercher ça où ? », affirme notre témoin. C’est vraiment triste et je demande aux autorités sanitaires de tout faire pour décourager ces genres d’agissement en sécurisant le peu de sang recueilli chez les donneurs bénévoles, a-t-il ajouté.
Réalité ou mensonge ?
Certains disent ne pas être informés de cette situation, d’autres le condamnent. Pour le Dr Laurent Assogba, Directeur national de la protection sanitaire (Dnps), cette pratique est à proscrire. Selon lui, aucune information ne lui serait parvenue par rapport à cet état de choses. « Mais s’il apparaîtrait qu’effectivement, des gens commercialisent le sang, ce serait purement criminel de leur part en ce sens que le sang est un don. Maintenant, si parce qu’on a des pénuries de sang, de réactifs et autres, des personnes mal intentionnées se mettent à vendre le sang à des prix exorbitants, deux questions se posent à savoir : est-ce que ces poches de sang sont qualifiées ? Et d’où proviennent-elles ? », dira-t-il. Aussi, a-t-il lancé un appel à l’endroit des personnes qui s’adonnent à cette pratique. « Il faudrait qu’on reste dans la légalité de l’exercice de notre profession. Nous n’avons pas le droit de vendre du sang à des malades à des prix exorbitants », implore-t-il. Par contre, pour le président de l’Association des donneurs de sang bénévoles, ce commerce ne peut se faire. Contacté au téléphone, Rinx Agassoussi explique que pour disposer du sang à la banque de sang, il faut toute une procédure. Et je sais que les agents de santé font un effort pour respecter cette procédure, affirme t-il. De plus, si parfois nos poches de sang sont retrouvées à l’extérieur du Bénin, c’est-à-dire au Togo ou encore au Nigeria, c’est parce que parfois, nous mêmes lorsque nous sommes en manque, nous tendons la main à ces pays voisins pour qu’ils nous en procurent. A l’en croire, lorsque la poche de sang traverse notre frontière, elle peut être vendue au prix voulu. « Pour ce que je sais, c’est que la poche de sang nous est livrée à 8 mille Fcfa au Togo et parfois, nous envoyons les parents des receveurs aller chercher du sang au Togo lorsqu’il n’y a plus d’issue chez nous », précise t-il. Face à ce sujet, les avis divergent. Pendant que d’autres condamnent le fléau, d’autres ignorent son existence.
Transfuser quelqu’un, c’est prendre un risque pour sauver cette personne
Selon la définition du Dr Ludovic Anani, directeur des explorations diagnostiques et de la transfusion sanguine (Dedts), la transfusion sanguine est un acte médical qui consiste à donner du sang ou ses dérivés prélevés chez un sujet sain appelé donneur, à un sujet malade appelé receveur. Elle vise à obtenir un effet thérapeutique à partir d’un ou de plusieurs composants. Cependant, la transfusion sanguine comporte des risques nombreux et variés. L’existence de ces risques devrait être la préoccupation permanente de tous les acteurs du système transfusionnel. Ainsi, pour transfuser une personne, de nombreux examens cliniques doivent être effectués en vue de vérifier non seulement l’état du receveur mais aussi pour qualifier le sang qui sera donné.
Ce qu’il faut savoir en matière de transfusion sanguine...
Le sang O ne peut être donné à tous les malades. Il y a des exceptions car certains donneurs O ont des anticorps A ou B en plus de leurs anticorps A et B naturels. Ces anticorps immuns appelés hémolysines sont capables d’hémolyser des globules rouges A et B à 37°C. Ainsi, ils sont dangereux. Le sang des donneurs O avec Hémolysines est réservé aux malades de groupe O.
Transfusion entre mère et enfant
Tenant compte de l’existence fréquente chez les nouveau-nés et les nourrissons d’anticorps maternels dirigés contre les globules rouges des nouveau-nés, il faut éviter d’aggraver la situation en transfusant le bébé avec le sang de sa mère.
Transfusion entre mari et femme
Il est dangereux qu’un mari donne du sang à sa femme, surtout s’ils ont déjà des enfants. En effet, une femme est généralement immunisée contre les antigènes de son mari. L’explication est que pendant la grossesse et l’accouchement, une petite quantité de sang du nouveau-né passe dans la circulation maternelle. Les globules rouges de cette micro transfusion portent des antigènes dont la moitié provient du père, l’autre moitié provenant de la mère.
Examen avant attribution du sang
La banque de sang vérifie que la prescription est correctement complétée. Elle vérifie également la concordance entre l’identité du receveur figurant sur la prescription, sur le tube de prélèvement, sur les bons de demande et des résultats de groupage sanguin. Toute discordance bloque l’attribution nominative du sang.
Réception et contrôle des produits sanguins
A la réception du produit sanguin dans l’unité de soins, plusieurs vérifications s’imposent : il s’agit de la concordance entre le produit sanguin demandé et reçu pour le patient ; la concordance des produits reçus et ceux figurant sur la fiche de distribution ; l’identité du patient et celle figurant sur la fiche de distribution nominative, les résultats du groupe sanguin A,B,O-Rhésus du receveur et des poches et l’aspect de l’intégrité et la date de péremption du produit sanguin.
Pendant la transfusion...
Il faut surveiller impérativement auprès du malade les 5 à 10 premières minutes puis surveiller toutes les demi-heures les paramètres cliniques suivants : pouls, tension artérielle et fréquence respiratoire. Il faut prendre la température si une réaction de frisson se manifeste. Il faut aussi contrôler le point de ponction pour guetter l’apparition de rougeur ou de douleur et rechercher l’apparition des sensations anormales (chaleur, malaise, angoisse).
