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28/07/2008

SENEGAL - Une tontine qui tourne mal - Ndèye détourne la caisse pour faire la « drianké »


La dame Ndèye C., gérante d'une tontine regroupant une cinquantaine de membres, a toujours bénéficié de la confiance de ses camarades. D'autant que depuis le début, elle a toujours fait preuve de loyauté et de probité vis-à-vis d'elles. Ndèye C. habite Pikine. Elle n'a jamais remis à une gagnante une somme incomplète. Brusquement, cette marque de droiture qu'on lui a toujours connue a commencé à céder le pas à des doutes auprès de ses camarades, à partir du mois de juin où elle est soupçonnée de pratiques peu orthodoxes.

Sur les conseils dangereux de ses voisines, elle prend sur elle d'utiliser l'argent issu de la tontine pour s'adonner au commerce. C'est ainsi qu'elle a commencé à se rendre dans la sous-région, notamment en Gambie et en Mauritanie où elle s'approvisionne en marchandises qu'elle va ensuite vendre au Sénégal.

Des membres de la tontine font partie de ses nombreuses clientes auprès de qui elle plaçait des marchandises. En fait, ce sont ces marchandises qui ont fini par éveiller les soupçons de ces femmes quant à une utilisation judicieuse des deniers issus de la tontine de la part de Ndèye C. Le 5 juin dernier, à l'issue du tirage, la nouvelle gagnante, Mary Faye, qui piaffait d'impatience de rentrer dans ses fonds, est sommée d'attendre un peu, « le temps que les membres de la tontine ne s'étant pas encore acquittées de leurs cotisations s'exécutent.

Pendant des jours, c'est cette même chanson qui est servie à Mary Faye. Jusqu'au cinq de ce mois en cours, date du nouveau tirage au sort du nouveau bénéficiaire. Contre toute attente, point de tirage. Alors qu'elles commencent à s'interroger sur les motifs du report de la date du tirage, ces femmes apprennent que même Mary Faye qui se trouve être la gagnante lors du dernier tirage n'a encore perçu un sou.

Elles foncent tout droit chez Ndèye, histoire de lui demander des comptes. Cette dernière qui revenait de voyage d'affaires, après avoir écouté les complaintes de ses camarades, n'a trouvé rien de mieux à leur dire que ce qui suit : « attendez que j'écoule ces marchandises d'abord avant de procéder au tirage ».

Des marchandises constituées de tissus et dont la valeur globale ne dépasse pas 200.000 francs Cfa. Après plus de vingt jours passés à attendre un tirage qui tarde à se réaliser, les femmes se résolvent à déposer plainte contre Ndèye C.

C'est devant les hommes de loi que celle-ci a clairement expliqué les choses en ces termes : « j'ai effectivement utilisé l'argent pour mon commerce, malheureusement, beaucoup de mes clients à qui je remettais de la marchandise à crédit sont de mauvais payeurs ». Autre chose à tenir en compte dans la faille de Ndèye C. : « parfois également, j'utilisais l'argent pour financer des cérémonies pour lesquelles je suis désignée marraine ».

Des aveux qui ont pour effet de lui ouvrir grandement les portes de la prison.

Source: Le Soleil (Sénégal)

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MALI - Simple comme un appel téléphonique

Les pièges les moins sophistiqués sont souvent les meilleurs. Gros et l'Ivoirien l'ont expérimenté à leurs dépens. Comme nous ne cessons de l'écrire depuis un certain temps, l'hivernage - pour un certain nombre de raisons évidentes - est la saison de prédilection des voleurs. Les policiers sont d'ailleurs les premiers à le constater. Il ne se passe pas en effet de jour sans que dans un des treize commissariats ou l'une des brigades de gendarmerie de la capitale les agents ne soient saisis d'un cas de vol par effraction.

Pourtant, la police a notablement relevé son niveau de vigilance ces derniers temps. Une récente instruction de son patron, le contrôleur général Niamé Keita, fait obligation aux hommes de poursuivre désormais jusqu'à 6 heures du matin les patrouilles sectorielles entamées chaque soir. En outre, au niveau de chaque commissariat, une guérite a été installée pour accueillir à tout moment les citoyens et un officier (un commissaire) assure la permanence anciennement confiée aux seuls inspecteurs.

Ce sont donc là des efforts plus que notables pour rendre notre police plus performante dans l'action de prévention qu'incluent ses fonctions et plus efficace en matière de sécurisation des personnes et de leurs biens. Mais comme on le sait, c'est une course-poursuite continue qui s'est instaurée entre les agents de sécurité et les malfaiteurs. Chaque fois que les premiers améliorent leur niveau de présence, les seconds élaborent aussitôt une parade pour s'adapter à une conjoncture devenue pour eux plus difficile. Malheureusement, de nombreux malfrats explorent surtout la voie des délits plus rapides, plus brutaux et parfois plus meurtriers. Agir vite en prenant le maximum de risques et en intimidant les paisibles populations paraissent pour eux la meilleure manière d'opérer désormais.

Dans le cas qui nous intéresse aujourd'hui, il n'y a eu ni violence, ni préjudice corporel. Mais ce qui s'est passé dans la nuit du 11 au 12 juillet dernier à Banconi Razel montre bien à quel point les délinquants sont devenus réactifs aux aubaines qui surgissent sur leur chemin et avec quelle audace ils agissent. C'est ce qu'a vérifié à son corps défendant Almamy Traoré, un homme d'affaires bien connu dans le secteur. Ce dernier s'était assoupi dans un canapé de son salon en oubliant de refermer aussi bien la porte d'entrée que le portail principal. Il était donc profondément endormi lorsque deux voleurs de passage dans la rue se rendirent compte de son imprudence. Ils virent immédiatement tout le profit qu'ils pourraient tirer de cette situation inespérée.

DEUX VISAS DE LONGUE DURÉE : Après s'être introduits à pas feutrés dans le salon, les malfaiteurs s'emparèrent des deux appareils téléphoniques que le commerçant avait laissés près de lui. Puis en fouillant la pièce, ils repérèrent une mallette contenant notamment une importante somme d'argent et deux passeports avec sur l'un un visa américain d'une durée de cinq ans et sur l'autre un visa français de trois ans.

Une fois leur coup exécuté, les deux voleurs s'éloignèrent à toute vitesse. Arrivés à une certaine distance du domicile d'Almamy, ils fracturèrent les serrures de la mallette, prirent l'argent qui se trouvait à l'intérieur et jetèrent le reste qui ne leur apportait plus rien et qui aurait pu les encombrer.

Lorsqu'aux approches du petit matin Almamy se réveilla, il constata la disparition de ses téléphones. Il ne se donna pas la peine de vérifier tout de suite si rien d'autre n'avait été dérobé dans la pièce et lorsque l'heure fut assez avancée pour pouvoir le faire, il s'en alla faire une déclaration de vol au commissariat du 6e Arrondissement. Il retourna ensuite chez lui et voulut prendre ses pièces et une certaine somme d'argent pour les dépenses du jour. Ce fut à ce moment qu'il se rendit compte que sa mallette, pourtant placée hors de vue, avait été également emportée par les "visiteurs" de la veille.

Pour Almamy Traoré, la perte la plus préjudiciable était beaucoup moins l'importante somme d'argent que les passeports et les deux visas. L'homme est en effet constamment en déplacement pour ses affaires. Il passait donc moins de temps au Mali qu'en France et aux États-Unis, ses destinations de prédilection et pour lesquelles il détenait des visas de longue durée.

Almamy avait donc la migraine rien qu'à l'idée des démarches qu'il lui faudrait effectuer pour obtenir à nouveau les précieux sésames. Le temps qu'il allait perdre porterait un coup sérieux à ses affaires. Le désespoir au cœur, il s'en retourna donc au commissariat et fit une nouvelle déclaration en insistant surtout sur l'importance que revêtaient pour lui ses deux passeports. L'homme d'affaires quitta ensuite le 6è pour le 3è arrondissement où il s'adressa au chef de la brigade de recherche et de renseignements, l'inspecteur principal Papa Mamby Keita dit l'Épervier du Mandé.

Le policier activa sans tarder ses réseaux d'information et il obtint que les deux opérateurs téléphoniques de la place réactivent les puces que Almamy avait fait désactiver. L'inspecteur attendit le soir pour appeler sur l'un des numéros. Ce fut une femme qui lui répondit. Comme elle parlait sans contrainte, le policier comprit que son interlocutrice était certainement quelqu'un qui avait reçu cet appareil sans savoir qu'il avait été volé.

LE DEUIL DE L'ARGENT PERDU : Papa Mamby Keita engagea donc une conversation des plus amicales avec l'inconnue et lorsqu'il l'eut suffisamment mise en confiance, il lui demanda de manière négligente de qui elle avait obtenu le téléphone. La dame répondit sans se faire prier que c'était un certain "Le Gros" qui le lui avait donné. Ce surnom était une piste suffisante pour les policiers qui identifièrent rapidement l'intéressé sur un de leurs fichiers.

Interpellé, l'homme lâcha à son tour le nom de son complice, Youssouf Traoré alias l'Ivoirien. L'équipe de l'Épervier s'activa pour mettre la main sur ce dernier. L'affaire fut donc rapidement bouclée puisque déjà dans la nuit du 13 au 14 juillet, Youssouf et Le Gros étaient derrière les barreaux avec le téléphone qu'ils détenaient encore, le second étant se trouvant entre les mains de la dame.

|Restait encore à retrouver la mallette. Devenu extrêmement coopératif, l'Ivoirien détailla avec exactitude l'endroit où ils avaient ouvert l'objet pour s'emparer de l'argent et jeter le reste du contenu. Papa et ses hommes se rendirent donc le lendemain sur l'endroit indiqué en compagnie des deux voleurs. Ils jouèrent de chance. En effet, une dame qui les voyait en train de retourner le tas d'ordures les appela pour leur demander ce qu'ils faisaient en cet endroit insalubre.

Le policier le lui expliqua. La brave dame lui indiqua alors qu'au matin qui avait suivi le vol, elle avait vu jetés sur le tas d'immondices et exposés à la pluie la mallette et des documents que cette dernière contenait. Se doutant que tout cela devait présenter beaucoup de valeur pour son propriétaire, elle avait amené sa trouvaille à la police du 6e arrondissement. La petite troupe se transporta au commissariat où elle trouva effectivement ce qui restait des affaires de Almamy Traoré.