Source: Fraternité Matin (Bénin)
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« Je voyais mon père mourir sans que je ne puisse rien faire », ce sont là les paroles d’un jeune homme qui a assisté son père pendant son bref séjour au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm) de Cotonou. Ce dernier a préféré garder l’anonymat. Il nous raconte ici sa mésaventure. « Mon père était gravement malade et nous l’avons conduit à l’hôpital de zone d’Akpakpa à Akowégbo. Là-bas, sur instruction du médecin chef, il a été hospitalisé parce qu’ils ont jugé qu’il devrait être transfusé puisque les analyses ont démontré que le taux de globule rouge contenu dans son sang était trop faible. Ainsi, nous sommes allés au Cnhu pour nous approvisionner. Mais malheureusement, on nous a dit qu’il n’y avait pas du sang. Nous sommes allés dans la même soirée à Porto-Novo et à Abomey mais sans succès. Le jour suivant, le médecin chef d’Akpakpa a demandé l’évacuation de notre père sur le Cnhu parce qu’il se trouvait dans un état critique. Dès notre arrivée au service d’urgences du Cnhu, il nous a été demandé d’aller nous procurer du sang. Nous nous sommes rendus vers 02 heures du matin à la banque de sang du Cnhu et c’était toujours le même refrain. Finalement, après 4 jours de recherche désespérée, nous avons été informés qu’il y avait une personne qui pouvait nous aider à trouver des poches de sang. Nous avons alors fait appel à ce dernier qui a répondu favorablement à notre demande mais moyennant une importante somme d’argent. N’ayant plus de choix, notre grande sœur a déboursé les fonds et nous avons pu avoir le même jour le sang pour le transfuser à notre père. Cette personne nous a informés que c’est à la même banque de sang du Cnhu qu’il a obtenu la poche de sang ceci, grâce à ses relations. J’ai pu constater que les gens meurent banalement dans nos formations sanitaires car le pauvre aura toujours tort. Si nous n’avions pas les moyens en ce moment de prendre la poche de sang à ce prix là, notre père aurait pu banalement mourir ». Comme le témoigne ce jeune homme, nombreuses sont les personnes qui décèdent chaque jour dans nos hôpitaux parce qu’ils n’ont pas pu avoir du sang ou parce qu’ils n’ont pas des relations pouvant les aider à disposer facilement de la poche de sang en temps opportun. Même si certaines personnes ont la chance de s’en sortir comme ce fut le cas pour le père de ce jeune homme, d’autres y perdent leur vie. C’est le cas d’une petite fille qui a fini par mourir après avoir été transportée d’urgence dans 3 centres de santé différents, ceci pour y rechercher du sang. Au Bénin, c’est par un circuit qu’il faut avoir le sang. Sans passer par ce circuit, vous n’aboutirez à rien. Il faut toucher ceux là qu’on doit toucher pour avoir du sang et ceci au frais de la princesse. « Ces commerçants du sang » disposent du sang, grâce à leurs connaissances dans les hôpitaux, qu’ils vont revendre à un prix plus élevé, voire 20 à 30 mille francs Cfa selon la tête du client. La pénurie qui s’observe actuellement est profitable à ces derniers puisqu’il est plus aisé de dire à un patient, il n’y a pas de sang, d’autant plus que la pénurie, c’est tout le monde qui en parle. Ainsi, il y a parfois du sang mais on préfère le garder pour une certaine catégorie de personnes. Ceci parce qu’on y trouve son compte. Les agents de santé qui s’adonnent à cette pratique oublient qu’ils sont sous serment et que le plus important pour eux, c’est de sauver les vies humaines et non de contribuer au décès d’un patient. « De plus, ce n’est pas au malade d’aller chercher du sang mais le sang doit attendre le malade. Souvent, ou vous dit d’aller chercher. Vous irez chercher ça où ? », affirme notre témoin. C’est vraiment triste et je demande aux autorités sanitaires de tout faire pour décourager ces genres d’agissement en sécurisant le peu de sang recueilli chez les donneurs bénévoles, a-t-il ajouté.
Réalité ou mensonge ?
Certains disent ne pas être informés de cette situation, d’autres le condamnent. Pour le Dr Laurent Assogba, Directeur national de la protection sanitaire (Dnps), cette pratique est à proscrire. Selon lui, aucune information ne lui serait parvenue par rapport à cet état de choses. « Mais s’il apparaîtrait qu’effectivement, des gens commercialisent le sang, ce serait purement criminel de leur part en ce sens que le sang est un don. Maintenant, si parce qu’on a des pénuries de sang, de réactifs et autres, des personnes mal intentionnées se mettent à vendre le sang à des prix exorbitants, deux questions se posent à savoir : est-ce que ces poches de sang sont qualifiées ? Et d’où proviennent-elles ? », dira-t-il. Aussi, a-t-il lancé un appel à l’endroit des personnes qui s’adonnent à cette pratique. « Il faudrait qu’on reste dans la légalité de l’exercice de notre profession. Nous n’avons pas le droit de vendre du sang à des malades à des prix exorbitants », implore-t-il. Par contre, pour le président de l’Association des donneurs de sang bénévoles, ce commerce ne peut se faire. Contacté au téléphone, Rinx Agassoussi explique que pour disposer du sang à la banque de sang, il faut toute une procédure. Et je sais que les agents de santé font un effort pour respecter cette procédure, affirme t-il. De plus, si parfois nos poches de sang sont retrouvées à l’extérieur du Bénin, c’est-à-dire au Togo ou encore au Nigeria, c’est parce que parfois, nous mêmes lorsque nous sommes en manque, nous tendons la main à ces pays voisins pour qu’ils nous en procurent. A l’en croire, lorsque la poche de sang traverse notre frontière, elle peut être vendue au prix voulu. « Pour ce que je sais, c’est que la poche de sang nous est livrée à 8 mille Fcfa au Togo et parfois, nous envoyons les parents des receveurs aller chercher du sang au Togo lorsqu’il n’y a plus d’issue chez nous », précise t-il. Face à ce sujet, les avis divergent. Pendant que d’autres condamnent le fléau, d’autres ignorent son existence.
Transfuser quelqu’un, c’est prendre un risque pour sauver cette personne
Selon la définition du Dr Ludovic Anani, directeur des explorations diagnostiques et de la transfusion sanguine (Dedts), la transfusion sanguine est un acte médical qui consiste à donner du sang ou ses dérivés prélevés chez un sujet sain appelé donneur, à un sujet malade appelé receveur. Elle vise à obtenir un effet thérapeutique à partir d’un ou de plusieurs composants. Cependant, la transfusion sanguine comporte des risques nombreux et variés. L’existence de ces risques devrait être la préoccupation permanente de tous les acteurs du système transfusionnel. Ainsi, pour transfuser une personne, de nombreux examens cliniques doivent être effectués en vue de vérifier non seulement l’état du receveur mais aussi pour qualifier le sang qui sera donné.
Ce qu’il faut savoir en matière de transfusion sanguine...
Le sang O ne peut être donné à tous les malades. Il y a des exceptions car certains donneurs O ont des anticorps A ou B en plus de leurs anticorps A et B naturels. Ces anticorps immuns appelés hémolysines sont capables d’hémolyser des globules rouges A et B à 37°C. Ainsi, ils sont dangereux. Le sang des donneurs O avec Hémolysines est réservé aux malades de groupe O.
Transfusion entre mère et enfant
Tenant compte de l’existence fréquente chez les nouveau-nés et les nourrissons d’anticorps maternels dirigés contre les globules rouges des nouveau-nés, il faut éviter d’aggraver la situation en transfusant le bébé avec le sang de sa mère.
Transfusion entre mari et femme
Il est dangereux qu’un mari donne du sang à sa femme, surtout s’ils ont déjà des enfants. En effet, une femme est généralement immunisée contre les antigènes de son mari. L’explication est que pendant la grossesse et l’accouchement, une petite quantité de sang du nouveau-né passe dans la circulation maternelle. Les globules rouges de cette micro transfusion portent des antigènes dont la moitié provient du père, l’autre moitié provenant de la mère.
Examen avant attribution du sang
La banque de sang vérifie que la prescription est correctement complétée. Elle vérifie également la concordance entre l’identité du receveur figurant sur la prescription, sur le tube de prélèvement, sur les bons de demande et des résultats de groupage sanguin. Toute discordance bloque l’attribution nominative du sang.
Réception et contrôle des produits sanguins
A la réception du produit sanguin dans l’unité de soins, plusieurs vérifications s’imposent : il s’agit de la concordance entre le produit sanguin demandé et reçu pour le patient ; la concordance des produits reçus et ceux figurant sur la fiche de distribution ; l’identité du patient et celle figurant sur la fiche de distribution nominative, les résultats du groupe sanguin A,B,O-Rhésus du receveur et des poches et l’aspect de l’intégrité et la date de péremption du produit sanguin.
Pendant la transfusion...
Il faut surveiller impérativement auprès du malade les 5 à 10 premières minutes puis surveiller toutes les demi-heures les paramètres cliniques suivants : pouls, tension artérielle et fréquence respiratoire. Il faut prendre la température si une réaction de frisson se manifeste. Il faut aussi contrôler le point de ponction pour guetter l’apparition de rougeur ou de douleur et rechercher l’apparition des sensations anormales (chaleur, malaise, angoisse).