A la vue de ses deux passeports, l'homme ne put s'empêcher de laisser échapper des larmes de soulagement et de joie. Dans son euphorie, il fit une déclaration étonnante. Pour lui, l'essentiel était retrouvé et il faisait son deuil de l'argent perdu. Il ne verrait donc aucun inconvénient à ce que la police relâche les deux voleurs et à ce que ces derniers aillent se faire pendre ailleurs. Les policiers expliquèrent à l'homme d'affaires que les choses n'étaient pas aussi simples que cela. La loi, firent-ils remarquer, reste la loi. Le retrait de plainte de la partie civile ne peut empêcher un procureur de poursuivre un délinquant ou un criminel lorsque le magistrat estime que la gravité des actes posés l'exige.

Papa M. Keita fit savoir à Almamy Traoré que sa mansuétude ne changerait pas le sort des deux malfrats. Le plaignant se rendit compte que sa magnanimité était mal venue après les efforts déployés par la police pour coincer les voleurs. Il se ravisa donc et porta alors plainte contre Le Gros et l'Ivoirien. Pour récupérer son argent et pour obtenir réparation du préjudice subi. Les deux hommes ont déjà été déférés au parquet de la Commune II. Un juge d'instruction leur expliquera sur place les faits pour lesquels ils ont été mis sous mandat dépôt. Et les laissera se remettre de la rapidité avec laquelle ils ont été identifiés, puis coincés.

Source: Maliweb

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BENIN - Deux Nigérians voleurs d’enfants arrêtés à Aplahoué

Le lundi 14 juillet 2008, le village de Djossoussanou- Monoto, dans l’arrondissement centre d’Aplahoué, a été le théâtre d’un détournement de mineur avec fraude et violence. Une petite fille âgée de neuf ans environ se mettait à l’aise dans une petite forêt à côté de leur lieu de travail à Djossoussanou-Monoto, lorsque de vils individus ont bondi sur elle pour l’étrangler. Très rapidement, ils la bâillonnent pour l’empêcher de crier. Mais grâce à la vigilance des scouts de la localité, les auteurs ont été maîtrisés. Pressés de questions, ils ont reconnu les faits et précisé que c’est un acheteur de crânes humains qui leur a commandé cette sale besogne contre 100.000 mille francs cfa. Les auteurs sont des haoussas du Nigéria. Âgés respectivement de 22 et 27 ans, ils ont pour noms Gbadamassi Djibo Mouhamadou et Taïrou Soulémane. Conduits à la brigade territoriale de la gendarmerie d’Aplahoué, les deux criminels ont été, par la suite, présentés au procureur Euloge Akpo pour la suite de la procédure judiciaire.

Source le Matinal (Bénin)

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20/07/2008

MALI - Tentative d’enlèvement : La présence de trois policières sauve un garçon


La scène s’est passée le 14 juillet aux environs de 11 heures entre le monument « la colombe de la paix » et la direction de la police des frontières. Une voiture de marque Toyota dont l’immatriculation n’a pas pu être identifiée s’arrêta devant les fleuristes installés derrière les murs du foyer de l’armée de l’air. A bord, un homme d’une cinquantaine d’années venait de solliciter les services d’un groupe de cinq garçons âgés de 12 à 15 ans.

En fait l’homme avait demandé aux jeunes de pousser sa voiture qui probablement avait été mise expressément hors d’état de marche afin de trouver une occasion d’appeler ses victimes. Le groupe de garçons s’est dirigé vers la voiture. Ce mouvement de troupe attira la vigilance de trois policières du groupement mobile de sécurité (GMS) en poste au niveau du monument « la colombe de la paix ». C’est juste quand nous arrivions sur les lieux que la voiture Toyota démarrait en trombe.

Selon M. Samaké, un témoin de la scène : « l’homme qui vient de partir a dit au plus âgé des garçons qu’il voulait les récompenser pour l’avoir aidé à faire démarrer sa voiture. Mais comme il prétendait n’avoir pas d’argent sur lui, il a invité le garçon à prendre place sur le siège avant de la voiture pour aller à la recherche de la monnaie. C’est ainsi que le garçon a pris place dans la voiture en mettant un pied dedans et l’autre pied à terre.

Quand son hôte s’est aperçu que les policières étaient proches de lui, il ordonna précipitamment au garçon de fermer la portière. Etonné, j’ai essayé d’identifier le visage du monsieur, il a aussitôt détourné sa face. Le garçon sentant probablement son intention le regarda avec un air méfiant, les yeux écarquillés et s’éclipsa finalement de la voiture. Alors l’homme démarra en trombe juste à l’arrivée des policières. C’est ainsi que le garçon a été sauvé.».

La scène s’est déroulée avec une telle rapidité sans que les usagers de la circulation ne s’en aperçoivent. Interrogé sur les circonstances de la scène, le garçon a confirmé les mêmes propos avancés par M. Samaké. Les trois policières du GMS ont alors persuadé les jeunes de rentrer à la maison s’ils ne veulent pas être victimes d’enlèvement. Cet événement s’est passé juste après le passage du convoi présidentiel qui avait occasionné le déploiement des éléments du GMS auquel appartiennent les trois policières.

Cette scène incroyablement vraie ne doit-elle pas attirer l’attention des parents à veiller sur leurs enfants pour les mettre à l’abri de tels individus ? Il est préciser que ces 5 garçons sont tous des enfants talibé. En tout cas, le déploiement des éléments du GMS à été bénéfique ce jour-ci car, même si c’était pour la sécurité présidentielle, il aura servi de sauver ce garçon. Car seul Dieu sait le sort lui serait réservé dans cette aventure.

Source: Maliweb (Mali)

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SÉNÉGAL - La « Fatou italienne » déplumée par un entrepreneur indélicat

A qui faut-il faire confiance dans ce pays? Posez la question à Adja Ndao. Cette Sénégalaise d'une trentaine d'années, n'arrive pas toujours pas à comprendre ce qui lui est arrivé. Elle a été escroquée par un entrepreneur, d’un montant de près de 11 millions de francs CFA. Le seul tort de la dame, c'est d'avoir voulu disposer d'une maison pour ses vieux jours, dans son pays. Elle est malheureusement tombée sur un entrepreneur pressé d'empocher de l'argent, et non de construire cette maison comme conclu. L'affaire s’est terminée au tribunal.

Adja Ndao vit en Italie depuis près de 24 ans. Comme tout bon Sénégalais, elle désire construire une maison, dans l'espoir de revenir au pays un jour, pour un repos bien mérité, après un quart de siècle de dur labeur chez Berlusconi. La Kaolackoise a réussi à avoir un terrain à Dakar, précisément aux Mamelles. En Août 2007, elle parle à son entourage de son projet de construire une maison. Et trouve un entrepreneur du nom de Diawara. Ce dernier accepte la proposition de construire à Adja Ndao sa maison sise aux mamelles. Sur le site, existait déjà un bâtiment. Un devis de 8,5millions est établi, pour la finition du bâtiment et la construction d'un appartement à l'étage. Un premier acompte global de 3 millions, est versé à l'entrepreneur, qui s'engage à achever le tout en 3 mois. Sur la base de cet accord, d'autres versements d'argent par transfert international, vont suivre. Au Total, M. Diawara, qui prétend avoir terminé la maison, a reçu les 8,5 millions convenus. Mais Adja D. Ndao, revenue au pays après trois mois en Italie, a eu la surprise de sa vie. Sur place, elle retrouve un chantier qui n’a pas du tout évolué. Pas une seule brique n'a été posée. Se sentant abusée par l’entrepreneur, elle rallie Kaolack à sa recherche. Après de vaines tentatives, il retrouve celui qui avait pris le ferme engagement de construire la maison. N'empêche, il se fera remettre 03 million supplémentaires pour, selon lui, payer d'autres maçons afin d’achever le chantier. Toutefois, il va se servir des briques d'un chantier voisin pour procéder à un dallage. Convaincue du sale jeu de l'entrepreneur, l'immigrée a finalement porté plainte, pour abus de confiance. L’accusé, arrêté, est condamné à 1 an ferme, et à rembourser à sa cliente la somme de 8,5 millions. Chose bizarre, le mis en cause bénéficie d'une liberté provisoire, quatre mois seulement après sa condamnation, sans payer à la dame son dû. Cette liberté provisoire serait obtenue sur la base d'un appel. Chose que la plaignante n'arrive pas à comprendre ; parce que, dit-elle, tout cela s'est passé en son absence. L'appel sera jugé ce vendredi.

Source: L'Office (Sénégal)

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CAMEROUN - Les enfants de la rue perçoivent l’impôt

Les petits commerces installés autour du stade Mbappé Leppé sont victimes des abus des jeunes délinquants. Les commerçants installés aux environs du stade Mbappé Leppé à Akwa connaissent de nouveaux " percepteurs d’impôts ". En plus d’être habitués aux menaces des agents de la Communauté urbaine de Douala qui les empêchent d’occuper les bordures des routes, ces jeunes se livrent à des pratiques qui inquiètent ces commerçants. Assis tout au long de la route, vendant des objets divers, et surtout des produits de grande consommation, ces commerçants avaient par ailleurs fait de ce lieu un petit marché qui attire pas mal de clients. Mais aujourd’hui, la cohabitation entre eux et ceux que l’on appelle communément " Nanga Boko " est devenue difficile. Ces enfants de la rue exigent en effet un paiement en espèces ou en nature aux commerçants et en cas de riposte, ces derniers sont dépouillés soit de la somme dont ils disposent, soit de leurs marchandises.

Pour faire peur aux commerçants qui se refusent de coopérer, ils brandisseent des couteaux. La petite Aicha, vendeuse de bâtons de manioc et de mets de pistache, est l’une de leurs victimes. " Un jour, quand je vendais encore aux alentours du cinéma le Wouri, j’ai eu la visite de ces Nanga. Je les ai servis comme les autres clients, sans toutefois savoir de qui il s’agissait. C’est en réclament mon argent, au moment où ils s’apprêtaient à partir, qu’ils ont sorti un couteau bien aiguisé en me menaçant. Et ils ont promis de me faire mal si je les suivais ", raconte la petite fille.

Malgré cette mésaventure qui a failli lui coûter la vie, Aicha ne s’est pas découragée, mais a simplement changé de lieu. " Depuis que je suis installée de nouveau, je n’ai pas encore été victime de la taxe ", affirme t-elle, toute émue.

Pour d’autres commerçants qui ne veulent pas être menacés par ces enfants, ils trouvent un terrain d’entente et cela peut se faire de différentes manières. " Petite somme de temps en temps, petit repas, etc ", indique Solange, vendeuse de fruits. " Je n’ai pas de problèmes avec les enfants de la rue et je n’ai pas non plus peur d’eux contrairement à mes collègues vendeuses. A mon arrivée, j’ai pris ces enfants comme les miens et ils m’ont accordé leur confiance même comme il ne faut pas toujours avoir confiance en eux", poursuit-elle.