Source: Fraternité Matin (Bénin)
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MALI - Le Don Juan et la dame aux sabots
Cette anecdote est certainement connue par bien des Maliens. Mais nous la relation pour mettre en évidence le risque que comporte l’imprudence qui confine à la témérité.
Nous sommes aux premières heures des années 1970-80. peut-être moins qu’aujourd’hui, la Capitale regorgeait d’endroits dits hantés ou mal famés. Tel cet axe longeant le fleuve et passant par la Maison des Jeunes, l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP) et l’hôtel Azalaï-Salam. Une voie qui, à partir de 22 heures, sonnait le glas... du sens interdit.
Pire, ces parages, c’était la bête noire des passants retardataires et autres noctambules invétérés. Parvenu à cet endroit, l’automobiliste, rongé par une touille indéfinissable, appuyait inconsciemment sur le champignon, au risque de déraper et s’abîmer dans le décor.
Quant au motocycliste, avant de s’engager sur cette voie, il procédait, au préalable, à une révision complète de son moteur. Et une fois arrivé là, il mettait tous les gaz, quitte à attraper, par la suite, une courbature ou un toticolis. C’est dire que ces lieux suscitaient une véritable terreur, surtout chez les piétons. Et nul n’osait s’y aventurer, sauf contraint et forcé, tel un veau qu’on mène à l’abattoir.
Le boulevard des “djins “
Ainsi, de versions les plus nuancées et romancées en assertions les plus fantaisistes et loufoques, en passant par des témoignages les plus incroyables, ces lieux ont fini par parfaire leur mauvaise réputation. Et les appellations et autres surnoms les plus démoniaques -le tout assaisonné de fortes doses de “piment et d’ail" - ont fini par coller à ces lieux, se répandant à travers la ville comme un mot de passe : le boulevard des djins ou des diables, l’avenue des gnomes, elfes et nymphes, le rendez-vous des fous, fées et feux follets...
Mais ces lieux étaient le point de rencontre des brigands et autres mmalfrats, ceux qu’on appelle les “Jean-sans-peur”, les “trompe-la-mort”, et surtout, les Don Juan. Bref, des partisans du risque et du casse-pipe, pour qui peu importent les rations de danger, pourvu qu’ils aient leurs sensations fortes.
Une “proie” pour les imprudents
C’est qu’auparavant, cet endroit n’était ni peuplé, ni bien fréquenté, ni même assez éclairé. Entre l’ENSUP et l’actuel CICB (ex-Palais des Congrès), ce côté du fleuve n’abritait que de petits jardins et quelques touffes éparses de buissons : autant dire que c’était presque le vide.
Pourtant, aux dires de certains noctambules qui se prétendaient témoins, c’est précisément à cet endroit qu’à une heure tardive et indue se plantait une belle et mystérieuse créature vêtue d’une longue robe blanche qui lui traînait jusqu’aux pieds.
Comme la rumeur, sur son compte, avait fait le tour de la ville, les passants, déjà avertis et sur leur garde, l’ignoraient et passaient leur chemin, sans jeter un regard sur elle. Le plus surprenant et douteux, c’est que la créature restait là, droite comme un pieu, immobile comme une statue, muette comme une tombe.
Aussi, en dépit de sa beauté surhumaine, son attitude ne suscitait que de la méfiance, et pour cause : de cette “apparition” se dégageait une forte “odeur” de.. danger. Mais pour un imprudent perverti, elle constituait plutôt une aubaine auprès de laquelle il faudrait tenter sa chance.
C’est donc ce que fit ce Don Juan (appelons-le A.D.) qui, une nuit qu’il était “en manque” de compagnie féminine, décida le courir le guilledou et tenter le diable, disons plutôt... la diablesse. Sapé à mort et juché sur sa guêpe (l’Italien l’appelle Vespa, une moto en vogue, à l’époque), A.D., qui roulait à tombeau ouvert, venant du côté de Djicoroni-Para, attaqua la fameuse voie : il était 4 heures passées du matin.
Arrivé au niveau du lieu dit, A.D. tomba nez à nez (pourrait-on dire) sur la sirène plantée à son poste habituel, et freina sec à son niveau. A.D. c’était le genre play-boy qui n’éprouvait ni peur ni complexe, encore moins avoir froid aux yeux, dès qu’il s’agit de faire des avances à une fille. Tout ce qu’il craignait à cet instant précis, c’était de voir son dessein inassouvi : il tenait à embarquer l’inconnue.
Il commenca donc à “dialoguer” ferme, comme on dit. Mais malgré ses questions et ses suggestions, la belle sirène ne pipait mot : elle restait aussi silencieuse qu’une tombe dans un cimetière. Et ce pléonasme gratuit devait alerter notre don Juan et le mettre en garde. Mais lorsque la déraison des sens prend... les dessous (excusez du trop), la raison de la prudence perd le dessus.
“Toron ba la !”
Enhardi par le mutisme de la “dame”, A.D. prit du poil de la bête et l’invita à grimper sur son char (moto) : elle obéit illico, comme si elle n’attendait que ça. Ravi de cette aubaine si inespérée, A.D. démarra en trombe. Les mandarines (seins) de sa conquête titillaient son dos, et son immense postérieur couvrait tout l’arrière de la Vespa.
Il n’en fallait pas plus pour donner des ailes au conducteur, pressé qu’il était de “consommer” sa proie au plus vite. Mais qui disait donc qu’on ne remarque jamais les orielles de... l’ânesse lorsque sa ruade vous flamque par terre?..
A ce moment, chez A.D., c’est plutôt... l’imprudence qui était mère de sûreté. Il se mit donc à siffloter de ravissement, voire de bonheur, en pensant à sa “chance” d’être tombé sur une fille aussi consentante. Pendant qu’il roulait ainsi à une allure guillerette, son regard tomba par inadvertance sur le pose-pied de la Vespa. Il aperçut bien ses souliers à lui. Mais que vit-il à côtés de ses souliers? Une jambe terminée... par un sabot, comme celui d’une jument !...
Incrédule, il s’essuya les yeux d’une main et regarda de l’autre côté de la Vespa : là aussi, une jambe humaine terminée par un sabot de cheval ! Du coup, A.D. fit effectuer un soubressant à son engin, qui faillit les envoyer tous deux dans le décor. Quant à sa compagne, elle demeurait toujours muette : pas un seul mot ! Pourtant, elle restait toujours collée à A.D., et le souffle de sa respiration lui ravageait le cou.
Dès lors, A.D. ne voyait, ne sentait et n’entendait plus rien. Sa cervelle commença à bouillir, et il se mit à divaguer. En fait, il ne contrôlait plus ni sa moto, ni la situation : c’est comme si une force invisible pilotait la Vespa et entrainaît ses occupants pour une randonnée sans destination.
A.D. voulut freiner sa Vespa... qui refusa d’obéir. Il voulut sauter de l’engin pour s’enfuir. Pas moyen : il semblait collé à l’engin, comme s’il était conçu avec. Pourtant, la “jument” était toujours là, derrière, rivée à lui comme de la glue, toujours inerte et muette. Alors, A.D. se mit subitement... à rire et à déclamer : “Hi, hi ! Toron bala, toron ba là ! Hé, toron ba la ! ” (Elle a des sabots ! Elle a des sabots !”...