" Si vous faites un tour à cet endroit vers 19heures, vous verrez qu’ils sont assis avec moi là et on se tape les divers ", affirme cette femme. A cet endroit, ils sont très peu nombreux qui ont pu se lier d’amitié avec les " Nanga Boko " comme Solange. D’autres par contre, sont des éternelles victimes, malgré les nombreuses plaintes formulées à l’endroit des autorités compétentes. En attendant, c’est la peur au ventre que ces commerçants continuent, malgré tout, à mener leurs activités.

Source: Le Quotidien Mutations (Cameroun)

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CAMEROUN - Les enfants de la rue perçoivent l’impôt

Les petits commerces installés autour du stade Mbappé Leppé sont victimes des abus des jeunes délinquants. Les commerçants installés aux environs du stade Mbappé Leppé à Akwa connaissent de nouveaux " percepteurs d’impôts ". En plus d’être habitués aux menaces des agents de la Communauté urbaine de Douala qui les empêchent d’occuper les bordures des routes, ces jeunes se livrent à des pratiques qui inquiètent ces commerçants. Assis tout au long de la route, vendant des objets divers, et surtout des produits de grande consommation, ces commerçants avaient par ailleurs fait de ce lieu un petit marché qui attire pas mal de clients. Mais aujourd’hui, la cohabitation entre eux et ceux que l’on appelle communément " Nanga Boko " est devenue difficile. Ces enfants de la rue exigent en effet un paiement en espèces ou en nature aux commerçants et en cas de riposte, ces derniers sont dépouillés soit de la somme dont ils disposent, soit de leurs marchandises.

Pour faire peur aux commerçants qui se refusent de coopérer, ils brandisseent des couteaux. La petite Aicha, vendeuse de bâtons de manioc et de mets de pistache, est l’une de leurs victimes. " Un jour, quand je vendais encore aux alentours du cinéma le Wouri, j’ai eu la visite de ces Nanga. Je les ai servis comme les autres clients, sans toutefois savoir de qui il s’agissait. C’est en réclament mon argent, au moment où ils s’apprêtaient à partir, qu’ils ont sorti un couteau bien aiguisé en me menaçant. Et ils ont promis de me faire mal si je les suivais ", raconte la petite fille.

Malgré cette mésaventure qui a failli lui coûter la vie, Aicha ne s’est pas découragée, mais a simplement changé de lieu. " Depuis que je suis installée de nouveau, je n’ai pas encore été victime de la taxe ", affirme t-elle, toute émue.

Pour d’autres commerçants qui ne veulent pas être menacés par ces enfants, ils trouvent un terrain d’entente et cela peut se faire de différentes manières. " Petite somme de temps en temps, petit repas, etc ", indique Solange, vendeuse de fruits. " Je n’ai pas de problèmes avec les enfants de la rue et je n’ai pas non plus peur d’eux contrairement à mes collègues vendeuses. A mon arrivée, j’ai pris ces enfants comme les miens et ils m’ont accordé leur confiance même comme il ne faut pas toujours avoir confiance en eux", poursuit-elle.

" Si vous faites un tour à cet endroit vers 19heures, vous verrez qu’ils sont assis avec moi là et on se tape les divers ", affirme cette femme. A cet endroit, ils sont très peu nombreux qui ont pu se lier d’amitié avec les " Nanga Boko " comme Solange. D’autres par contre, sont des éternelles victimes, malgré les nombreuses plaintes formulées à l’endroit des autorités compétentes. En attendant, c’est la peur au ventre que ces commerçants continuent, malgré tout, à mener leurs activités.

Source: Le Quotidien Mutations (Cameroun)

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CAMEROUN - Un diplomate accusé de filouterie de loyer

Le propriétaire de la villa qu'il occupait lui réclame cinq mois de loyer impayé. Paulette Metemenkwa Mafogang est propriétaire d'une maison à usage d'habitation au quartier Tsinga à Yaoundé. Celle-ci comprend trois chambres à coucher, trois salles d'eau, une cuisine, un séjour et une véranda. Le 5 octobre 2005, elle donne ce bien en location à M. Kusambila Zola-Way, premier conseiller à l'ambassade de la République démocratique du Congo. Les deux parties procèdent à la signature d'un contrat de bail en dix points. Dans ce contrat, le locataire s'engage à verser un loyer mensuel de 140.000 Fcfa, selon le troisième point. Tandis que le 8e stipule qu'« à défaut du paiement d'un seul terme de loyer à son échéance tel que stipulé au 4°) ci-dessus [le 5 du mois concerné, ndlr] ou en cas de la mauvaise utilisation des lieux, le présent contrat sera résilié de plein droit sans formalité judiciaire 15 jours après sur simple mise en demeure verbale ou par écrit de payer ou de remettre en état les lieux ».

A la date du 27 mars 2007, après cinq mois de loyer impayé, la bailleresse adresse au locataire une lettre de mise en demeure « lui demandant de payer ses arriérés de loyer et ensuite procéder à la libération des locaux ». M. Kusambila, d'après sa bailleresse, s'exécute pour le loyer mais ne libère pas la maison tel que le stipule le contrat de bail. « Au-delà de la patience observée », M. Kusambila « me doit quatre mois de loyer impayés. A cet effet, je lui ai adressé une deuxième lettre en date du 14 avril 2008 ». Laquelle lui demande d'honorer sa dette « portée à ce jour à cinq mois », soit un montant de 700.000 Fcfa et quitter la maison.

« A ce jour le locataire ne s'est pas manifesté malgré les clauses du contrat et les lettres à lui adressées. Au-delà de ses aspects, la maison est dans un état de délabrement dont la responsabilité incombe à M. Kusambila [ ] toutes les portes sont endommagées, les toilettes et les lavabos sont inopérants dans toutes les chambres, certaines fenêtres des chambres n'ont plus de vitre, la cuisine est dégradée ainsi que toute la peinture intérieure », se plaint la propriétaire dans une correspondance adressée à l'ambassadeur de la République Démocratique du Congo au Cameroun et en Guinée Equatoriale. Elle le prie par ailleurs de commettre une expertise tant sur le plan des dommages subis par la maison que sur le coût.

Ce qui est fait. Mais dame Metemenkwa Mafogang attend toujours d'être payé. A l'Ambassade, l'on affirme s'être engagé à payer cet argent dès que les fonds seraient disponibles. « On lui a donné toutes les assurances. Nous avons des procédures pour payer », confie une source. Elle ajoute : « Nous lui avons demandé de revenir pour l'état des lieux après qu'elle ait chassé M. Kusambila de chez elle, ce qu'elle n'a pas fait ». Des propos que dément la propriétaire qui ne veut que son argent. Elle affirme n'avoir plus jamais été reçue dans cette institution depuis la descente de l'équipe pour le constat, malgré ses nombreuses sollicitations.

Source: Le Messager (Douala)

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GUINEE - L'insécurité frappe à la porte des anciens ministres

L'ex Ministre de la Santé, madame Sangaré Maimouna Bah et son mari ont reçu la visite de bandits Jeudi 17 juillet à leur domicile de Boussoura port. Plus de peur que de mal mais quelques biens matériels emportés.

Selon les témoignages du mari, Malaly Sangaré, " il était entre 19h40 et 20h quand six hommes possédant des armes de guerre ont fait irruption dans notre cour. Je venais presque de rentrer aussi. Ils nous demandé de leur donner de l'argent et une de nos voitures; ce que nous avons naturellement refusé. C'est alors qu'ils m'ont donné des coups à la tête avec les crosses de leurs armes. Ce sont nos voisins, que je remercie, qui sont venus à notre secours. Mais ces malfrats ont pu emporter deux téléphones portables et avaient même tenté de violer une fille de 13 ans".

M.Malaly a été blessé à la tête. Sa femme n'a presque rien. Mais il faut dire que l'intervention des voisins est d'une aide inestimable. En effet, ceux-ci avaient également appelé la gendarmerie mobile de Kaloum qui serait venue avec la légendaire lenteur qu'on connait d'elle: une sorte de médecin après la mort.

Source: Aminata.com (Conakry)

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10/07/2008

CAMEROUN - Quatre braqueurs violent une femme

Deux des malfrats ont été par la suite traqués par la brigade anti-gang du commissariat central.

" On m'a vendu une moto volée sans me dire la vérité ". Cette phrase de Mamoudou Amadou alias Alhadji, 16 ans, devant une foule curieuse au commissariat central de Bertoua, mercredi 9 juillet 2008 est vite considérée par Damou Houlibele, commissaire de police au commissariat central de Bertoua, comme un mensonge grossier de la part du jeune homme qui voudrait tout simplement se forger le statut de receleur afin d'atténuer sa responsabilité criminelle.

Mamoudou Amadou ferait en effet partie d'un gang de quatre braqueurs qui, le 4 juin dernier, se sont introduits dans le domicile de H. B., 30 ans, épouse d'un transporteur au quartier Ngaikada à Bertoua vers 19h 30 min. Profitant de l'absence du mari de H.B. selon leur audition au commissariat central, les malfrats, armés de machettes ont d'abord exigé une somme de 500.000 Fcfa à la victime.

Parce que cette dernière n'arrive pas à produire la somme demandée, les malfrat divisés en groupe de deux, ont d'abord entraîné la pauvre femme dans sa chambre où ils ont emporté de rouleaux de pagne que cette dernière commercialise, des bijoux, des parfums, des chaînes hi-fi, etc., alors que l'autre groupe s'est attelé à vider le salon de son contenu et de deux motos. Tout le butin est évalué à plusieurs millions de francs Cfa. Non satisfait, Amadou Mamadou qui ne s'intéresserait qu'à l'une des motos qui devrait lui revenir selon les conclusions d'une réunion préparatoire de ce crime, aurait sorti un matelas de la chambre de la victime qu'il a posé dans la cuisine. Tour à tour, les trois autres malfrats, sans préservatifs, ont violé la pauvre femme pendant plusieurs heures en se rafraîchissant constamment du café préparé à l'aide de la cafetière de la victime.

Désespérée après la disparition des malfrats, la victime alerte le commissariat central de Bertoua le 5 juin 2008. " Nous avons immédiatement introduit les informateurs dans les milieux criminels de la ville et grâce à cette action, le 26 juin dernier, l'un des informateurs est venu nous présenté un Dvd de marque Samsung et l'identité de l'un des braqueurs, le nommé Amadou Tidjani, domicilié au quartier Tigaza et nous avons mis la brigade anti-gang pour les traquer ", affirme le commissaire central de Bertoua. Premier résultat, Amadou Tidjani arrêté et après perquisition faite, tous les effets arrachés à la victime ont été retrouvés chez lui.

Conduit au poste de police, son interrogation a permis à la police de retrouver d'autres complices parmi eux, Amadou Mamadou alias Aladji au quartier Mono chez qui on récupère une motocyclette de marque Kim, une mini chaîne, trois baffles et les rideaux.