La rançon de l’imprudence
Tout le reste de la nuit, A.D. déambula sans but à travers les rues finalement désertes de la ville, sous l’effet de l’envoûtement de son désormais indésirable fardeau toujours arrimé dans son dos. Aux premières heures du jour, il tomba évanoui dans un caniveau ; et sa Vespa se renversa au bord de la route. Sa diablesse de compagnie avait déjà disparu... de la circulation (c’est le cas de le dire), sans que A.D. ne s’en rendît compte, et pour cause.
Depuis lors, l’imprudent cavaleur n’a plus été le même. Et ni les soins occultes, ni les traitements psychiatriques qu’on lui avait administrés n’ont pu venir à bout de son délire, encore moins l’en guérir A.D. était tout simplement devenu gaga, un attardé mental incurable.
Pourtant, ceux qui furent témoins ou au fait du drame d’A.D. ont soutenu qu’il avait, malgré tout, eu... de la chance. Car, selon eux, la diablesse n’avait pas pour habitude de laisser ses victimes en vie. Toujours est-il que la malchance d’A.D., c’est de n’avoir pas appris qu’il y a des gibiers qu’on ne chasse pas impunément. Les vrais chasseurs, eux, le savent.
Source: Maliweb (Mali)
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Nous sommes aux premières heures des années 1970-80. peut-être moins qu’aujourd’hui, la Capitale regorgeait d’endroits dits hantés ou mal famés. Tel cet axe longeant le fleuve et passant par la Maison des Jeunes, l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP) et l’hôtel Azalaï-Salam. Une voie qui, à partir de 22 heures, sonnait le glas... du sens interdit.
Pire, ces parages, c’était la bête noire des passants retardataires et autres noctambules invétérés. Parvenu à cet endroit, l’automobiliste, rongé par une touille indéfinissable, appuyait inconsciemment sur le champignon, au risque de déraper et s’abîmer dans le décor.
Quant au motocycliste, avant de s’engager sur cette voie, il procédait, au préalable, à une révision complète de son moteur. Et une fois arrivé là, il mettait tous les gaz, quitte à attraper, par la suite, une courbature ou un toticolis. C’est dire que ces lieux suscitaient une véritable terreur, surtout chez les piétons. Et nul n’osait s’y aventurer, sauf contraint et forcé, tel un veau qu’on mène à l’abattoir.
Le boulevard des “djins “
Ainsi, de versions les plus nuancées et romancées en assertions les plus fantaisistes et loufoques, en passant par des témoignages les plus incroyables, ces lieux ont fini par parfaire leur mauvaise réputation. Et les appellations et autres surnoms les plus démoniaques -le tout assaisonné de fortes doses de “piment et d’ail" - ont fini par coller à ces lieux, se répandant à travers la ville comme un mot de passe : le boulevard des djins ou des diables, l’avenue des gnomes, elfes et nymphes, le rendez-vous des fous, fées et feux follets...
Mais ces lieux étaient le point de rencontre des brigands et autres mmalfrats, ceux qu’on appelle les “Jean-sans-peur”, les “trompe-la-mort”, et surtout, les Don Juan. Bref, des partisans du risque et du casse-pipe, pour qui peu importent les rations de danger, pourvu qu’ils aient leurs sensations fortes.
Une “proie” pour les imprudents
C’est qu’auparavant, cet endroit n’était ni peuplé, ni bien fréquenté, ni même assez éclairé. Entre l’ENSUP et l’actuel CICB (ex-Palais des Congrès), ce côté du fleuve n’abritait que de petits jardins et quelques touffes éparses de buissons : autant dire que c’était presque le vide.
Pourtant, aux dires de certains noctambules qui se prétendaient témoins, c’est précisément à cet endroit qu’à une heure tardive et indue se plantait une belle et mystérieuse créature vêtue d’une longue robe blanche qui lui traînait jusqu’aux pieds.
Comme la rumeur, sur son compte, avait fait le tour de la ville, les passants, déjà avertis et sur leur garde, l’ignoraient et passaient leur chemin, sans jeter un regard sur elle. Le plus surprenant et douteux, c’est que la créature restait là, droite comme un pieu, immobile comme une statue, muette comme une tombe.
Aussi, en dépit de sa beauté surhumaine, son attitude ne suscitait que de la méfiance, et pour cause : de cette “apparition” se dégageait une forte “odeur” de.. danger. Mais pour un imprudent perverti, elle constituait plutôt une aubaine auprès de laquelle il faudrait tenter sa chance.
C’est donc ce que fit ce Don Juan (appelons-le A.D.) qui, une nuit qu’il était “en manque” de compagnie féminine, décida le courir le guilledou et tenter le diable, disons plutôt... la diablesse. Sapé à mort et juché sur sa guêpe (l’Italien l’appelle Vespa, une moto en vogue, à l’époque), A.D., qui roulait à tombeau ouvert, venant du côté de Djicoroni-Para, attaqua la fameuse voie : il était 4 heures passées du matin.
Arrivé au niveau du lieu dit, A.D. tomba nez à nez (pourrait-on dire) sur la sirène plantée à son poste habituel, et freina sec à son niveau. A.D. c’était le genre play-boy qui n’éprouvait ni peur ni complexe, encore moins avoir froid aux yeux, dès qu’il s’agit de faire des avances à une fille. Tout ce qu’il craignait à cet instant précis, c’était de voir son dessein inassouvi : il tenait à embarquer l’inconnue.
Il commenca donc à “dialoguer” ferme, comme on dit. Mais malgré ses questions et ses suggestions, la belle sirène ne pipait mot : elle restait aussi silencieuse qu’une tombe dans un cimetière. Et ce pléonasme gratuit devait alerter notre don Juan et le mettre en garde. Mais lorsque la déraison des sens prend... les dessous (excusez du trop), la raison de la prudence perd le dessus.
“Toron ba la !”
Enhardi par le mutisme de la “dame”, A.D. prit du poil de la bête et l’invita à grimper sur son char (moto) : elle obéit illico, comme si elle n’attendait que ça. Ravi de cette aubaine si inespérée, A.D. démarra en trombe. Les mandarines (seins) de sa conquête titillaient son dos, et son immense postérieur couvrait tout l’arrière de la Vespa.
Il n’en fallait pas plus pour donner des ailes au conducteur, pressé qu’il était de “consommer” sa proie au plus vite. Mais qui disait donc qu’on ne remarque jamais les orielles de... l’ânesse lorsque sa ruade vous flamque par terre?..
A ce moment, chez A.D., c’est plutôt... l’imprudence qui était mère de sûreté. Il se mit donc à siffloter de ravissement, voire de bonheur, en pensant à sa “chance” d’être tombé sur une fille aussi consentante. Pendant qu’il roulait ainsi à une allure guillerette, son regard tomba par inadvertance sur le pose-pied de la Vespa. Il aperçut bien ses souliers à lui. Mais que vit-il à côtés de ses souliers? Une jambe terminée... par un sabot, comme celui d’une jument !...
Incrédule, il s’essuya les yeux d’une main et regarda de l’autre côté de la Vespa : là aussi, une jambe humaine terminée par un sabot de cheval ! Du coup, A.D. fit effectuer un soubressant à son engin, qui faillit les envoyer tous deux dans le décor. Quant à sa compagne, elle demeurait toujours muette : pas un seul mot ! Pourtant, elle restait toujours collée à A.D., et le souffle de sa respiration lui ravageait le cou.
Dès lors, A.D. ne voyait, ne sentait et n’entendait plus rien. Sa cervelle commença à bouillir, et il se mit à divaguer. En fait, il ne contrôlait plus ni sa moto, ni la situation : c’est comme si une force invisible pilotait la Vespa et entrainaît ses occupants pour une randonnée sans destination.