Pour le moment d'autres complices présumés notamment le nommé Baba et Bakari sont en fuite alors que l'autre moto volée serait à Meiganga dans l'Adamoua. Il est à noter que le nommé Bakari est le beau-frère de la victime à qui le propriétaire de la maison a confié la charge familiale en son absence. C'est en effet ce dernier qui serait le cerveau du crime car il maîtrisait bien la maison et son riche contenu. Mamoudou Amadou alias Aladji, 16 ans, selon lui et Amadou Tidjani alias Tidjani Amed, 22 ans, ont été déférés au parquet ce mercredi 9 juillet 2008.

Source: Le Quotidien Mutations (Yaoundé)

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08/07/2008

FRANCE - La caissière ne faisait pas payer la famille

C'est un petit manège qui durait depuis le mois d'avril et qui avait sûrement encore de beaux jours devant lui. Oui mais… C'était sans compter sur l'efficacité du dispositif de vidéosurveillance du supermarché Shopi de Blérancourt.

Par le passé, l'enseigne a été à plusieurs reprises la cible de voleurs organisés avec des casses à la voiture-bélier. Sauf que là, le loup était, si l'on peut s'exprimer ainsi, dans la bergerie.

Avec un système d'une simplicité extrême : l'employée laissait tout bonnement sa sœur et sa belle-mère passer la caisse avec leurs chariots remplis de victuailles et produits divers, sans bourse délier.

Sur la foi des enregistrements vidéo, l'employée a été interpellée puis placée en garde à vue par les gendarmes de Coucy-le-Château. Elle y aurait reconnu les faits.
À raison d'un voire deux passages hebdomadaires, les enquêteurs ont totalisé une trentaine de chariots non réglés, d'un coût moyen dépassant les 100 euros. Soit un préjudice atteignant les 3.000 euros.

« Le préjudice exact est toujours en cours d'estimation. D'autant que le gérant de l'enseigne est actuellement en vacances… Leur motivation était uniquement financière » soulignait hier soir un officier de police judiciaire.

Relâchée après son audition, l'employée sera convoquée ultérieurement devant le tribunal correctionnel de Laon. Enfin, il y a fort à parier qu'elle aura également des comptes à rendre à son patron sur cette faute grave qui peut aboutir à un licenciement !

Quant à la frangine et à belle-maman, le procureur devrait se prononcer prochainement pour savoir si elles sont reconnues ou non comme co-auteurs.

Source: Union Presse (France)

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06/07/2008

MALI - L'INCROYABLE FUITE EN AVANT DE G.F.

Obnubilée par le prestige de sa propre image, la dame s’est enfermée dans un piège infernal. La délinquance se féminise, pourrait-on dire pour souligner une évolution des mœurs sur laquelle il y a déjà lieu de tirer sérieusement la sonnette d'alarme. Ces changements de comportement sont particulièrement remarquables sur la rive droite de Bamako dont les différents commissariats font de plus en plus face à des affaires au centre desquelles se retrouvent des protagonistes du sexe dit faible, femmes d'un certain âge et surtout jeunes filles.

Les lecteurs de cette rubrique se rappellent sans doute que dans ces mêmes colonnes, nous rapportions le 27 juin dernier l'affaire de Mariam Kanté. Cette demoiselle bien connue dans le milieu des consommateurs de drogue était passée à des formes d'action violente puisqu'elle n'hésitait pas tenter des vols avec effraction. Son audace ne connaissait plus de limites. Elle avait même réussi en escaladant le mur d'enceinte à s'évader du commissariat où l'avait amenée une patrouille de la police qui l'avait arrêtée un soir pour détention et consommation de drogue. La jeune fille, décidément incorrigible, avait tenté après cette évasion de voler des articles "oubliés" dans le salon d'une famille de Niamakoro.

Peu de temps avant cet épisode, le même commissariat avec l'aide de la population du marché de Niamakoro avait arrêté une certaine Maïmouna Keïta dite Marie alias Maï. La dame, sous prétexte qu'elle entretenait un mari malade et douze enfants, avait traversé le fleuve pour se retrouver dans le secteur du commissariat que couvrent les équipes du commissaire divisionnaire Mady Fofana et avait tenté de s'emparer des pagnes que proposait une jeune vendeuse ambulante. N'eut été la vigilance de cette dernière, Maï se serait évanouie dans la nature et aurait tenté plus tard un coup plus audacieux.

La semaine dernière, c'était à nouveau une affaire « féminine » qui mettait en émoi le commissariat du 10 ème Arrondissement. Cette fois-ci, ce n'était pas le vol qui se trouvait au cœur du problème. Mais l'abus de confiance. L'affaire qui n'est toujours pas dénouée met aux prises G.F. épouse d'un Malien de l'extérieur résidant plus précisément en France et son amie A.F., auteur de la plainte. Les deux femmes habitaient des concessions voisines et leur amitié avait été jusques là considérée comme exemplaire par le voisinage. Il est vrai que les signes d'une parfaite entente entre les deux ne manquaient pas. Chaque fois qu'une des femmes était impliquée dans une cérémonie sociale (mariage, baptême ou décès), l'autre l'accompagnait sans lésiner sur les moyens. Cette osmose était remarquable au point d'être chantée par toutes les griottes de leur secteur. Celles-ci ne tarissaient pas de compliments sur les amies qui avaient surpassé les mesquineries traditionnelles de Bamako pour nouer des relations dépourvues d'arrière-pensées.

DE VILS FLATTEURS : En fait, tout n'était pas aussi idyllique que constaté. G.F. jalousait en secret les parures de prix que portait son amie lors des grandes cérémonies. Il y a de cela environ un an, elle appela un jour son mari et exigea qu'il lui envoie de quoi se payer des bijoux en or. L'homme, qui ne voyait aucune urgence à satisfaire une telle demande, proposa à sa femme d'attendre que lui-même vienne à Bamako. Mais cette réponse ne convenait pas du tout à G.F. Elle haussa le ton et indiqua à son mari que ce dernier jouait là le futur de leur couple. Elle tenait, disait-elle, se mettre à hauteur de son statut et voulait une parure en or digne d'une femme de son rang. Las de la pression qu'on mettait sur lui, l'époux finit par céder et envoya dans les 24 heures suivantes la somme demandée.
Mais s'il avait été sur place, il aurait été étonné de l'usage que G.F. faisait de la somme reçue. Au lieu de se payer les bijoux exigés, la dame se lança dans d’autres dépenses d'une extravagance inouïe. Elle se mit à fréquenter de manière assidue les événements sociaux et distribuait des billets de banque à tout va. Inutile de dire qu’elle était suivie d’une nuée de griottes dont les louanges lui faisaient perdre encore plus la tête alors que le reste de l'assistance restait médusée devant son incroyable générosité.

En quelques semaines, l'importante somme envoyée par le mari se volatilisa. G.F. prisonnière du piège infernal qu’elle avait monté elle-même s'était alors lancée dans des emprunts pour ne pas faire pâle figure devant ses amies et surtout devant les "djeli" qui continuaient à se presser sur son passage. Cette fuite en avant s‘est poursuivie jusqu'au mois dernier. A la mi juin, le mari de G.F. appela un matin pour dire qu'il serait à Bamako dans une semaine. La nouvelle catastropha notre dame, et cela pour deux raisons. La première - et G.F. n’avait aucun doute dessus -, c’était que le mari demanderait presque immédiatement à voir l'or qu'elle avait acheté avec l'importante somme d'argent qu'elle avait exigée de lui. La deuxième, c’était que l’homme était quelqu’un qui avait horreur des démonstrations bruyantes et qui considérait les griots comme de vils flatteurs vivant aux dépens de celui qui les écoute, comme l'avait écrit des siècles avant le fabuliste français Jean de la Fontaine.

Donc,"Monsieur" (comme le désignait G.F.) n'hésiterait pas à mettre dehors n'importe quel louangeur qui se présenterait pour le saluer et faire ses éloges. Or, la dame se doutait bien qu’en raison de la réputation qu’elle s’était faite dans le milieu des griots, ceux-ci se précipiteraient à son domicile dès qu’ils apprendraient que son mari était arrivé de France. Ils le feraient aussi bien solo qu’en groupe pour rendre honneur au "djatigui" et à l'époux de la très généreuse G.F.
Tout au long de la semaine G.F. se cassa la tête à réfléchir sur la meilleure manière de manager son mari et d’informer les griots que son époux ne lui permettrait pas de maintenir son rythme de vie habituelle. Ce fut la résolution du problème de l’or qui posa paradoxalement moins de soucis à notre dame. Elle alla voir A.F.. et lui exposa son problème dans les moindres détails. Elle sollicita de son amie que celle-ci lui prête ses parures en or, le temps pour elle de les exhiber à son époux. G.F. s’engageait à rendre les bijoux une fois la vigilance de son homme endormie. A.F. accepta de bon cœur de rendre service à sa meilleure amie et prit dans son coffret les plus belles parures qu’elle put y trouver. Le stratagème monté par la dame marcha à fond. Le mercredi de la semaine passée, G.F. se porta à l’accueil de son époux en provenance de l'Europe avec sur elle tous les bijoux empruntés à son amie. En la voyant, l’époux eut un sourire admiratif. Il complimenta G.F. pour sa beauté et lui assura qu’il ne regrettait pas de lui avoir envoyé la somme qui lui avait permis de se rendre aussi magnifique. G.F. accepta les compliments, mais au fond d’elle, elle ressentit un fort pincement au cœur à l’idée de devoir se défaire de ce qui avait autant plu à son époux.

LE PLUS GRAND CHOC DE SA VIE : Tout alla bien jusqu'à la fin de la semaine dernière. A.F. fut informée qu'une de ses filles était devenue mère d'un joli bébé. Elle devait donc être présente au baptême avec ses plus beaux atours pour faire impression sur les invités et les griottes. Elle envoya discrètement une de ses filles récupérer les parures au niveau de son amie G.F. L'envoyée arriva tôt le matin avant que monsieur ne sorte pour aller en ville et attendit le départ de l’homme pour faire la commission. Mais à sa très grande surprise, la jeune fille elle s'entendit répondre par G.F. d'aller à dire à sa mère qu'elle ne lui avait jamais emprunté une épingle, à plus forte raison des bijoux et des colliers en or.
Le compte-rendu de son émissaire fit tomber des nues A.F. Celle-ci crut d’abord à une plaisanterie et demanda à sa fille de retourner prendre ses affaires, car son amie G.F. avait sûrement voulu la taquiner. « Ta mère s'amuse avec toi et tu viens me raconter des sornettes. Vas prendre mes affaires et reviens moi vite », lança A. F à son émissaire. La jeune fille, qui était certaine que les propos qui lui avaient été tenus étaient on ne peut plus sérieux, retourna néanmoins une nouvelle fois chez sa « tante ». Cette fois-ci, G.F. se porta carrément à sa rencontre pour lui interdire de mettre pied chez elle. L’adolescente n’avait donc d’autre choix de repartir en courant informer sa mère qui décida de se rendre elle-même chez son amie. A.F. éprouva à cette occasion le plus grand choc de sa vie. Ainsi qu’elle l’avait fait auparavant pour la fille, G.F. alla à sa rencontre et lui intima de stopper cette farce de mauvais goût. "Depuis quand m'as-tu prêté des bijoux ? Est-ce que moi je suis une femme à emprunter quoi que ce soit avec des gens de ton espèce ?", jeta agressivement G.F. à la face de celle qui lui avait rendu un inestimable service.