A.D. voulut freiner sa Vespa... qui refusa d’obéir. Il voulut sauter de l’engin pour s’enfuir. Pas moyen : il semblait collé à l’engin, comme s’il était conçu avec. Pourtant, la “jument” était toujours là, derrière, rivée à lui comme de la glue, toujours inerte et muette. Alors, A.D. se mit subitement... à rire et à déclamer : “Hi, hi ! Toron bala, toron ba là ! Hé, toron ba la ! ” (Elle a des sabots ! Elle a des sabots !”...
La rançon de l’imprudence
Tout le reste de la nuit, A.D. déambula sans but à travers les rues finalement désertes de la ville, sous l’effet de l’envoûtement de son désormais indésirable fardeau toujours arrimé dans son dos. Aux premières heures du jour, il tomba évanoui dans un caniveau ; et sa Vespa se renversa au bord de la route. Sa diablesse de compagnie avait déjà disparu... de la circulation (c’est le cas de le dire), sans que A.D. ne s’en rendît compte, et pour cause.
Depuis lors, l’imprudent cavaleur n’a plus été le même. Et ni les soins occultes, ni les traitements psychiatriques qu’on lui avait administrés n’ont pu venir à bout de son délire, encore moins l’en guérir A.D. était tout simplement devenu gaga, un attardé mental incurable.
Pourtant, ceux qui furent témoins ou au fait du drame d’A.D. ont soutenu qu’il avait, malgré tout, eu... de la chance. Car, selon eux, la diablesse n’avait pas pour habitude de laisser ses victimes en vie. Toujours est-il que la malchance d’A.D., c’est de n’avoir pas appris qu’il y a des gibiers qu’on ne chasse pas impunément. Les vrais chasseurs, eux, le savent.
Source: Maliweb (Mali)
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MALI - LE KIDNAPPEUR JOUE AU PLUS FIN
Mohamed Haïdara s'efforce de protéger ses complices. Mais ne tiendra pas longtemps
Une nouvelle race de monstres est-elle en train de naître à Bamako ? La question vaut la peine d'être posée. Pour nous, tout individu qui ose s'attaquer délibérément à des jeunes enfants sans défense mérite l'appellation de "monstre". Et lorsque ledit individu se spécialise dans le rapt de gosses, il mérite encore plus cette stigmatisation. Car son acte non seulement fait entrer un innocent dans un univers inconnu, menaçant et parfois traumatisant. Mais il plonge aussi dans la plus terrible détresse des familles entières, fracassées par l'angoisse de ne pas savoir ce qui est survenu à un tout petit. Or, il semble bien que le kidnapping est en train de s'installer, surtout dans les quartiers périphériques. Pour quel but ? Nous ne saurions le dire pour le moment et la police porte déjà la plus extrême attention au phénomène.
Le mercredi dernier, nous rapportions le cas d'un enlèvement d'un sourd-muet à Niamakoro. Quelques jours plus tard, plus précisément le vendredi 27 juin, le commissariat du 11e Arrondissement était plein comme un œuf. Il avait été littéralement pris d'assaut par des personnes venues de tous les horizons qui se pressaient aux différentes entrées. Malgré la présence d'agents du GMS venus en renfort et qui essayaient de contenir la marée humaine, une foule bigarrée de femmes, d'hommes, de jeunes et de vieux tenait à tout prix à voir le jeune Mohamed Haïdara accusé d'enlèvement de six enfants.
Tout avait commencé tôt le matin de ce jour là aux environs de 8 heures. Sekou Diarra, 6 ans, jouait devant la cour du domicile de ses parents en compagnie d'autres gamins de son âge. A un moment donné, il se détacha du groupe pour se rapprocher de la rue et regarder passer les véhicules. Il était complètement absorbé dans cette activité lorsque s'approcha de lui un jeune homme de teint clair, de taille moyenne, portant une chemise blanche très sale et un pantalon velours fort usé. L'inconnu tenait en mains deux poulets. Il se rapprocha du jeune garçon et demanda à ce dernier de venir à lui. Sekou Diarra obtempéra et s'entendit proposer par le quidam de l'aider à amener les poulets à la maison. Ce travail, expliqua l'inconnu, rapporterait au gosse 100 francs. Pour un gamin de cet âge, commencer la journée en gagnant 100 francs constitue une aubaine à ne pas laisser passer. Le garçon empoigna donc le volatile et se mit en route dans le sillage de l'inconnu. Ce dernier bavardait sans s'arrêter, s'ingéniant à capter l'attention de l'enfant. La raison en était simple : l'homme aux poulets se déplaçait en multipliant les tours et les détours pour faire perdre tout sens de l'orientation à son jeune compagnon.
COMPLÈTEMENT AFFOLÉE : Le stratagème réussit fort bien. Alors qu'ils n'avaient pas franchi une très grande distance (à peine deux pâtés de maisons du domicile du garçonnet), Sékou ne se rappelait déjà plus d'où il était parti. Très inquiet, il commença à jeter des coups d'œil à gauche et à droite pour essayer de trouver des repères qui lui soient familiers. On pouvait lire clairement sur son visage le désarroi qui l'habitait. A un moment donné, il s'arrêta tout net et demanda à être ramené chez lui. Mohamed Haïdara essaya dans un premier temps de le calmer et de le persuader de continuer avec lui. Puis comme le garçon rechignait à repartir, son compagnon usa d'un ton brutal et plus menaçant. Apeuré par cette métamorphose, Sekou se remit en route.
Pendant ce temps ce temps la mère de l'enfant qui avait besoin de lui, l'avait appelé. N'ayant reçu aucune réponse, elle était sortie de la maison et avait commencé à interroger ses camarades. L'un d'eux lui indiqua qu'il avait vu Sékou prendre un poulet des mains d'un inconnu et partir en compagnie de ce dernier. La mère se prit la tête entre les mains. Il lui revint en mémoire que dans le quartier de Niamakoro, six enfants avaient disparu entre le 20 juin et ce jour là. Son petit ne venait-il pas gonfler ce chiffre ? La brave dame prit auprès des autres gosses le signalement de l'homme aux poulets, puis elle fit très rapidement le tour des familles qu'elle connaissait et à qui elle demanda sans succès si leurs membres n'avaient pas vu son petit enfant. Complètement affolée désormais, la mère ameuta littéralement tout le quartier et les gens sortirent en masse pour l'aider dans ses recherches.
Cette solidarité s'expliquait facilement : la disparition des enfants semait l'angoisse dans toute la zone et tout le monde souhaitait pouvoir mettre la main sur au moins un des kidnappeurs. Le bouche à oreille fonctionna si bien que tout Niamakoro devint un immense champ de battue. C'est ainsi que la chance vint au secours des traqueurs. Un homme assis devant sa boutique et à qui la nouvelle de la disparition du jeune Sekou Diarra était parvenue, vit passer non loin de lui un quidam répondant à la description faite par des voisins qui étaient passés l'avertir. Le boutiquier remarqua aussi que le passant était accompagné d'un jeune garçon et que dernier tenait de la main gauche un poulet. Le tandem se dirigeait vers la sortie du quartier. Le boutiquier n'hésita pas : il interpella le jeune homme et lui demanda où est-ce qu'il allait avec un garçon que tout le quartier recherchait.
Lancée de manière très abrupte, la question troubla tout de suite Mohamed Haïdara qui se mit à bégayer. Le boutiquier poussa alors un cri d'alerte qui rameuta en quelques secondes une foule de ses voisins. Les plus excités parmi les curieux ne demandèrent même d'explication au ravisseur. Ils portèrent immédiatement la main sur lui. D'autres, après avoir hésité, se mirent à leur tour dans l'opération de lynchage. Ce fut à ce moment que la mère de l'enfant, avertie par des messagers partis à sa recherche, arriva. Elle se jeta sur son rejeton qu'elle embrassa sans retenue avant de laisser couler un flot de larmes. Les pleurs de la mère et le récit qu'elle fit sur les circonstances de l'enlèvement de l'enfant jetèrent le feu aux poudres.
LA MAUVAISE FOI : Il n'y eut plus d'hésitants dans la foule qui se prononça pour qu'une justice expéditive soit appliquée au ravisseur. Un seul homme était resté à l'écart et s'il n'éprouvait pas la moindre compassion pour le kidnappeur, il ne souhaitait pas la mise à mort de ce dernier par la foule. Il appela donc le 11e arrondissement qui dépêcha en urgence sur les lieux une équipe dirigée par l'inspecteur Alky Ag Achérif. Mais une fois sur place, les policiers se heurtèrent à une résistance inattendue des citoyens. La foule voulait la peau de Mohamed, et la voulait sur le champ. Les agents durent aller extraire au péril de leur vie le supposé voleur d'enfants.
Mais la foule ne démordit pas de ses projets. La voiture de police fut suivie par un impressionnant cortège de justiciers. La nouvelle de l'arrestation du kidnappeur traversa tout le quartier, les parents des enfants perdus se présentèrent. Trois d'entre eux étaient accompagnés de trois gamins. Ces gosses sans s'être concertés désignèrent Mahomed Haïdara comme l'homme qui les avaient enlevés quelques jours auparavant. Ils avaient ensuite pu s'échapper en profitant de la baisse de vigilance de celui qui était chargé de les surveiller. L'un des gosses indiqua à la police que lui aussi avait été enlevé dans la journée du 25 juin grâce à l'artifice des poulets qui avait été utilisé avec Sékou.
Ce garçon avait été conduit dans une maison où se trouvait une jeune femme chargée de faire la cuisine. Lui et les deux autres petits prisonniers avaient été placés dans une pièce où trônait un téléviseur géant et grâce auquel ils suivaient des programmes supposés les égayer. Les trois gosses étaient d'ailleurs en train de regarder la télé lorsqu'ils se rendirent compte que celui qui était chargé de les surveiller s'était endormi profondément. Les gosses sortirent alors de la maison, se jetèrent dans la rue et se mirent à la recherche de leurs familles respectives. L'un d'eux parvint à localiser la sienne et ils y arrivèrent à trois après une nuit passée avec des inconnus.
Interrogé sur le lieu de leur séquestration, les enfants ne parvinrent pas à localiser avec exactitude l'endroit. Quant à Mohamed Haïdara, au passage de notre équipe, il refusait toujours de montrer la cachette de ses complices et des enfants restés avec eux. A plusieurs reprises, il avait fait semblant de collaborer, mais en fin de compte, il avait promené les policiers à travers la ville sans jamais vouloir leur indiquer sa cachette. Cette mauvaise foi fait penser aux éléments de la brigade de recherche du commissaire divisionnaire Balla Traoré que l'homme se trouverait dans un réseau de trafiquants d'enfants et qu'il essayait de gagner du temps pour permettre à ses complices de se fondre dans la nature.
Balla Traoré et ses hommes sont en tous les cas décidés à démêler cet écheveau et poursuivent avec obstination la recherche du reste du réseau. Les jours qui viennent nous apprendront certainement un peu plus sur tous les ressorts de cette affaire et dévoileront sans doute le mystère que protège Mohamed Haïdara.
Source: L'Essor (Mali)
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Une nouvelle race de monstres est-elle en train de naître à Bamako ? La question vaut la peine d'être posée. Pour nous, tout individu qui ose s'attaquer délibérément à des jeunes enfants sans défense mérite l'appellation de "monstre". Et lorsque ledit individu se spécialise dans le rapt de gosses, il mérite encore plus cette stigmatisation. Car son acte non seulement fait entrer un innocent dans un univers inconnu, menaçant et parfois traumatisant. Mais il plonge aussi dans la plus terrible détresse des familles entières, fracassées par l'angoisse de ne pas savoir ce qui est survenu à un tout petit. Or, il semble bien que le kidnapping est en train de s'installer, surtout dans les quartiers périphériques. Pour quel but ? Nous ne saurions le dire pour le moment et la police porte déjà la plus extrême attention au phénomène.
Le mercredi dernier, nous rapportions le cas d'un enlèvement d'un sourd-muet à Niamakoro. Quelques jours plus tard, plus précisément le vendredi 27 juin, le commissariat du 11e Arrondissement était plein comme un œuf. Il avait été littéralement pris d'assaut par des personnes venues de tous les horizons qui se pressaient aux différentes entrées. Malgré la présence d'agents du GMS venus en renfort et qui essayaient de contenir la marée humaine, une foule bigarrée de femmes, d'hommes, de jeunes et de vieux tenait à tout prix à voir le jeune Mohamed Haïdara accusé d'enlèvement de six enfants.
Tout avait commencé tôt le matin de ce jour là aux environs de 8 heures. Sekou Diarra, 6 ans, jouait devant la cour du domicile de ses parents en compagnie d'autres gamins de son âge. A un moment donné, il se détacha du groupe pour se rapprocher de la rue et regarder passer les véhicules. Il était complètement absorbé dans cette activité lorsque s'approcha de lui un jeune homme de teint clair, de taille moyenne, portant une chemise blanche très sale et un pantalon velours fort usé. L'inconnu tenait en mains deux poulets. Il se rapprocha du jeune garçon et demanda à ce dernier de venir à lui. Sekou Diarra obtempéra et s'entendit proposer par le quidam de l'aider à amener les poulets à la maison. Ce travail, expliqua l'inconnu, rapporterait au gosse 100 francs. Pour un gamin de cet âge, commencer la journée en gagnant 100 francs constitue une aubaine à ne pas laisser passer. Le garçon empoigna donc le volatile et se mit en route dans le sillage de l'inconnu. Ce dernier bavardait sans s'arrêter, s'ingéniant à capter l'attention de l'enfant. La raison en était simple : l'homme aux poulets se déplaçait en multipliant les tours et les détours pour faire perdre tout sens de l'orientation à son jeune compagnon.
COMPLÈTEMENT AFFOLÉE : Le stratagème réussit fort bien. Alors qu'ils n'avaient pas franchi une très grande distance (à peine deux pâtés de maisons du domicile du garçonnet), Sékou ne se rappelait déjà plus d'où il était parti. Très inquiet, il commença à jeter des coups d'œil à gauche et à droite pour essayer de trouver des repères qui lui soient familiers. On pouvait lire clairement sur son visage le désarroi qui l'habitait. A un moment donné, il s'arrêta tout net et demanda à être ramené chez lui. Mohamed Haïdara essaya dans un premier temps de le calmer et de le persuader de continuer avec lui. Puis comme le garçon rechignait à repartir, son compagnon usa d'un ton brutal et plus menaçant. Apeuré par cette métamorphose, Sekou se remit en route.