Abasourdie par une telle impudence, A.F. n’a pu rien dire pendant plusieurs longues secondes. Lorsqu'elle parvint à s’exprimer, ce fut juste pour lâcher "Allah ki sara (Que Dieu te paie)". Puis elle se dirigea tout droit à la police pour porter plainte contre son ex amie. Convoquée, G.F. se présenta sans problème, mais s’employa à nier les faits tels que ceux-ci avaient été présentés par la propriétaire des parures. La dame a donc passé la nuit du jeudi à vendredi au commissariat en garde en à vue. Au moment nous bouclions cet article, elle s'obstinait toujours à ne pas reconnaître les faits pour lesquels elle avait été amenée là. Beaucoup trouveront certainement une telle ligne de défense absurde et sans issue. Mais G.F. s’est enfermée à un tel point dans ses mensonges et dans ses contradictions qu’elle s’est elle-même condamnée au refus de l’évidence.

Source: L'Essor (Mali)

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05/07/2008

ETATS-UNIS - Il simule deux fois une crise cardiaque afin d'éviter de payer

WAUKESHA - Un Américain de 52 ans est poursuivi pour avoir feint la crise cardiaque afin d'éviter de payer l'addition du restaurant où il dînait et du taxi avec lequel il était arrivé.

Selon la police de Waukesha, près de Milwaukee dans le Wisconsin, l'homme a d'abord pris un taxi pour se rendre dans un centre commercial et a fait semblant de souffrir d'un infarctus pour partir sans payer.

Le voyageur indélicat s'est ensuite rendu au restaurant où il mangé pour 23 dollars avant de répéter son stratagème.

Mais cette fois, les pompiers l'ont conduit à l'hôpital où un médecin s'est souvenu l'avoir déjà vu pour les mêmes faux symptômes, quelques semaines plus tôt.

Le mauvais payeur a été convoqué devant la justice jeudi pour fraude répétée à l'encontre d'un restaurant. Il risque neuf mois de prison et 10.000 dollars d'amende.

Source : AP

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04/07/2008

FRANCE - Un policier accusé de vol de billets

UN POLICIER qui profite d'une perquisition pour se remplir les poches. Il ne s'agit pas d'un épisode de série télé mais d'une affaire bien réelle qui éclabousse l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF). Un fonctionnaire de ce service d'élite de la police judiciaire française attendait hier soir son déferrement devant le parquet de Paris après deux jours de garde à vue devant ses collègues de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

C'est apparemment dans les locaux du Cercle de l'industrie et du commerce, un établissement de jeux de la Chaussée-d'Antin (IX e ) que les faits se seraient déroulés. Ce jour-là, des enquêteurs viennent interpeller cinq membres de ce cercle dans le cadre d'investigations menées pour « blanchiment ». C'est lors de cette opération de police qu'un des fonctionnaires présents aurait empoché une liasse de billets. Seul hic, une caméra de vidéosurveillance disposée près d'une des caisses a filmé la scène. Saisie, l'IGPN, la police des polices, a d'abord auditionné trois policiers avant de centrer ses soupçons sur un seul, placé en garde à vue mercredi. Interrogé sur ce vol de quelques milliers d'euros, l'intéressé aurait nié, invoquant la saisie d'une enveloppe « pour les besoins de l'enquête ».

Il semble que les explications données par le suspect n'aient pas vraiment convaincu l'IGPN. Le parquet de Paris a ordonné hier son déferrement. « C'est une affaire à la fois grave et incompréhensible », témoignait hier un officier de la direction centrale de la police judiciaire. Un autre jugeait aussi le comportement présumé de son collègue « surprenant » : « Dans cet office, les policiers ne travaillent que sur des grosses escroqueries ou d'importants détournements de fonds. De l'argent liquide, ils en voient tout le temps et des sommes parfois colossales. Alors pourquoi craquer cette fois-là, je ne comprends pas. »

Source: Le Parisien (France)

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02/07/2008

BENIN - Comment opère la mafia de vente de poche de sang

Trouver du sang à transfuser à un malade relève d’un véritable parcours de combattant. Aujourd’hui, malgré la pénurie du sang qui s’observe sur tout le territoire national, il existe dans nos formations sanitaires des réseaux `’de commerçants et de démarcheurs’’ spécialisés dans le trafic de ce précieux liquide.

« Je voyais mon père mourir sans que je ne puisse rien faire », ce sont là les paroles d’un jeune homme qui a assisté son père pendant son bref séjour au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm) de Cotonou. Ce dernier a préféré garder l’anonymat. Il nous raconte ici sa mésaventure. « Mon père était gravement malade et nous l’avons conduit à l’hôpital de zone d’Akpakpa à Akowégbo. Là-bas, sur instruction du médecin chef, il a été hospitalisé parce qu’ils ont jugé qu’il devrait être transfusé puisque les analyses ont démontré que le taux de globule rouge contenu dans son sang était trop faible. Ainsi, nous sommes allés au Cnhu pour nous approvisionner. Mais malheureusement, on nous a dit qu’il n’y avait pas du sang. Nous sommes allés dans la même soirée à Porto-Novo et à Abomey mais sans succès. Le jour suivant, le médecin chef d’Akpakpa a demandé l’évacuation de notre père sur le Cnhu parce qu’il se trouvait dans un état critique. Dès notre arrivée au service d’urgences du Cnhu, il nous a été demandé d’aller nous procurer du sang. Nous nous sommes rendus vers 02 heures du matin à la banque de sang du Cnhu et c’était toujours le même refrain. Finalement, après 4 jours de recherche désespérée, nous avons été informés qu’il y avait une personne qui pouvait nous aider à trouver des poches de sang. Nous avons alors fait appel à ce dernier qui a répondu favorablement à notre demande mais moyennant une importante somme d’argent. N’ayant plus de choix, notre grande sœur a déboursé les fonds et nous avons pu avoir le même jour le sang pour le transfuser à notre père. Cette personne nous a informés que c’est à la même banque de sang du Cnhu qu’il a obtenu la poche de sang ceci, grâce à ses relations. J’ai pu constater que les gens meurent banalement dans nos formations sanitaires car le pauvre aura toujours tort. Si nous n’avions pas les moyens en ce moment de prendre la poche de sang à ce prix là, notre père aurait pu banalement mourir ». Comme le témoigne ce jeune homme, nombreuses sont les personnes qui décèdent chaque jour dans nos hôpitaux parce qu’ils n’ont pas pu avoir du sang ou parce qu’ils n’ont pas des relations pouvant les aider à disposer facilement de la poche de sang en temps opportun. Même si certaines personnes ont la chance de s’en sortir comme ce fut le cas pour le père de ce jeune homme, d’autres y perdent leur vie. C’est le cas d’une petite fille qui a fini par mourir après avoir été transportée d’urgence dans 3 centres de santé différents, ceci pour y rechercher du sang. Au Bénin, c’est par un circuit qu’il faut avoir le sang. Sans passer par ce circuit, vous n’aboutirez à rien. Il faut toucher ceux là qu’on doit toucher pour avoir du sang et ceci au frais de la princesse. « Ces commerçants du sang » disposent du sang, grâce à leurs connaissances dans les hôpitaux, qu’ils vont revendre à un prix plus élevé, voire 20 à 30 mille francs Cfa selon la tête du client. La pénurie qui s’observe actuellement est profitable à ces derniers puisqu’il est plus aisé de dire à un patient, il n’y a pas de sang, d’autant plus que la pénurie, c’est tout le monde qui en parle. Ainsi, il y a parfois du sang mais on préfère le garder pour une certaine catégorie de personnes. Ceci parce qu’on y trouve son compte. Les agents de santé qui s’adonnent à cette pratique oublient qu’ils sont sous serment et que le plus important pour eux, c’est de sauver les vies humaines et non de contribuer au décès d’un patient. « De plus, ce n’est pas au malade d’aller chercher du sang mais le sang doit attendre le malade. Souvent, ou vous dit d’aller chercher. Vous irez chercher ça où ? », affirme notre témoin. C’est vraiment triste et je demande aux autorités sanitaires de tout faire pour décourager ces genres d’agissement en sécurisant le peu de sang recueilli chez les donneurs bénévoles, a-t-il ajouté.

Réalité ou mensonge ?

Certains disent ne pas être informés de cette situation, d’autres le condamnent. Pour le Dr Laurent Assogba, Directeur national de la protection sanitaire (Dnps), cette pratique est à proscrire. Selon lui, aucune information ne lui serait parvenue par rapport à cet état de choses. « Mais s’il apparaîtrait qu’effectivement, des gens commercialisent le sang, ce serait purement criminel de leur part en ce sens que le sang est un don. Maintenant, si parce qu’on a des pénuries de sang, de réactifs et autres, des personnes mal intentionnées se mettent à vendre le sang à des prix exorbitants, deux questions se posent à savoir : est-ce que ces poches de sang sont qualifiées ? Et d’où proviennent-elles ? », dira-t-il. Aussi, a-t-il lancé un appel à l’endroit des personnes qui s’adonnent à cette pratique. « Il faudrait qu’on reste dans la légalité de l’exercice de notre profession. Nous n’avons pas le droit de vendre du sang à des malades à des prix exorbitants », implore-t-il. Par contre, pour le président de l’Association des donneurs de sang bénévoles, ce commerce ne peut se faire. Contacté au téléphone, Rinx Agassoussi explique que pour disposer du sang à la banque de sang, il faut toute une procédure. Et je sais que les agents de santé font un effort pour respecter cette procédure, affirme t-il. De plus, si parfois nos poches de sang sont retrouvées à l’extérieur du Bénin, c’est-à-dire au Togo ou encore au Nigeria, c’est parce que parfois, nous mêmes lorsque nous sommes en manque, nous tendons la main à ces pays voisins pour qu’ils nous en procurent. A l’en croire, lorsque la poche de sang traverse notre frontière, elle peut être vendue au prix voulu. « Pour ce que je sais, c’est que la poche de sang nous est livrée à 8 mille Fcfa au Togo et parfois, nous envoyons les parents des receveurs aller chercher du sang au Togo lorsqu’il n’y a plus d’issue chez nous », précise t-il. Face à ce sujet, les avis divergent. Pendant que d’autres condamnent le fléau, d’autres ignorent son existence.

Transfuser quelqu’un, c’est prendre un risque pour sauver cette personne

Selon la définition du Dr Ludovic Anani, directeur des explorations diagnostiques et de la transfusion sanguine (Dedts), la transfusion sanguine est un acte médical qui consiste à donner du sang ou ses dérivés prélevés chez un sujet sain appelé donneur, à un sujet malade appelé receveur. Elle vise à obtenir un effet thérapeutique à partir d’un ou de plusieurs composants. Cependant, la transfusion sanguine comporte des risques nombreux et variés. L’existence de ces risques devrait être la préoccupation permanente de tous les acteurs du système transfusionnel. Ainsi, pour transfuser une personne, de nombreux examens cliniques doivent être effectués en vue de vérifier non seulement l’état du receveur mais aussi pour qualifier le sang qui sera donné.

Ce qu’il faut savoir en matière de transfusion sanguine...

Le sang O ne peut être donné à tous les malades. Il y a des exceptions car certains donneurs O ont des anticorps A ou B en plus de leurs anticorps A et B naturels. Ces anticorps immuns appelés hémolysines sont capables d’hémolyser des globules rouges A et B à 37°C. Ainsi, ils sont dangereux. Le sang des donneurs O avec Hémolysines est réservé aux malades de groupe O.

Transfusion entre mère et enfant

Tenant compte de l’existence fréquente chez les nouveau-nés et les nourrissons d’anticorps maternels dirigés contre les globules rouges des nouveau-nés, il faut éviter d’aggraver la situation en transfusant le bébé avec le sang de sa mère.

Transfusion entre mari et femme

Il est dangereux qu’un mari donne du sang à sa femme, surtout s’ils ont déjà des enfants. En effet, une femme est généralement immunisée contre les antigènes de son mari. L’explication est que pendant la grossesse et l’accouchement, une petite quantité de sang du nouveau-né passe dans la circulation maternelle. Les globules rouges de cette micro transfusion portent des antigènes dont la moitié provient du père, l’autre moitié provenant de la mère.

Examen avant attribution du sang

La banque de sang vérifie que la prescription est correctement complétée. Elle vérifie également la concordance entre l’identité du receveur figurant sur la prescription, sur le tube de prélèvement, sur les bons de demande et des résultats de groupage sanguin. Toute discordance bloque l’attribution nominative du sang.

Réception et contrôle des produits sanguins

A la réception du produit sanguin dans l’unité de soins, plusieurs vérifications s’imposent : il s’agit de la concordance entre le produit sanguin demandé et reçu pour le patient ; la concordance des produits reçus et ceux figurant sur la fiche de distribution ; l’identité du patient et celle figurant sur la fiche de distribution nominative, les résultats du groupe sanguin A,B,O-Rhésus du receveur et des poches et l’aspect de l’intégrité et la date de péremption du produit sanguin.

Pendant la transfusion...

Il faut surveiller impérativement auprès du malade les 5 à 10 premières minutes puis surveiller toutes les demi-heures les paramètres cliniques suivants : pouls, tension artérielle et fréquence respiratoire. Il faut prendre la température si une réaction de frisson se manifeste. Il faut aussi contrôler le point de ponction pour guetter l’apparition de rougeur ou de douleur et rechercher l’apparition des sensations anormales (chaleur, malaise, angoisse).

Source: Fraternité Matin (Bénin)

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El hadji Niang alias Ass tombe dans les filets de la police

Redoutable malfaiteur ayant déjà séjourné plusieurs fois à la prison de Rebeuss , El hadji Niang alias Ass est à nouveau tombé dans les filets de la police. Le bonhomme qui était recherché après la plainte d'un honnête citoyen qu'il avait réussi à dépouiller de ses biens sous la menace d'une arme blanche a été finalement localisé avant d'être cloué. Au moment de son arrestation , Ass tirait rageusement sur un joint de yamba.

Samedi 21 juin à l'aube. À l'instar de la plupart des habitants de la banlieue, Alioune Badara Diagne âgé de 28 ans saute de son lit et s'empare de son sac après s'être lavé le visage. Alioune Badara Diagne habite à Thiaroye au quartier Mousdalifa, mais son lieu de travail se trouve à Keur Mbaye Fall. Pour éviter les bousculades qui constituent le lot quotidien des banlieusards désireux de rallier leur lieu de travail, Alioune Badara se lève toujours à l'aube. Hélas il était certainement loin de se douter ce jour -là qu'un groupe de malfaiteurs fortement armés avait déjà investi les rues de Mousdalifa prêts à faire la fête aux honnêtes citoyens. Une bande dirigée par El hadji Niang, un récidiviste maintes fois épinglé par la police de Thiaroye. Ass, décrit comme un individu violent est craint à la fois par les populations et les autres membres de sa bande. Ces derniers d'ailleurs lui obéissent au doigt et à l'oeil pour éviter ses représailles. À la police de Thiaroye on a encore en mémoire ses arrestations qui n'ont jamais été une promenade de santé pour les limiers. Tenace, Ass a toujours opposé une farouche résistance aux limiers lors de ses arrestations.

Ce samedi 21 juin à l'aube , lorsque Alioune Badara Diagne quitta sa maison pour emprunter une ruelle, il est vite rejoint par la bande à Ass qui l'encercle avant que le chef El Hadji Niang ne commence à l'intimider. Une intimidation qui n'a pas fait flancher Alioune Badara Diagne. Irrités, les malfaiteurs décident alors de passer à la vitesse supérieure. « Ils m'ont encerclé et l'un deux a brandi un couteau avant de se jeter sur moi. Il m' a terrassé avant de me flanquer plusieurs coups de couteau me blessant au cuir chevelu, à la poitrine , sur l'épaule droite et à l'arcade sourcilière gauche », explique Alioune Badara Diagne qui ajoute que les malfaiteurs lui ont également pris sa montre et son ...bonnet.

Après le départ des malfaiteurs, Alioune Badara Diagne, resté couché et baignant dans une mare de sang, est reconnu par les passants qui alertent immédiatement ses parents. Ces derniers à leur arrivée sur les lieux organisent les secours en affrétant un véhicule pour évacuer le malheureux au district sanitaire de Pikine, un centre de santé connu sous le nom de "Dominique". Grièvement blessé et ayant perdu beaucoup de sang, Alioune Badara Diagne est, dès son arrivée, pris en charge par un médecin qui le soumet à des soins intensifs. Libéré après une longue période pendant laquelle il a été placé sous surveillance médicale, Alioune Badara Diagne qui avait réussi à obtenir l'identité de l'un de ses agresseurs saisit le commissaire Bachirou Sarr par une plainte accompagnée d'un certificat médical faisant état de 20 jours d'incapacité. De même, des photos réalisées avant les soins et montrant la gravité de ses blessures ont été jointes à la plainte. Il ne restait plus alors aux éléments de la section de recherches de déclencher une sorte de chasse à l'homme pour retrouver Ass et sa bande. Traqué pendant plusieurs jours, le malfaiteur a été finalement retrouvé dans son repaire à Mousdalifa en train de fumer tranquillement un joint de chanvre indien. Cette fois il n'a opposé aucune résistance aux limiers, se bornant à déclarer qu'il s'agissait plus d'une altercation entre lui et Alioune Badara Diagne que d'une agression. N'empêche qu'au terme de sa garde-à-vue, El Hadji Niang a été déféré au parquet hier. Ses complices, déjà identifiés par la police de Thiaroye ; sont activement recherchés.

Source: L'Obs (Sénégal)

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SENEGAL - Accusés de vol, des policiers échappent à un lynchage


Des éléments de la brigade des recherches du poste de police ont échappé de justesse à un lynchage au marché de Colobane. Alors qu'ils étaient en filature, sur les basques d'une personne suspectée d'être un trafiquant de drogue, ils ont été accusés par un commerçant de lui avoir soutiré 450.000 francs qu'il gardait dans une des poches arrière de son pantalon. Mais à l'arrivée, l'argent était bien dans la «banane» du commerçant accusateur.

C'est un peu après 18 heures que trois policiers, appartenant à la brigade de recherches du poste de police des Hlm, habillés en civil, se sont pointés au marché de Colobane. Ils étaient en filature derrière une personne suspectée d'être un trafiquant de drogue. Le suspect avait un sac à dos. Lorsqu'il s'est arrêté, les policiers ont décidé de passer à l'acte. Ils arrivent à hauteur du suspect et lui réclament sa pièce d'identité après avoir exhibé leurs cartes. Un des commerçants, en l'occurrence Cheikhou Oumar Mbaye, qui discutait avec le suspect est lui aussi invité à présenter sa carte d'identité pour une vérification d'identité. Ne l'ayant pas sur lui, il a invité les policiers à le suivre jusqu'à sa cantine située à quelques mètres de là. Une fois devant son étal, le commerçant s'est subitement mis à fouiller ses poches et a fini par pointer le doigt sur les policiers, les accusant d'avoir chipé les 450.000 francs qu'il disposait. Joignant l'acte à la parole, il a ameuté ses collègues qui ont aussitôt afflué pour régler leurs comptes aux policiers. Ces derniers battent en retraite pour se dégager, sachant qu'ils sont en danger. Une foule en furie les suit jusqu'à la gare routière de Colobane où ils s'étaient retranchés. Mais la foule devient de plus en plus opaque et les policiers se trouvent à deux doigts d'être lynchés. Une personne ayant assisté à la scène joint alors au téléphone Mme le commissaire Khary Sidibé qui a dépêché immédiatement ses éléments de la brigade des recherches sur les lieux. Suivant les instructions du commissaire, les policiers indexés, son accusateur et deux témoins ont été embarqués en direction de la police de Bel air. Sur place, les policiers ont été fouillés, en présence du commerçant et des deux témoins. Mais rien n'a été trouvé sur eux. Malgré tout, Cheikhou Oumar Mbaye a maintenu ses accusations. Mme le commissaire lui a alors demandé de les fouiller lui-même. Les policiers ont ainsi été déshabillés jusqu'à ce qu'il ne leur reste que leurs slips et le commerçant est prié de les fouiller. Ce qu'il a fait, mais n'a rien trouvé. Mme le commissaire a alors demandé au commerçant de se soumettre, à son tour, a une fouille. La surprise des policiers sera grande lorsque, ayant ouvert la «banane» que le commerçant avait autour de la taille, ils ont découvert l'argent que le commerçant réclamait. Ce dernier de se fondre en excuses, soutenant qu'il est prêt à supporter toute sorte de sanction parce qu'il sait qu'il a fauté en accusant de vol des policiers qui n'ont rien fait. Il avait oublié qu'il avait changé l'endroit où il avait gardé l'argent. Il a été gardé à vue et sera incessamment déféré au parquet, nous assure le commissaire Sidibé.