Pendant ce temps ce temps la mère de l'enfant qui avait besoin de lui, l'avait appelé. N'ayant reçu aucune réponse, elle était sortie de la maison et avait commencé à interroger ses camarades. L'un d'eux lui indiqua qu'il avait vu Sékou prendre un poulet des mains d'un inconnu et partir en compagnie de ce dernier. La mère se prit la tête entre les mains. Il lui revint en mémoire que dans le quartier de Niamakoro, six enfants avaient disparu entre le 20 juin et ce jour là. Son petit ne venait-il pas gonfler ce chiffre ? La brave dame prit auprès des autres gosses le signalement de l'homme aux poulets, puis elle fit très rapidement le tour des familles qu'elle connaissait et à qui elle demanda sans succès si leurs membres n'avaient pas vu son petit enfant. Complètement affolée désormais, la mère ameuta littéralement tout le quartier et les gens sortirent en masse pour l'aider dans ses recherches.
Cette solidarité s'expliquait facilement : la disparition des enfants semait l'angoisse dans toute la zone et tout le monde souhaitait pouvoir mettre la main sur au moins un des kidnappeurs. Le bouche à oreille fonctionna si bien que tout Niamakoro devint un immense champ de battue. C'est ainsi que la chance vint au secours des traqueurs. Un homme assis devant sa boutique et à qui la nouvelle de la disparition du jeune Sekou Diarra était parvenue, vit passer non loin de lui un quidam répondant à la description faite par des voisins qui étaient passés l'avertir. Le boutiquier remarqua aussi que le passant était accompagné d'un jeune garçon et que dernier tenait de la main gauche un poulet. Le tandem se dirigeait vers la sortie du quartier. Le boutiquier n'hésita pas : il interpella le jeune homme et lui demanda où est-ce qu'il allait avec un garçon que tout le quartier recherchait.
Lancée de manière très abrupte, la question troubla tout de suite Mohamed Haïdara qui se mit à bégayer. Le boutiquier poussa alors un cri d'alerte qui rameuta en quelques secondes une foule de ses voisins. Les plus excités parmi les curieux ne demandèrent même d'explication au ravisseur. Ils portèrent immédiatement la main sur lui. D'autres, après avoir hésité, se mirent à leur tour dans l'opération de lynchage. Ce fut à ce moment que la mère de l'enfant, avertie par des messagers partis à sa recherche, arriva. Elle se jeta sur son rejeton qu'elle embrassa sans retenue avant de laisser couler un flot de larmes. Les pleurs de la mère et le récit qu'elle fit sur les circonstances de l'enlèvement de l'enfant jetèrent le feu aux poudres.
LA MAUVAISE FOI : Il n'y eut plus d'hésitants dans la foule qui se prononça pour qu'une justice expéditive soit appliquée au ravisseur. Un seul homme était resté à l'écart et s'il n'éprouvait pas la moindre compassion pour le kidnappeur, il ne souhaitait pas la mise à mort de ce dernier par la foule. Il appela donc le 11e arrondissement qui dépêcha en urgence sur les lieux une équipe dirigée par l'inspecteur Alky Ag Achérif. Mais une fois sur place, les policiers se heurtèrent à une résistance inattendue des citoyens. La foule voulait la peau de Mohamed, et la voulait sur le champ. Les agents durent aller extraire au péril de leur vie le supposé voleur d'enfants.
Mais la foule ne démordit pas de ses projets. La voiture de police fut suivie par un impressionnant cortège de justiciers. La nouvelle de l'arrestation du kidnappeur traversa tout le quartier, les parents des enfants perdus se présentèrent. Trois d'entre eux étaient accompagnés de trois gamins. Ces gosses sans s'être concertés désignèrent Mahomed Haïdara comme l'homme qui les avaient enlevés quelques jours auparavant. Ils avaient ensuite pu s'échapper en profitant de la baisse de vigilance de celui qui était chargé de les surveiller. L'un des gosses indiqua à la police que lui aussi avait été enlevé dans la journée du 25 juin grâce à l'artifice des poulets qui avait été utilisé avec Sékou.
Ce garçon avait été conduit dans une maison où se trouvait une jeune femme chargée de faire la cuisine. Lui et les deux autres petits prisonniers avaient été placés dans une pièce où trônait un téléviseur géant et grâce auquel ils suivaient des programmes supposés les égayer. Les trois gosses étaient d'ailleurs en train de regarder la télé lorsqu'ils se rendirent compte que celui qui était chargé de les surveiller s'était endormi profondément. Les gosses sortirent alors de la maison, se jetèrent dans la rue et se mirent à la recherche de leurs familles respectives. L'un d'eux parvint à localiser la sienne et ils y arrivèrent à trois après une nuit passée avec des inconnus.
Interrogé sur le lieu de leur séquestration, les enfants ne parvinrent pas à localiser avec exactitude l'endroit. Quant à Mohamed Haïdara, au passage de notre équipe, il refusait toujours de montrer la cachette de ses complices et des enfants restés avec eux. A plusieurs reprises, il avait fait semblant de collaborer, mais en fin de compte, il avait promené les policiers à travers la ville sans jamais vouloir leur indiquer sa cachette. Cette mauvaise foi fait penser aux éléments de la brigade de recherche du commissaire divisionnaire Balla Traoré que l'homme se trouverait dans un réseau de trafiquants d'enfants et qu'il essayait de gagner du temps pour permettre à ses complices de se fondre dans la nature.
Balla Traoré et ses hommes sont en tous les cas décidés à démêler cet écheveau et poursuivent avec obstination la recherche du reste du réseau. Les jours qui viennent nous apprendront certainement un peu plus sur tous les ressorts de cette affaire et dévoileront sans doute le mystère que protège Mohamed Haïdara.
Source: L'Essor (Mali)
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BURKINA - Les chiens de Georges
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Depuis un certain temps, Georges était taraudé par une effrayante certitude : quelqu’un dans le secteur lui voulait du mal ; et ce quelqu’un devait être de son propre voisinage. Les faits se succèdent à un rythme troublant pour ne pas dire inquiétant.
Des voleurs lui avaient rendu visite et s’en étaient allés avec 2 vélos, 3 marmites et 12 poulets. Tirant les leçons de cette amère expérience, Georges avait décidé de se procurer un chien. Ce qui est fait. L’animal élevé avec soin est maintenant un gros chien plein de santé. Un jour, il est retrouvé raide mort. Les connaisseurs décrètent qu’il a été empoisonné. Par qui ? Mystère. Georges ne se décourage pas. Il élève un autre chiot. Celui-ci également grandit rapidement, car Georges ne regarde pas à la dépense quand il s’agit d’entretenir ses animaux. En plein âge adulte, alors qu’il n’a donné aucun signe de maladie, ce chien est également retrouvé raide mort. Deux chiens morts de la même manière en l’espace de quelques mois, la situation était franchement inquiétante ; ceci d’autant plus qu’après l’assassinat de ces animaux, aucun vol n’avait été commis au domicile de l’infortuné qui passait ses nuits à veiller. Peu de temps après la mort du deuxième chien, un parent lui offrit un berger allemand. Ce chien-là, Georges le faisait surveiller et l’attachait assez régulièrement.