Source: L'Obs (Sénégal)

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MALI - LE KIDNAPPEUR JOUE AU PLUS FIN

Mohamed Haïdara s'efforce de protéger ses complices. Mais ne tiendra pas longtemps
Une nouvelle race de monstres est-elle en train de naître à Bamako ? La question vaut la peine d'être posée. Pour nous, tout individu qui ose s'attaquer délibérément à des jeunes enfants sans défense mérite l'appellation de "monstre". Et lorsque ledit individu se spécialise dans le rapt de gosses, il mérite encore plus cette stigmatisation. Car son acte non seulement fait entrer un innocent dans un univers inconnu, menaçant et parfois traumatisant. Mais il plonge aussi dans la plus terrible détresse des familles entières, fracassées par l'angoisse de ne pas savoir ce qui est survenu à un tout petit. Or, il semble bien que le kidnapping est en train de s'installer, surtout dans les quartiers périphériques. Pour quel but ? Nous ne saurions le dire pour le moment et la police porte déjà la plus extrême attention au phénomène.
Le mercredi dernier, nous rapportions le cas d'un enlèvement d'un sourd-muet à Niamakoro. Quelques jours plus tard, plus précisément le vendredi 27 juin, le commissariat du 11e Arrondissement était plein comme un œuf. Il avait été littéralement pris d'assaut par des personnes venues de tous les horizons qui se pressaient aux différentes entrées. Malgré la présence d'agents du GMS venus en renfort et qui essayaient de contenir la marée humaine, une foule bigarrée de femmes, d'hommes, de jeunes et de vieux tenait à tout prix à voir le jeune Mohamed Haïdara accusé d'enlèvement de six enfants.

Tout avait commencé tôt le matin de ce jour là aux environs de 8 heures. Sekou Diarra, 6 ans, jouait devant la cour du domicile de ses parents en compagnie d'autres gamins de son âge. A un moment donné, il se détacha du groupe pour se rapprocher de la rue et regarder passer les véhicules. Il était complètement absorbé dans cette activité lorsque s'approcha de lui un jeune homme de teint clair, de taille moyenne, portant une chemise blanche très sale et un pantalon velours fort usé. L'inconnu tenait en mains deux poulets. Il se rapprocha du jeune garçon et demanda à ce dernier de venir à lui. Sekou Diarra obtempéra et s'entendit proposer par le quidam de l'aider à amener les poulets à la maison. Ce travail, expliqua l'inconnu, rapporterait au gosse 100 francs. Pour un gamin de cet âge, commencer la journée en gagnant 100 francs constitue une aubaine à ne pas laisser passer. Le garçon empoigna donc le volatile et se mit en route dans le sillage de l'inconnu. Ce dernier bavardait sans s'arrêter, s'ingéniant à capter l'attention de l'enfant. La raison en était simple : l'homme aux poulets se déplaçait en multipliant les tours et les détours pour faire perdre tout sens de l'orientation à son jeune compagnon.

COMPLÈTEMENT AFFOLÉE : Le stratagème réussit fort bien. Alors qu'ils n'avaient pas franchi une très grande distance (à peine deux pâtés de maisons du domicile du garçonnet), Sékou ne se rappelait déjà plus d'où il était parti. Très inquiet, il commença à jeter des coups d'œil à gauche et à droite pour essayer de trouver des repères qui lui soient familiers. On pouvait lire clairement sur son visage le désarroi qui l'habitait. A un moment donné, il s'arrêta tout net et demanda à être ramené chez lui. Mohamed Haïdara essaya dans un premier temps de le calmer et de le persuader de continuer avec lui. Puis comme le garçon rechignait à repartir, son compagnon usa d'un ton brutal et plus menaçant. Apeuré par cette métamorphose, Sekou se remit en route.

Pendant ce temps ce temps la mère de l'enfant qui avait besoin de lui, l'avait appelé. N'ayant reçu aucune réponse, elle était sortie de la maison et avait commencé à interroger ses camarades. L'un d'eux lui indiqua qu'il avait vu Sékou prendre un poulet des mains d'un inconnu et partir en compagnie de ce dernier. La mère se prit la tête entre les mains. Il lui revint en mémoire que dans le quartier de Niamakoro, six enfants avaient disparu entre le 20 juin et ce jour là. Son petit ne venait-il pas gonfler ce chiffre ? La brave dame prit auprès des autres gosses le signalement de l'homme aux poulets, puis elle fit très rapidement le tour des familles qu'elle connaissait et à qui elle demanda sans succès si leurs membres n'avaient pas vu son petit enfant. Complètement affolée désormais, la mère ameuta littéralement tout le quartier et les gens sortirent en masse pour l'aider dans ses recherches.

Cette solidarité s'expliquait facilement : la disparition des enfants semait l'angoisse dans toute la zone et tout le monde souhaitait pouvoir mettre la main sur au moins un des kidnappeurs. Le bouche à oreille fonctionna si bien que tout Niamakoro devint un immense champ de battue. C'est ainsi que la chance vint au secours des traqueurs. Un homme assis devant sa boutique et à qui la nouvelle de la disparition du jeune Sekou Diarra était parvenue, vit passer non loin de lui un quidam répondant à la description faite par des voisins qui étaient passés l'avertir. Le boutiquier remarqua aussi que le passant était accompagné d'un jeune garçon et que dernier tenait de la main gauche un poulet. Le tandem se dirigeait vers la sortie du quartier. Le boutiquier n'hésita pas : il interpella le jeune homme et lui demanda où est-ce qu'il allait avec un garçon que tout le quartier recherchait.

Lancée de manière très abrupte, la question troubla tout de suite Mohamed Haïdara qui se mit à bégayer. Le boutiquier poussa alors un cri d'alerte qui rameuta en quelques secondes une foule de ses voisins. Les plus excités parmi les curieux ne demandèrent même d'explication au ravisseur. Ils portèrent immédiatement la main sur lui. D'autres, après avoir hésité, se mirent à leur tour dans l'opération de lynchage. Ce fut à ce moment que la mère de l'enfant, avertie par des messagers partis à sa recherche, arriva. Elle se jeta sur son rejeton qu'elle embrassa sans retenue avant de laisser couler un flot de larmes. Les pleurs de la mère et le récit qu'elle fit sur les circonstances de l'enlèvement de l'enfant jetèrent le feu aux poudres.

LA MAUVAISE FOI : Il n'y eut plus d'hésitants dans la foule qui se prononça pour qu'une justice expéditive soit appliquée au ravisseur. Un seul homme était resté à l'écart et s'il n'éprouvait pas la moindre compassion pour le kidnappeur, il ne souhaitait pas la mise à mort de ce dernier par la foule. Il appela donc le 11e arrondissement qui dépêcha en urgence sur les lieux une équipe dirigée par l'inspecteur Alky Ag Achérif. Mais une fois sur place, les policiers se heurtèrent à une résistance inattendue des citoyens. La foule voulait la peau de Mohamed, et la voulait sur le champ. Les agents durent aller extraire au péril de leur vie le supposé voleur d'enfants.

Mais la foule ne démordit pas de ses projets. La voiture de police fut suivie par un impressionnant cortège de justiciers. La nouvelle de l'arrestation du kidnappeur traversa tout le quartier, les parents des enfants perdus se présentèrent. Trois d'entre eux étaient accompagnés de trois gamins. Ces gosses sans s'être concertés désignèrent Mahomed Haïdara comme l'homme qui les avaient enlevés quelques jours auparavant. Ils avaient ensuite pu s'échapper en profitant de la baisse de vigilance de celui qui était chargé de les surveiller. L'un des gosses indiqua à la police que lui aussi avait été enlevé dans la journée du 25 juin grâce à l'artifice des poulets qui avait été utilisé avec Sékou.

Ce garçon avait été conduit dans une maison où se trouvait une jeune femme chargée de faire la cuisine. Lui et les deux autres petits prisonniers avaient été placés dans une pièce où trônait un téléviseur géant et grâce auquel ils suivaient des programmes supposés les égayer. Les trois gosses étaient d'ailleurs en train de regarder la télé lorsqu'ils se rendirent compte que celui qui était chargé de les surveiller s'était endormi profondément. Les gosses sortirent alors de la maison, se jetèrent dans la rue et se mirent à la recherche de leurs familles respectives. L'un d'eux parvint à localiser la sienne et ils y arrivèrent à trois après une nuit passée avec des inconnus.

Interrogé sur le lieu de leur séquestration, les enfants ne parvinrent pas à localiser avec exactitude l'endroit. Quant à Mohamed Haïdara, au passage de notre équipe, il refusait toujours de montrer la cachette de ses complices et des enfants restés avec eux. A plusieurs reprises, il avait fait semblant de collaborer, mais en fin de compte, il avait promené les policiers à travers la ville sans jamais vouloir leur indiquer sa cachette. Cette mauvaise foi fait penser aux éléments de la brigade de recherche du commissaire divisionnaire Balla Traoré que l'homme se trouverait dans un réseau de trafiquants d'enfants et qu'il essayait de gagner du temps pour permettre à ses complices de se fondre dans la nature.

Balla Traoré et ses hommes sont en tous les cas décidés à démêler cet écheveau et poursuivent avec obstination la recherche du reste du réseau. Les jours qui viennent nous apprendront certainement un peu plus sur tous les ressorts de cette affaire et dévoileront sans doute le mystère que protège Mohamed Haïdara.

Source: L'Essor (Mali)

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FRANCE - Le serveur savait se servir


Pendant 14 ans, il a volé près de 230.000 euros dans les caisses des restaurants où il travaillait comme serveur.

Prends la caisse et tire-toi! Ce détournement du titre d'un film de Woody Allen pourrait résumer les aventures de cet employé pas vraiment modèle...

C'est quoi cette histoire?

Un serveur de 43 ans a été arrété le 10 juin dans le Vaucluse pour vol et escroquerie. Au lieu de travailler à plein temps, il préférait se faire embaucher pour une journée d'essai et filer discrètement avant la fin du service avec la recette du jour, chèques compris.

Comment il a fait?

Pendant 14 ans, il a contacté des restaurants qui recrutaient du personnel,
et se présentait sous une fausse identité. Il a écumé une centaine
d'établissements, dans au moins 14 départements, avant
de se faire arrêter.

Combien il s'est fait?

En tout, cet employé d'un jour a tout de même empoché près de 230.000 euros, selon La Provence.

Comment il s'est fait arrêter?

Suite à une plainte d'une restauratrice, les forces de l'ordre ont réussi à remonter jusqu'à lui. Il s'est fait trahir par un bout de papier. Les gendarmes ont en effet réussi à l'identifier grâce à un chèque déposé sur le compte de sa compagne, qui semble tout ignorer des agissements de son ami.

Et les victimes?

Elles n'ont rien vu venir, se faisant berner par cet homme qui
"avait beaucoup d'allure, et [...] l'air très professionnel" selon La Povence.

Sources: La Provence, M6info.fr

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30/06/2008

MALI - Le messager avait la langue trop bien tendue

Les voleurs de bétail avaient travaillé en famille. Et s'étaient "grillés" de même
Ce n'est pas seulement la pluie que ramène l'hivernage. Mais aussi une recrudescence des vols de bétail, surtout dans les alentours des grandes villes. C'est en général à cette période de l'année que les bouchers de Bamako et des autres importantes agglomérations de pays connaissent d'importantes difficultés d'approvisionnement. En effet, les éleveurs s'éloignent des centres urbains en quête de meilleurs pâturages pour leurs bêtes. Ils cherchent aussi à éviter les querelles inutiles avec leurs cousins cultivateurs et à ne pas empiéter dans les champs de ceux-ci. Même ceux qui restent rechignent à céder leurs bêtes. Ils n'éprouvent pas de grandes difficultés à nourrir celles-ci et veulent préserver pour leur propre consommation les sous-produits comme le lait qui peuvent leur permettre de vivre de manière décente.
Ce changement de comportement des éleveurs ne fait pas du tout l'affaire des bouchers dont les revenus dépendent de la préservation d'un certain rythme dans l'abattage des bêtes, donc de la commercialisation de la viande. Or, ces bouchers se trouvent confrontés à un renchérissement notable des animaux qu'on trouve encore sur le marché et sont donc confrontés donc à une réduction importante de leur marge de bénéfice. Les moins scrupuleux de ces artisans se montrent alors très peu regardants à l'égard de toute personne qui leur offrirait de s'approvisionner en viande à un prix abordable.

Notre histoire d'aujourd'hui met en scène une famille de bergers et un boucher. Modibo Ba est le gardien des animaux d'un haut responsable militaire de notre pays, animaux parqués à Touréla. Dans la nuit du 17 au 18 juin dernier, cinq bœufs disparurent du troupeau. Les recherches entamées ne donnèrent absolument aucun résultat et l'homme se résoudra, la mort dans l'âme, à informer le propriétaire des bêtes. Le haut responsable saisit la police du 10è Arrondissement que dirige le commissaire divisionnaire Mady Fofana. Ce dernier mit sur cette affaire la brigade de recherche et de renseignements. L'inspecteur Macky Sissoko et ses hommes se mirent en branle et actionnèrent tous leurs réseaux d'informateurs. Très vite, ils mirent la main sur un certain Boubacar Ba dont le témoignage se révéla d'une peu commune précision. L'homme affirma aux policiers qu'il avait vu des traces d'un abattage d'animaux dans le champ d'un certain Oumar Barry dit Ferké. Décidément très prolixe, l'homme ajouta que le lendemain de la disparition des bêtes du haut responsable militaire, il avait vu aussi Néné Barry le fils de Oumar, la femme de ce dernier et un certain Youssouf Yalcouyé, boucher de son état, transporter des carcasses de bœufs dans une charrette à traction animale. Le témoin affirma même que le petit groupe, à son avis, venait du champ de Ferké.

LE DEAL N'A PAS ÉTÉ RESPECTÉ : Le témoignage appelant le témoignage, un certain Sadio Dicko se présenta de lui-même à la police pour donner des détails qui enfonçaient encore plus ceux que les propos de Ba avaient déjà sérieusement mis en cause. Dicko indiqua que le lendemain du vol, il travaillait dans le même champ que Néné Barry. Comme il se trouvait financièrement dépourvu, il avait demandé à son compagnon 500 francs pour se payer de la nourriture. Le jeune homme lui avait répondu que lui-même n'avait pas un centime en poche.

Sadio ne voulut pas le croire et insista. L'autre qui voulait lui démontrer sa bonne foi lui expliqua alors que 48 heures auparavant, son père et lui avaient volé cinq bœufs. Mais trois des bêtes avaient pu s'échapper. Les deux autres avaient été abattues et les carcasses données à Yalcouyé qui était venu passer la nuit avec eux pour pouvoir repartir avec la viande débitée. Mais, expliqua le fils de Ferké, le deal passé entre eux n'avait pas été respecté par le boucher. Ce dernier ne donnait plus signe de vie et la famille ne parvenait pas à remettre la main sur lui. Tous les appels qui lui avaient été adressés sur son téléphone portable étaient directement acheminés vers le répondeur.

Les deux témoignages étaient plus que suffisants pour que les limiers aillent cueillir Néné, son père, sa mère et le boucher. Très vite, les agents s'assurèrent du premier et du dernier. Amenés à la Brigade de recherche et de renseignements, les deux hommes feignirent dans un premier temps de ne pas se connaître. Les policiers abattirent alors leurs cartes maîtresses en faisant entrer les deux témoins. A l'apparition de ceux-ci, Néné et Yalcouyé se regardèrent d'un air catastrophé, puis échangèrent quelques mots en fulfuldé. Néné dit en substance au Dogon que tout était de sa faute. S'il ne les avait pas trompés sa famille et lui, il n'aurait jamais fait allusion à l'affaire devant un hypocrite comme Sadio Dicko. Le boucher refusa bien sûr d'endosser la paternité de tous leurs ennuis. Les deux hommes se mirent alors à se disputer et les accusations mutuelles qu'ils s'échangeaient vinrent confirmer les propos des deux témoins.

L'ÉMISSAIRE IMPRUDENT : Pendant que le grand déballage battait son plein, survint un événement tragi-comique. Ferké, qui avait eu vent de l'interpellation de son fils et du boucher, avait envoyé un émissaire vers les deux hommes. L'homme, une fois au poste, avait demandé à voir où se trouvaient Yalcouyé et Néné. Un agent l'accompagna jusqu'à la B.R. où les deux hommes continuaient toujours à s'envoyer à la figure tout ce qu'ils avaient sur le cœur. L'envoyé de Ferké commit la maladresse de ne pas prendre la température des événements. Il salua et débita immédiatement en fulfuldé le message dont il était porteur. "Ton père, dit-il en s'adressant à Néné, vous demande de savoir utiliser votre langue. Il y a des choses que vous ne devez pas dire. Nous allons tout régler si vous savez ce que vous avez à dire aux policiers".
L'envoyé croyait dans sa naïveté qu'en ayant recours au fulfuldé il ne serait compris de personne dans le commissariat sauf de ceux à qui il s'adressait. Il avait oublié que les mêmes Peuls disent "On est autant d'hommes que de langues qu'on parle". Or dans notre Mali d'aujourd'hui, et en se fondant sur cet adage, on peut sans grand risque de se tromper affirmer que chacun de nous est au moins deux hommes. Dans la salle de la B.R. se trouvaient donc des personnes aussi bien policiers qu'usagers qui avaient saisi les recommandations si imprudemment délivrées par l'émissaire de Ferké. Ces témoins malgré eux se firent un plaisir de traduire aux enquêteurs le monologue de l'envoyé. Les policiers firent donc approcher ce dernier et lui demandèrent de répéter ce qu'il venait de dire. L'homme hésita dans un premier temps, puis ayant compris qu'il venait de se faire prendre au piège de sa propre imprudence, il expliqua la mission qui lui avait été confiée par Ferké, un individu qui est une vieille connaissance des services de police.

Macky Sissoko et ses hommes s'apprêtaient au moment où notre équipe avait quitté le commissariat à se rendre à Touréla pour cueillir le reste des membres de la famille en compagnie de l'intermédiaire du plaignant. Voilà donc une entreprise familiale qui mettra la clé sous la porte pour un bout de temps. Mais vu le domaine dans lequel elle s'était spécialisée, les honnêtes citoyens ne la regretteront certainement pas.

G. A. DICKO

MARIAM L'INCORRIGIBLE

Comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, parmi les délinquants il y a des personnes proprement irrécupérables. Cela parce qu'elles sont trop habituées à vivre à la marge de la société pour envisager une quelconque réinsertion. Mais même parmi les irrécupérables, il en est certains qui se révèlent encore moins "sauvables" que les autres. Telle Mariam Kanté une jeune fille bien connue dans les maquis de la capitale. La demoiselle avait été arrêtée la semaine dernière au cours d'une patrouille sectorielle. Conduite au commissariat du 10è Arrondissement, elle n'avait pas été immédiatement mise au violon, car elle se trouvait visiblement sous l'emprise d'une forte consommation de drogue. Mariam revint cependant à elle plus rapidement que ne l'avaient pensé les agents et profitant d'un moment d'inattention, elle sortit en catimini du poste et prit la clé des champs.

Toute autre qu'elle aurait certainement essayé de fuir le plus loin possible du commissariat. Mariam, au contraire, chercha quelque chose à voler. C'est ainsi que quelques minutes après avoir pris la poudre d'escampette, elle s'introduisit dans une famille où elle tenta de s'emparer des téléphones portables en charge dans le salon. Par malheur pour elle, notre délinquante ne se montra aussi silencieuse qu'elle aurait dû l'être. Les membres de la famille se réveillèrent donc, lui sautèrent dessus avant qu'elle ait pu s'esquiver et entreprirent de lui faire passer un mauvais quart d'heure. N'eut été l'appel d'un anonyme qui s'était empressé d'avertir la police, Mariam Kanté ne serait certainement plus de ce monde aujourd'hui. L'équipe de Tolo et Diaridia en service à la brigade de recherche fit diligence pour arriver à temps. Mais malgré leur expérience des faits les plus bizarres, les policiers furent surpris de retrouver en si mauvaise posture la demoiselle qu'ils avaient eux-mêmes amenée peu de temps auparavant au poste. Reconduite une seconde fois au commissariat et mise cette fois-ci au violon, la jeune fille passa la nuit au poste avant d'être entendue le lendemain et déférée au parquet du tribunal de première instance de la Commune VI. Elle séjourne présentement au Centre d'arrêt pour femmes et mineurs de Bollé.

Mariam Kanté n'est pas à son premier séjour dans ce lieu de détention. Il y a quelques années, elle avait été envoyée en prison par le commissariat du 5e Arrondissement de Lafiabougou pour des faits similaires à ceux qui lui sont reprochés aujourd'hui. Son présent séjour lui permettra-t-il de s'assagir ? Rien n'est moins sûr.

Source: L'Essor (Mali)

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