Au cours des deux années qui suivirent l’arrivée du berger allemand, Georges s’acheta deux autres chiens qu’il éleva tant et si bien qu’au bout de quelques mois, sa concession était gardée par trois impressionnants chiens. Le mystérieux empoisonneur ne faisait plus parler de lui et Georges regardait grandir ses bêtes avec joie. Son cœur était maintenant tranquille jusqu’à ce jour du samedi 2 mai. Un des trois chiens avait disparu. On le rechercha partout mais on ne retrouva aucune trace de lui. Georges n’avait pas fini de se poser des questions sur cette mystérieuse disparition, qu’un deuxième chien disparaissait de la même manière, le dimanche 14 mai. Serait-ce là l’empoisonneur qui se manifestait une nouvelle fois de cette étrange manière ? Les chiens qui disparaissaient sans laisser de tracés, bizarre... et du coup, la crainte a recommencé à s’installer dans la famille de Georges. Mais les choses allaient se précipiter 24 jours après ce fait.
Ce jour-là, Georges était dans sa chambre, lorsqu’il entendit hurler l’unique chien qui lui restait. Le temps d’enfiler une chemise et de sortir, le chien avait disparu sans laisser de traces. Mais Georges ne retourna pas dans sa maison. Il emprunta les ruelles, convaincu que le chien ne pouvait pas être loin. Arrivé au niveau de la concession d’un de ses voisins, un vendeur de viande, son intuition lui commanda de jeter un coup d’œil par dessus le mur. Bayi, le voisin avait allumé un grand feu. A côté de lui était posé un sac en jute. Georges bien caché l’observait travailler. Lorqu’il estima le feu suffisamment pris, Bayi se saisit du sac, le souleva et laissa tomber un animal : le chien de Georges.
Malgré le choc qu’il reçut, Georges garda son calme. Bayi avait maintenant commencé à brûler les poils de l’animal. Ce n’est qu’en ce moment qu’il sortit de sa cachette pour mettre la main sur lui en flagrant délit de vol de son chien, je dirai de cuisson de son chien A la police Bayi avoue. Dans un premier temps, il empoisonnait de gros morceaux de viande qu’il mettait à la portée des chiens qui mouraient foudroyés dès qu’il avalaient un seul de ces morceaux.
Bayi allait ensuite récupérer les cadavres jetés à la décharge et rapidement les faisait cuire pour les revendre en soupe sur les marchés. Mais sachant cette technique dangereuse pour les consommateurs, notre homme changea de procédé : un gros morceau de viande sur un gros hameçon. Le chien happe le gros morceau de viande et se retrouve l’hameçon coincé en pleine gorge. Assommé par la douleur, il suit son enleveur sans résistance et sans la moindre plainte lorsqu’il est solidement ferré. Un coup de gourdin sur la tête abrège les souffrances de l’infortuné animal dont la chair sera dévorée à belles dents par des amateurs qui l’apprécieront à sa juste valeur. Les 5 chiens de Georges sont tous passés par là.
Source: Sidwaya (Burkina Faso)
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SENEGAL - 31 enfants de Ngagne Diaw suivis à l’hôpital de Pikine pour cause d'intoxication au plomb

Au service de pédiatrie de l’hôpital de Pikine, le spectacle est désolant. Une dizaine d’enfants y sont internés depuis mercredi dernier, dont un triplet de garçons âgés de 8 mois et un prématuré. Ils viennent tous de Ngagne Diaw, un quartier situé dans la localité de Thiaroye-sur-mer et sont victimes d’une intoxication au plomb.
Après la mort de 18 enfants, le plomb continue de rendre malades les populations de Ngagne Diaw, un quartier situé dans la localité de Thiaroye-sur-mer. Dans ce lot de malades, les enfants payent le plus lourd tribut. C’est ainsi que 31 d’entre eux, souffrant d’une intoxication au plomb, sont suivis à l’hôpital de Pikine, choisi par les autorités sanitaires du pays comme étant le centre de référence. Au service de pédiatrie de l’hôpital de Pikine, le spectacle est désolant. Une dizaine d’enfants y sont internés depuis mercredi dernier, dont un triplet de garçons âgés de 8 mois et un prématuré. ‘Ces enfants souffrent d’encéphalopathie, de diminution pondérale ou de lésions neurologiques dues au plomb’, diagnostique le Dr Aminata Sow, pédiatre et médecin traitant à l’hôpital de Pikine. Selon elle, une nette amélioration de leur état de santé a été constatée depuis leur hospitalisation.
Ces enfants seront traités par vague de cinq pendant cinq jours, avant d’être acheminés vers le Centre Ginddi sis au Front de terre, pour ne pas les replonger dans un environnement déjà minéralisé où ils risqueraient une nouvelle contamination. Ainsi en a décidé le ministre de la Santé et de la Prévention médicale qui était hier au chevet des enfants intoxiqués au plomb et internés à l’hôpital de Pikine. Le Docteur Safiétou Thiam effectuait une visite avec sa délégation à l’hôpital de Pikine, au quartier Ngagne Diaw et au centre Ginddi.
Entre 2007 et mars 2008, est survenu le décès mystérieux de 18 enfants qui souffraient de diarrhée et de vomissements noirâtres. La plupart de ces enfants venaient de la même localité, à savoir le quartier de Ngagne Diaw situé à Thiaroye-sur-mer. Les prélèvements de sang effectués par le Centre anti-poison de Dakar chez plus de 70 personnes, particulièrement les parents des enfants décédés, ont révélé un taux fort élevé de plomb. Ceci était lié à une activité lucrative qui consistait à extraire et récupérer le plomb contenu dans un ancien site de dépôt de batteries de véhicules. Ce plomb était vendu à des opérateurs indiens à 150 francs le kilogramme, informe un jeune du quartier de Ngagne Diaw. Selon lui, certains débrouillards pouvaient écouler quatre sacs au cours de la journée pour une bagatelle de 20 000 francs.
Aussi, l’activité de récupération du plomb ne laisse-t-elle personne sur la touche à Ngagne Diaw. Les femmes, même celles qui sont enceintes, plongent dans le plomb. Ainsi, elles n’hésitent pas à ramener chez elles du sable minéralisé en vue de le tamiser. Conséquence : des cas d’avortements peuvent subvenir lors des accouchements. ‘Même si ce n’est pas directement lié au taux élevé de plomb, le contraire n’est pas totalement exclu’, explique le Dr Marie Khémès Diouf de la Région médicale de Dakar.
Face à cette situation alarmante, l’Organisation mondiale de la Santé est venue à la rescousse du Sénégal pour l’aider à faire face à cette intoxication au plomb. C’est ainsi que des experts en toxicologie de l’Oms ont travaillé avec les agents du centre anti-poison de Dakar pour la prise en charge des malades. Pour leur part, les familles des enfants pris en charge ont adhéré aux mesures prises d’acheminer les enfants au centre Ginddi, une fois traités, pour ne pas les exposer à une nouvelle contamination au plomb. A l’hôpital de Pikine, les mamans des enfants internés respectent les consignes à l’heure des visites.
Source: Walf (Sénégal)
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01/07/2008
BENIN - 12 kilos de cocaïne saisie hier à l’aéroport de Cotonou

Douze kilogrammes de cocaïne soigneusement enfouie dans six boîtes de conserve de tomate de deux kilogrammes chacune : c’est la moisson d’une opération menée avec minutie, hier lundi 30 juin, à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou par le dispositif sécuritaire sur place, en collaboration avec le commissariat central de la ville. Selon le commissaire central, Constant Prosper Sossou, le narcotrafiquant, un Nigérian du nom de John et âgé de 45 ans environ, en provenance d’un pays de l’Afrique occidentale, était en partance pour le Nigéria. L’intéressé qui assume déjà son forfait sera confié à la justice. Il faut préciser que douze autres suspects impliqués dans cette même affaire sont en observation.
Source: Le Matinal (Bénin)
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